Je faisais ma Ronde dans la Création et la Rédemption.

Ma petite intelligence s’arrêta lorsque mon charmant petit Enfant,

  • dans l’acte de sortir du Sein maternel, se jeta dans les bras de la céleste Maman.

Dans son désir de manifester sa première effusion d’Amour, Il entoura de ses petits bras le cou de sa Maman et L’embrassa.

La divine Reine ressentait elle aussi le besoin de faire son premier épanchement d’amour envers le divin Enfant. Elle Lui rendit son baiser avec tant d’affection maternelle que le Cœur sembla lui sortir de la poitrine. Ce furent les premières effusions entre la Mère et son Fils.

Je me disais : « Qui sait le nombre de biens que renfermait cette Effusion ! » Mon doux Jésus, apparaissant sous la forme d’un petit Enfant en train d’embrasser sa Mère, et Il me dit :

Ma fille, combien Je ressentais le besoin de manifester cette Effusion envers ma Maman. En fait, tout ce qui a été fait par notre Être Suprême

  • n’était qu’une Effusion d’Amour. Dans la Vierge Reine Je centralisais tout l’épanchement d’Amour
  • que Nous avions dans la Création

Parce que, comme ma Volonté Divine était en elle, ma Maman était capable

  • de recevoir, avec mon baiser, un épanchement si grand, et
  • de Me le retourner.

En fait, seule la créature qui vit dans ma Volonté Divine centralise en elle

  • l’Acte continu de toute la Création, et
  • l’attitude de la retourner à Dieu.

À celle qui possède ma Volonté Divine

  • Je peux tout donner et
  • elle peut tout Me redonner.

Plus encore, comme Nous avons produit la Création dans une effusion d’Amour pour la donner à la créature, elle dure et durera toujours.

Celle qui est dans ma Volonté Divine est aussi présente dans notre maison. Elle reçoit la continuité de notre épanchement avec l’Acte continu de toute la Création. En fait, afin de la préserver telle que Nous l’avons faite, c’est comme si Nous étions toujours dans l’Acte

  • de la créer et
  • de dire à la créature : « Par cette Effusion qui est la Nôtre dans la Création de tant de choses, Nous te disons : « Je t’ai aimée, Je t’aime et Je t’aimerai toujours. »

Et l’âme qui se laisse dominer par notre divin Vouloir,

  • est incapable de contenir un si grand épanchement d’Amour,
  • s’épanche elle aussi et Nous dit, répétant notre même refrain :

Dans votre Volonté

  • je Vous ai aimés,
  • je Vous aime et
  • je Vous aimerai toujours – toujours.’

En fait, toutes les choses créées ne sont-elles pas des épanchements d’Amour dont notre Fiat, comme premier Acteur, témoigna envers la créature ?

Ce ciel azuré constellé d’étoiles est un épanchement d’Amour. En demeurant toujours étendu, sans jamais faiblir ni changer,

  • il présente notre continuel épanchement d’Amour envers la créature et
  • il répand notre Amour continuel en revêtant toute la terre de lumière.

Tous les effets qu’il produit, innombrables, sont des épanchements continuels et répétés qu’il témoigne à la créature. Épanchement d’Amour est la mer qui murmure et répète ses vagues gigantesques,

  • tantôt tranquilles,
  • tantôt tempétueuses.

Tous les poissons qu’elle produit ne sont rien d’autre que l’épanchement continuel de notre Amour.

Épanchement d’Amour est la terre. Lorsqu’elle s’ouvre pour produire fleurs, plantes et fruits, notre Amour continue son ardent épanchement.

Bref, il n’est pas une seule chose créée par Nous

  • où ne se trouve l’épanchement continuel de notre Amour. Mais qui a conscience de nos Épanchements si nombreux ? Quelle créature se sent investie par notre Force créatrice et touche de sa propre main nos Flammes inextinguibles au point de ressentir le besoin de rendre à son tour ses Épanchements amoureux à son Créateur ?

