(1) Je faisais ma ronde dans les actes de la Divine Volonté et, oh ! combien je voulais lui donner l’échange de mes actes. Comme je suis trop petite et incapable d’accomplir des actes égaux aux siens pour les échanger, je viens avec mon petit « Je t’aime ». Bien qu’il soit petit, Jésus le veut. Il l’attend pour me dire : La petite nouveau-née de ma Volonté a placé ce qui est sien dans nos actes. Nos actes ne sont plus seuls et ils ont la compagnie de celle pour qui ils ont été créés. C’était et c’est toujours notre Volonté que de donner un champ d’action à la créature dans nos actes pour pouvoir dire : « Aimons et agissons dans un seul et unique champ. » Je me disais : « Qu’est-ce que mon petit « Je t’aime « peut avoir de spécial pour que Jésus l’aime et le veuille à ce point ? » Et mon bien-aimé Jésus, toute bonté, me dit :
(2) Petite fille de mon Vouloir, tu dois savoir
- que j’aime ton « Je t’aime » et
- que je l’attends toujours. Je t’aime et ne cesse jamais de t’aimer, et si tu arrêtes tes « Je t’aime » j’ai l’impression -que je te donne mon amour continuel et
- que tu ne me le retournes pas. Et mon amour a le sentiment que tu l’as volé.
Par contre, lorsque
- mon « Je t’aime « court et trouve le tien prêt à être donné et à recevoir mes « Je t’aime »,
- mon amour se sent payé de retour.
Et il n’y a pas de laps de temps entre mon « Je t’aime » et ton « Je t’aime ». Il y a une course, une compétition d’amour entre le Créateur et la créature. De plus, lorsque je vois que tu es sur le point de me dire « Je t’aime »,
- ma Volonté revêt ton petit « Je t’aime » pour le rendre grand, et
- je retrouve mon amour dans le tien. Comment puis-je ne pas vouloir l’aimer ?
Ma fille, ce sont mes stratagèmes habituels. Je donne afin de recevoir. Voilà mon commerce :
-
j’aime, je donne de l’amour
-
pour recevoir de l’amour, et
-
si je ne suis pas aimé,
-
mon commerce fait faillite.
Et comme l’amour est ma passion,
- je ne me lasse jamais et
- je ne regarde jamais en arrière. Je recommence et reprends mon commerce. J’ai une abondance de stratagèmes et de tendresse pour renouer ma faillite d’amour dans la créature.
Oh ! si tu savais
- comme mon Cœur est blessé et
- combien il souffre lorsque je dis « Je t’aime « et que
- la créature n’entend pas l’appel de mon amour
- pour recevoir son amour. De plus, tu dois savoir que l’amour est le sang de l’âme. Ma Volonté est vie, dans l’ordre naturel.
- La vie ne peut pas fonctionner sans le sang,
- et le sang ne peut pas circuler s’il n’a pas de vie.
Et on jouit de la vie en fonction de l’abondance du sang. C’est la même chose dans l’ordre surnaturel. Ma Divine Volonté ne peut pas fonctionner sans le sang de l’amour. Plus il y a d’amour, plus elle sera forte, en santé et active. Sinon, elle souffrira d’anémie et pourrait finir par être déficiente.
Ainsi, lorsqu’il n’y a pas suffisamment de sang d’amour, bien qu’elle soit vie,
- ma Volonté est rendue malade et inactive dans l’âme
- parce que le sang de l’amour lui manque pour pouvoir fonctionner.
Toutes les vertus sont rendues anémiques et
- la patience,
- la force et
- la sainteté sont flétries et converties en défauts.
C’est pourquoi il y a beaucoup d’anémie dans le monde, car il y manque la pureté du sang de mon amour et, en conséquence, le monde se dirige vers une terrible déficience qui entraînera la ruine du corps et de l’âme.
C’est pourquoi j’aime tant ton « Je t’aime « et je le veux
- tous mes actes,
- dans toutes les choses créées, et
- dans chaque acte des créatures
afin de former assez de sang pour servir d’antidote et de remède à l’anémie existante. Ce sera la préparation du Royaume de ma Divine Volonté.
C’est pourquoi je ressens le besoin de ton amour. Il est vrai qu’il est petit, mais je ne le vois pas comme petit ou grand. Je vois qu’il est donné dans la puissance de ma Volonté
- qui convertit les plus petits actes en actes très grands
- les revêt d’une telle beauté que j’en suis ravi.
Ainsi, c’est assez de le faire simplement en sachant
- que je le veux,
- que je l’aime, et
- que cela me rend heureux.
Je verrai à le rendre grand ou petit. Et ton « Je t’aime », je le veux
- dans le battement de ton cœur,
- dans l’air que tu respires,
- dans le soleil,
- le ciel,
- en toute chose. Oh ! comme je voudrais voir ton « Je t’aime » investir
- le Ciel et
- la terre,
- les créatures et
- le Créateur.