La Volonté Divine m’absorbe en toute chose et en dépit de toute ma répugnance à écrire, le Fiat omnipotent, par son Empire, s’impose à la petite créature que je suis.

Sa divine Autorité

  • règne sur moi,
  • renverse ma volonté et, la déposant à ses divins Pieds comme un tabouret,
  • m’amène par son doux et puissant Empire à écrire un nouveau volume alors que je pensais pouvoir m’arrêter un peu.

Oh ! Volonté sainte , adorable et souveraine , puisque tu veux ce sacrifice, je ne me sens pas la force de résister et de lutter avec Toi.

Je préfère adorer tes dispositions et en me fondant dans ton saint Vouloir. Je Te prie

  • de m’aider,
  • de fortifier ma faiblesse et
  • de me permettre d’écrire uniquement ce que Tu veux, et de la manière dont Tu le veux.

Oh, je T’en prie, que je ne fasse que te répéter sans rien ajouter qui vienne de moi !

Et Toi, mon Amour dans le Sacrement,

  • de cette sainte cellule où Tu me regardes et où je Te regarde,
  • ne me refuse pas ton Aide lorsque j’écris, mais viens écrire avec moi. Ce n’est qu’ainsi que j’aurai la force de commencer.

Je faisais ma Ronde habituelle dans la Création pour suivre tous les Actes du Vouloir Suprême dans toutes les choses créées

Mon doux Jésus, sortant de moi, me dit :

Ma fille, lorsque la créature parcourt les Œuvres de son Créateur, cela signifie qu’elle veut reconnaître, apprécier, aimer

  • ce que Dieu a fait par Amour pour elle. Elle n’a rien à Lui rendre en retour.

En parcourant ses Œuvres, c’est comme si elle prenait la Création tout entière dans la paume de sa main pour la redonner à Dieu, intacte et magnifique,

  • pour sa Gloire et son Honneur.

Et elle Lui dit : « Je Te reconnais et Te glorifie dans tes Œuvres qui seules sont dignes de Toi. »

Notre ravissement

  • en voyant que Nous sommes reconnus dans nos Œuvres par la créature est si grand qu’il nous semble que la Création soit répétée
  • pour Nous rendre une double Gloire.

Cette double Gloire Nous est rendue parce que la créature reconnaît

  • nos Œuvres faites par Amour pour elle. Et ces Œuvres lui sont données afin qu’elle Nous aime.

Par sa reconnaissance de notre Don,

  • la créature enferme le Ciel tout entier dans son âme. Nous voyons, dans sa petitesse, notre Être divin avec toutes nos Œuvres. Plus encore, parce que notre Être divin est présent
  • dans la petitesse de cette créature, elle possède la capacité et l’espace pour enfermer le Tout,

Oh ! quel prodige

  • de voir le Tout contenu dans la petitesse humaine, et
  • de la voir, bravement, donner le Tout au Tout uniquement pour L’aimer et Le glorifier !

Que le Tout de notre Être Suprême soit le Tout – il n’y a rien en cela qui doive Nous surprendre. Car telle est notre Nature divine : être le Tout.

Mais le Tout dans la petitesse humaine, c’est la merveille des merveilles. Ce sont les prodiges de notre divin Vouloir

  • que partout où Il règne, Il ne peut faire de notre Être divin une moitié d’Être,
  • mais uniquement l’Être tout entier.

Et puisque la Création n’est rien d’autre

  • qu’une effusion d’Amour de notre Fiat Créateur, Il contient toutes ses Œuvres partout où Il règne.

C’est pourquoi la petitesse humaine peut dire : « Je donne Dieu à Dieu ! »

C’est pour cette raison que lorsque Nous Nous donnons à la créature,

  • Nous voulons tout – même son néant, afin
  • que sur ce rien, notre Parole Créatrice puisse être répétée et
  • que Nous puissions former notre Tout sur le néant de la créature.

Si elle ne Nous donne pas tout , sa petitesse, son néant , notre Parole Créatrice ne peut pas être répétée.

Ce n’est pour Nous ni convenable ni un honneur de la répéter. