Mon petit esprit continue de se dépenser dans le divin Vouloir. Il me semble ne pas pouvoir exister sans me plonger dans ses vagues pour trouver en acte ce qu’il a fait par amour pour nous
Mais au milieu de cette immensité d’amour, mon amour gémissait douloureusement à cause de la privation de mon doux Jésus. Je ressens son profond silence dans mon âme
- même si l’air y est très pur,
- le ciel très clair et constellé d’étoiles scintillantes de toutes les couleurs et
- qu’un soleil brille continuellement sur ma petitesse afin que tout en moi devienne Divine Volonté.
Tout est paix et sérénité. Pas même le bruit d’un petit souffle de vent. Tout cela est un effet et une caractéristique du Fiat éternel.
Et cependant, je me disais : « Il me semble qu’il me manque le Roi,
- Celui dont l’amour est inexprimable,
- Celui qui a tout fait et tout ordonné en moi, et que je me sens seule parce qu’il n’est pas là.
Mais dis-moi, pourquoi m’as-tu quittée ? Pourquoi ne parles-tu pas ? »
Et mon cher Jésus, touché par mes gémissements, m’a prise dans ses bras et m’a dit :
Ma fille, ne sois pas surprise. Après avoir travaillé, j’ai l’habitude de vouloir trouver le repos parmi mes œuvres
- qui sont plus qu’un doux lit,
- qui se prêtent dans l’acte de profonde adoration et
- qui, dans leur silence, me donnent le repos.
Le repos après le travail est la récompense du travail. C’est le plaisir et le bonheur que le sacrifice sait comment donner.
N’est-ce pas ce que j’ai fait dans la Création ? J’ai commencé par créer avec mon Fiat parce que notre Parole est travail. Elle est passage. Elle est tout. Lorsque tout a été accompli et ordonné, j’ai trouvé le plus beau et le plus doux des repos. Notre Être suprême alterne entre le travail et le repos. Le travail appelle le repos et le repos nous appelle au travail. Aussi, ne veux-tu pas que je me repose dans ton âme ? Tout ce que tu vois en toi n’est rien d’autre que l’œuvre de ton Jésus.
Chaque parole que je t’ai dite était une œuvre que j’accomplissais Par ma parole j’ai formé en toi une création nouvelle, plus belle que la Création elle-même. La Création devait servir le corps. Tandis que cette nouvelle création devait servir les âmes afin de leur donner la Vie de ma Volonté.
Si je n’alternais pas entre le travail et le repos, ce serait un signe que je n’avais pas la liberté de travailler dans ton âme avec ma puissance créatrice. J’aurais alors continué mon travail jusqu’à obtenir ce que je voulais Ensuite je me serais reposé. Tant que je n’ai pas terminé une œuvre, je ne me repose pas.
Si après un repos je travaille à nouveau, c’est parce que j’entreprends de nouvelles œuvres. Ne veux-tu pas que Je me repose sous ce ciel serein, ces étoiles et ce soleil qui fait tomber sur moi cette pluie de douces et rafraîchissantes gouttes
- qui m’invitent au repos par leurs doux chants ?
Dans leur silence ils me disent : « Que tes œuvres, ta Volonté opérante et la Puissance créatrice de la Vie que tu nous as données sont belles ! Nous sommes tes œuvres, repose-toi en nous, et nous formerons ta gloire et ton adoration perpétuelle. »
À ces douces paroles,
- Je me repose et me réveille en même temps,
- Je préserve mon œuvre et
- Je prépare d’autres œuvres que Je vais accomplir.
Si seulement tu savais ce qu’est mon premier travail après mon repos ! Je commence mon travail en disant à la créature un doux « Je t’aime ».
Je veux recommencer mon travail en donnant mon Amour . afin que la créature, touchée et ravie par la force irrésistible de mon Amour. me laisse faire et agir dans son âme.
Je lui demande des sacrifices, toujours par la voie de l’amour. Mon amour l’investit, la rend heureuse, l’absorbe et l’enivre.
La créature enivrée, grisée, me laisse faire tout ce que Je veux, jusqu’à sacrifier sa propre vie. Parce que mon « Je t’aime » sorti des profondeurs de ma Divinité contient
- l’Immensité qui est partout , qui est infini,
- la Puissance qui peut tout
- Sagesse qui dispose de tout. Tout ce qui existe sent la force de mon « Je t’aime ». Tous le répètent avec moi. Le ciel le répète avec toute la cour céleste. Les étoiles le disent et leur scintillement se convertit en « Je t’aime ». Le soleil, le vent, l’air et l’eau disent : « Je t’aime » . Parce qu’ayant été dit par moi, mon « Je t’aime » a retenti en toute chose et partout. Tout le répète avec moi.
A ce moment là, la créature se sent sous la pluie d’un immense « Je t’aime » . Et noyée dans mon amour, elle se laisse faire, sans dire un mot. Et elle se prête à me laisser accomplir les plus belles œuvres.
La créature ressent aussi le besoin de me dire aussi « Je t’aime » Elle se rend compte que son « Je t’aime » est trop petit devant le mien parce qu’elle ne possède pas les armes de l’immensité, la Puissance et l’Infinité. Elle ne veut pas rester en arrière et elle utilise le subterfuge de le dire dans la Puissance de ma Volonté. Oh ! comme cela me rend heureux ! En outre il M’incite à travailler, à répéter mon « Je t’aime « direct et spécial. Il est vrai que j’aime tout un chacun. Mon amour est là pour tous.
Mais lorsque je veux accomplir quelque chose d’exceptionnel, de nouvelles œuvres, des desseins particuliers, J’ajoute à mon amour général, un amour spécial et distinct. Celui-ci, en plus de fasciner la créature, Me sert aussi de matière, de terrain où travailler et étendre mes œuvres.
Par conséquent, laisse-Moi faire. Je sais quand il faut travailler, parler, garder le silence, et quand il faut se reposer. Fiat !