C’est celle qui vit dans notre divin Fiat. C’est pour elle une Création continuelle.

Elle sent la Puissance de notre Force Créatrice qui, opérant en elle, lui fait toucher de sa main que son Créateur

  • est dans l’Acte de créer continuellement par Amour pour elle et

  • lui fait ressentir ses Épanchements ininterrompus afin de recevoir les siens en retour.

Mais qui pourra dire notre satisfaction lorsque Nous voyons : que la créature, par la possession de notre divin Fiat,

  • reçoit et reconnaît nos Épanchements. Comme elle est incapable de contenir
  • le grand excès d’Amour de nos Épanchements divins, dans l’effusion même de notre Amour, elle forme son propre épanchement envers son Créateur.

Il nous semble alors être récompensés pour tout ce que Nous avons fait dans la Création. Nous sentons la créature Nous dire, dans son délire :

« Majesté Adorable, si cela était en mon pouvoir, je voudrais moi aussi créer pour Vous

  • un ciel, un soleil, une mer et tout ce que Vous avez créé, pour Vous dire que « je Vous aime »
  • de ce même Amour et
  • avec vos propres Œuvres. »

Car on ne peut appeler Amour un amour qui n’agit pas.

Mais puisque votre divin Vouloir m’a tout donné de ce que Vous avez créé, je Vous le rends pour Vous dire que « je Vous aime » – « je Vous aime ».

Et ainsi l’Harmonie, l’échange de cadeaux, l’Oordre revient

  • entre le Créateur et la créature, comme cela était établi par Dieu dans la Création.

Or tu dois savoir qu’en faisant sa volonté, l’homme a perdu

  • l’Ordre, l’Harmonie et le droit au don de la Création. Car ma Volonté l’ayant créée, toute la Création Lui appartient.

C’est seulement à la créature en qui Elle règne

  • que ma Volonté Divine accorde ce droit.

Mais celle en qui elle ne règne pas,

  • peut être appelée une intruse dans ses Œuvres.

Elle

  • ne peut donc pas agir en propriétaire

  • ni donner à Dieu ce qui ne lui appartient pas.

  • ni ressentir tous les Épanchements d’Amour qui existent dans la Création parce qu’elle n’a pas en sa possession notre Volonté Divine

  • qui lui parle de notre histoire d’Amour.

Sans notre divin Vouloir,

  • l’homme est le vrai petit ignorant de son Créateur, et
  • il reste comme un petit élève sans maître. Oh ! quelle souffrance de voir l’homme sans notre Fiat !

Plus encore, comme notre Création et notre narratrice, Elle est porteuse

  • de nos Baisers d’Amour,
  • de nos Étreintes affectueuses. Oh ! Combien mon Humanité a ressenti tout cela lorsqu’Elle était sur terre !

Lorsque Je sortais, le soleil me donnait le baiser

  • que ma Volonté avait déposé dans sa lumière pour le donner aux créatures.

Le vent me donnait les caresses, les embrassements qu’il contenait en dépôt de ma propre Volonté Divine

Toute la Création débordait de charismes divins à donner aux créatures. Mon Humanité recevait tout cela et rendait en retour, afin de laisser libre cours à tant

  • de Baisers réprimés,
  • d’Étreintes rejetées et
  • d’Amour méconnu durant tant de siècles.

En fait, comme ma Volonté Divine ne régnait pas, l’homme était incapable de recevoir le Bien que ma Volonté même avait placé dans toute la Création.

Mon Humanité, possédant cette Volonté Divine,

  • lui donna la première expression,
  • reçut et paya de retour pour tout ce que cette Volonté Divine avait placé dans toute la Création.

Et c’est pourquoi, lorsque Je sortais, toutes les choses créées

  • étaient en fête et
  • rivalisaient entre elles pour Me donner ce qu’elles possédaient.

Par conséquent,

  • sois attentive et aie bien à cœur de ne vivre que dans ma Volonté Divine si tu veux ressentir, profondément, ce que ton Jésus te dit sur son Fiat suprême.