Je continuais à penser

  • à la Volonté Divine et
  • aux graves maux du vouloir humain, et comment sans la Vie du Fiat il est
  • sans vie, sans guide, sans lumière,
  • sans force, sans nourriture,
  • ignorant parce qu’il ne possède pas le maître pour lui enseigner la Science divine.

De sorte que sans la Volonté Divine la créature ne sait rien de son Créateur. On peut dire qu’elle est illettrée. Si elle sait quelque chose, c’est à peine l’ombre d’une voyelle, mais sans clarté Parce que sans la Volonté Divine, il ne fait jamais jour et c’est toujours la nuit.

C’est la raison pour laquelle Dieu est si peu connu.

Le langage céleste, les Vérités divines ne sont pas compris parce que la Volonté Divine ne règne pas comme Vie du premier Acte !

ll me semblait voir devant mon esprit la volonté humaine

  • mourant de faim, en haillons, crétine, salie, boiteuse et
  • enveloppée d’une ténèbre épaisse.

Comme elle n’est pas habituée à vivre de Lumière et à La regarder,

  • chaque petite Lumière de Vérité voile sa vue, la confond et l’aveugle encore plus. Oh ! combien il faut pleurer la grande infortune de la volonté humaine.

Sans la Volonté Divine, il semble qu’il lui manque

  • la Vie du bien et la nourriture nécessaire pour vivre.

Je pensais cela lorsque mon céleste Maître me rendit sa petite visite.

Et Il me dit :

Ma bienheureuse fille, faire sa propre volonté est si grave que le mal ne serait pas aussi grand si la créature entravait la course du soleil, du ciel, du vent, de l’air et de l’eau.

Et pourtant cette course causerait une terreur et un désordre tels que l’homme ne pourrait plus vivre. Et pourtant ce grand mal ne serait rien comparé à celui de faire sa propre volonté .

Parce que la créature n’entrave pas alors la course des choses créées, mais celle du Créateur Lui-même.

En se retirant de notre Volonté, Adam a entravé la course des dons que le Créateur devait donner à sa créature bien-aimée. S’il l’avait pu, il aurait contraint Dieu à l’immobilité.

Notre Être suprême, en la créant,

  • voulait rester en correspondance continuelle avec la créature,
  • Il voulait lui faire tantôt ce don, tantôt un autre.
  • Il voulait lui faire tant de belles surprises, jamais interrompues.

Mais en faisant sa volonté, la créature dit silencieusement à son Créateur : « Retire-Toi, je n’ai nul endroit où placer tes Dons. Si Tu me parles, je ne Te comprends pas. Tes surprises ne sont pas pour moi, je me suffis à moi-même. »

Et c’est avec raison qu’elle dit cela. Parce que sans ma Volonté comme Vie première, elle a perdu la Vie et la Capacité

  • de pouvoir placer mes Dons,
  • de comprendre notre Langage céleste Et elle se rend étrangère à nos plus belles surprises.

En ne faisant pas notre Volonté, la créature perd

  • la Vie divine,
  • les Actes les plus beaux, plus intéressants et plus nécessaires que sa création et que la façon dont elle fut créée par Dieu.

En se retirant de notre Fiat, l’homme s’est désorganisé de telle sorte que chacun de ses pas hésitait parce

  • qu’il rejetait l’Acte vital de sa vie,
  • qu’il se détachait de l’Acte stable et permanent qui devait vivre avec lui comme en une seule Vie, c’est-à-dire notre Volonté Divine.

De telle sorte que Nous Nous sentons immobilisés par l’homme. Parce que Nous voulons donner et Nous ne le pouvons pas. Nous voulons parler et il ne Nous écoute pas.

C’est comme si de loin nous faisions entendre notre douloureuse lamentation en lui disant : « Oh ! homme, arrête, rappelle en toi cette Volonté que tu as rejetée. Peu lui importe tes maux Elle est prête à prendre possession de toi et à former en toi son Royaume, un Royaume

  • de Règne,
  • de Paix,
  • de Bonheur,
  • de Gloire,
  • de Victoire pour Moi et pour toi.

Oh ! Cesse

  • de vouloir être esclave et
  • de vivre dans le labyrinthe de tes maux et de tes misères.

Car ce n’est pas pour cela que Je t’ai créé,

  • mais pour être roi de toi-même et de toute chose.

Par conséquent, appelle ma Volonté comme Vie.

