Je me sentais tout immergée dans le Vouloir. divin Une foule de pensées préoccupaient mon esprit, mais toujours sur le Fiat Lui-même
Car en Lui, on ne peut penser à rien d’autre :
- son doux Enchantement,
- sa Lumière qui revêt toute chose,
- ses si nombreuses Vérités qui nous entourent de tous côtés chassent tout ce qui ne Lui appartient pas. L’heureuse créature qui est dans la Volonté s Divine e retrouve dans une atmosphère céleste : heureuse, dans la plénitude de la paix des saints
Si elle veut quelque chose, c’est que tous puissent jouir de son Bonheur.
Je me disais : « Comment se fait-il que les créatures puissent venir vivre dans la Volonté Divine pour pouvoir former son saint Royaume ? »
Mon bien-aimé Jésus me surprit Il me dit : Ma fille, comme tu es petite ! On voit que ta petitesse ne sait pas comment s’élever dans
- la Puissance, l’Immensité,
- la Bonté et la Magnanimité de ton Créateur Et de sa petitesse elle mesure notre Grandeur et notre Libéralité. Pauvre petite, tu te disperses dans nos interminables Puissances. Et tu ne sais comment accorder le juste poids à nos Voies divines et infinies.
Il est vrai que pour la créature, humainement parlant,
- entourée comme elle l’est par les maux, vivre dans mon Vouloir qui forme son Royaume parmi les créatures, c’est comme si elle voulait toucher le Ciel avec son doigt, ce qui est impossible.
Mais ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu.
Tu dois savoir que la Vie dans notre Volonté est un Don que notre Magnanimité veut faire aux créatures.
Avec ce Don la créature se sentira transformée :
- pauvre, elle deviendra riche,
- faible, elle sera forte,
- ignorante, elle sera savante,
- esclave de viles passions, elle deviendra la douce et volontaire prisonnière d’une Volonté si sainte qui ne la rendra pas prisonnière, mais qui la rendra souveraine :
- d’elle-même,
- des Possessions divines et
- de toutes choses créées.
Il en sera comme de ce pauvre
- vêtu de misérables haillons et
- vivant dans un taudis sans portes, ouvert aux voleurs et aux ennemis. Il n’a pas assez de pain pour satisfaire sa faim et il est obligé de mendier.
Si un roi devait lui faire don d’un million,
- son destin changerait et il ne serait plus ce pauvre mendiant, mais il serait un seigneur possédant palais et villas,
- vêtu avec bienséance et
- avec suffisamment de nourriture pour pouvoir aider les autres.
Qu’est-ce qui a changé le destin de ce malheureux ? Le million reçu en cadeau.
Or si une vile pièce de monnaie
- a la vertu de pouvoir changer le destin d’un pauvre malheureux, bien plus encore le grand Don de notre Volonté, accordé en cadeau,
- pourra changer le malheureux destin des générations humaines, sauf pour ceux qui volontairement voudront rester dans leur malheur.
Plus encore du fait que
- ce Don fut fait à l’homme au commencement de sa Création. Avec ingratitude il Le rejeta pour faire sa volonté et se retirer de la Nôtre.
La créature qui maintenant se dispose à faire notre Vouloir prépare
- la place,
- la bienséance,
- la noblesse où pouvoir déposer ce Don si grand et si infini.
Nos connaissances sur le Fiat
- l’aideront et
- la prépareront de façon surprenante à recevoir ce Don Ce qu’elle n’a pas pu obtenir aujourd’hui, elle l’obtiendra demain.
Par conséquent, Je fais ce que ferait un roi
- qui voudrait élever une famille jusqu’à des liens de parenté avec sa famille réelle .
Pour cela, le roi prend d’abord un membre de cette famille,
- il le place dans son palais, l’élève, le nourrit à sa table,
- il l’habitue à ses nobles voies, lui confie ses secrets
Pour rendre cette créature digne de Lui Il la fait vivre dans sa Volonté.
Pour plus de sécurité,
- afin qu’elle ne descende pas dans la bassesse de sa famille, Il lui fait le Don de son Vouloir pour qu’elle puisse y trouver sa Puissance.
Ce que le roi ne peut pas faire, Je peux Moi le faire
- en dédoublant ma Volonté afin d’en faire Don à la créature.
C’est pourquoi
- le roi garde les yeux fixés sur elle,
- il continue à l’embellir, à la revêtir de beaux et précieux vêtements De sorte qu’il en devient épris. Incapable de résister plus longtemps, il se l’attache par le lien permanent du mariage. De sorte qu’ils deviennent un don l’un pour l’autre.
Les deux parties détiennent ainsi le droit de régner Cette famille acquiert les liens de parenté avec le roi
Le roi,
- par amour pour celle qui s’est donnée à lui,
- et parce qu’il s’est lui aussi donné à elle, appelle cette famille à vivre dans son palais en lui faisant le même don qu’Il a fait à celle qu’il aime tant.
C’est ce que Nous avons fait.
D’abord nous avons appelé un membre de la famille humaine à venir vivre dans le palais de notre Vouloir. Petit à petit, Nous lui avons fait don de ses Connaissances, de ses plus intimes Secrets.
En faisant cela, Nous éprouvons des Satisfactions et des Joies indescriptibles. Nous sentons combien il est doux et précieux d’avoir une créature qui vit dans notre Vouloir.
Et notre Amour Nous incite, en vérité Il nous oblige, à lui faire le Don de notre Fiat omnipotent.
Plus encore du fait
- qu’elle nous a fait le don de son vouloir,
- qu’elle était déjà en notre pouvoir et que notre Volonté Divine était capable
- d’être en sécurité et à sa place d’honneur dans la créature.
Après avoir fait le Don de notre Fiat à un membre de cette famille humaine, elle acquiert le lien et le droit de ce don.
Parce que
- jamais Nous ne faisons des Œuvres ou des Dons à une seule créature, et
- ces Œuvres et ces Dons sont toujours faits de façon universelle.
C’est pourquoi ce Don sera prêt pour toutes les créatures, à condition
- qu’elles Le veuillent et
- qu’elles s’y disposent.
Ainsi le Don de la Vie dans ma Volonté
- n’est pas une propriété de la créature et
- n’est pas non plus en son pouvoir
Mais il est un Don que Je fais quand Je veux,
- à qui Je veux et
- quand Je veux.
C’est un Don du Ciel fait
- par notre grande Magnanimité et
- par un Amour inextinguible.
Avec ce Don, la famille humaine se sentira tellement liée à son Créateur
- qu’elle ne s’en sentira plus éloignée,
- mais elle se sentira proche au point
- de pouvoir être de sa famille et
- de pouvoir cohabiter dans son palais.
Avec ce Don, ses membres se verront si riches
- qu’ils ne sentiront plus les misères, les faiblesses, les passions belliqueuses,
- mais que tout sera Force, Paix, abondance de Grâce.
En reconnaissant le Don chacun dira : « Dans la maison de mon Père céleste,
- il ne manque rien,
- j’ai tout à ma disposition et toujours en vertu du Don que j’ai reçu. »
Nous faisons toujours des Dons par l’effet
- de notre grand Amour et
- de notre très haute Magnanimité .
S’il n’en était pas ainsi. Ou si Nous voulions Nous préoccuper de savoir
- si la créature le mérite ou non,
- si elle a fait des sacrifices, alors ce ne serait plus un Don, mais un paiement. Et notre Don deviendrait comme un droit et un esclave de la créature.
Mais Nous-mêmes et nos Dons ne sommes esclaves de personne. En fait, l’homme n’existait pas encore Et déjà, et avant qu’il ne fût, Nous avions déjà créé le ciel, le soleil, le vent, la mer, la terre en fleurs et tout le reste afin d’en faire Don à l’homme.
Qu’avait-il fait pour mériter des Dons aussi grands et éternels ? Rien. Et dans l’acte de sa création Nous lui avons fait ce grand Don qui dépassait tous les autres, celui de notre Fiat omnipotent.
Et bien qu’il L’eût rejeté, Nous n’avons pas cessé de Le lui donner. Non. Mais nous tenons ce Don en réserve afin de donner aux enfants le Don même que le père a rejeté.
Le Don est fait dans l’excès de notre Amour qui est si grand
- qu’Il ne sait ce qu’Il peut faire et
- qui ne se préoccupe pas des comptes.
Alors qu’Il accorde un paiement si la créature
- accomplit de bonnes œuvres,
- se sacrifie elle-même Il donne alors avec une juste mesure et selon ses mérites.
Il n’en va pas ainsi dans le Don.
C’est pourquoi la créature qui pourra douter de ce que cela signifie
ne comprend pas
- notre Être divin
- ni notre ampleur,
- ni jusqu’où peut aller notre Amour.
Nous voulons cependant
- la correspondance de la créature,
- la gratitude et
- son petit amour.