Elle te fera connaître ta noblesse et les hauteurs de la place

  • où Dieu t’avait mis. Oh ! comme tu en seras content, et comme tu contenteras ton Créateur. »

Après quoi Il ajouta :

« Ma fille, la créature qui entre dans ma Volonté Divine sent alors la vraie Vie en elle-même.

Parce que c’est dans ma Volonté qu’elle voit avec clarté

  • son néant, et
  • combien ce rien a besoin du Tout qui l’a tirée du rien afin qu’elle vive.

Et lorsqu’elle se reconnaît, le Tout la remplit de Lui-même.

Ce rien ressent alors la vraie Vie.

Et la créature trouve en Lui le contact immédiat

  • de Sainteté,
  • de Bonté,
  • de Puissance,
  • d’Amour et
  • de Sagesse divine.

Elle reconnaît en elle-même

  • la Puissance de l’œuvre créatrice,
  • sa Vie palpitante et
  • le besoin extrême de cette Vie divine, sans laquelle il lui semble ne pas avoir de Vie en elle.

C’est uniquement ma Volonté qui fait reconnaître à la créature son vrai néant.

Et ma Volonté continue à souffler sur ce néant

  • pour y maintenant toujours vivante la Vie divine qui s’y est enflammée afin de la faire grandir comme une Œuvre digne de nos mains créatrices.

Par contre, sans notre Volonté, la créature sent qu’elle pourrait être quelque chose

Et le Tout reste à l’extérieur de ce rien.

Après quoi j’ai suivi les Actes de la Volonté Divine.

Mon pauvre esprit était perdu dans la multiplicité de ses Œuvres

  • qui couraient à la recherche de la créature pour l’embrasser et l’entourer afin
  • de la défendre,
  • de lui offrir son Aide,
  • de la féliciter et
  • de lui faire entendre ses complaintes amoureuses, ses notes douloureuses dans les profondeurs de son Cœur, En tout ce que fait le Fiat divin,
  • Il cherche la créature et
  • Il veut la trouver et l’aimer .

Alors que la créature

  • ne le recherche pas, ne l’entoure pas et
  • ne lui fait pas entendre ses notes amoureuses ni ses douces complaintes, disant qu’elle veut Celui qui l’aime tant et qu’elle devrait aimer.

Je me perdais dans ses Œuvres divines.

Alors mon doux Jésus reprit la parole : Ma fille, toutes nos Œuvres ad extra ont été et seront faites uniquement pour les créatures et à cause d’elles, car Nous n’avons pas de besoins.

C’est pourquoi la créature est toujours là qui miroite et court dans nos Actes dont elle est la raison. Et comme chaque Acte a un but, la raison qui Nous fait agir est la créature. C’est elle qui occupe la première place dans tous nos Actes

Par conséquent Nous pouvons dire :

« Tu étais avec Nous lorsque Nous avons étendu le ciel et formé le soleil. Nous t’avons donné dans cet azur et cette lumière la place d’honneur et tu les parcourais.

En chaque acte du Verbe accompli sur la terre, en chaque Souffrance, en chaque Parole, tu avais ta place centrale et tu les parcourais en propriétaire. »

Or Nous n’avons pas donné à la créature cette place dans nos Actes

  • pour la rendre inutile et
  • pour qu’elle les parcoure presque dans l’oisiveté. non, non. L’oisiveté n’a jamais sanctifié personne.

Nous l’avons placée dans nos Actes

  • parce qu’en eux Nous pouvions mettre les siens. Nos Actes devaient servir de modèle, de lieu
  • où mettre ses actes en plus grande sécurité. Nous travaillons Nous aussi. Aimer, c’est travailler.

C’est notre Œuvre parce qu’aimer c’est travailler, vivifier, créer et maintenir toute chose, tous, et chacun. Et malgré le fait que la créature occupe cette place dans nos Œuvres , oh ! combien d’entre Elles demeurent vides des actes des créatures.

En vérité, la créature ne Les connaît même pas Elle vit comme si Nous ne lui avions rien donné.

C’est pourquoi nos Œuvres souffrent et appellent sans cesse celle, qui bien qu’ayant sa place d’honneur,

  • ne s’en sert pas.
  • ni n’apporte son Amour dans le Travail de son Créateur.

Et pourtant les siècles ne verront pas leur fin sans que nos Œuvres aient atteint la finalité pour laquelle elles furent créées, c’est-à-dire

  • avoir les créatures qui opèrent en Alle en tant que centre de leurs actes

Et ce seront ces créatures qui laisseront régner ma Volonté Divine dans leur âme, en tant que Vie.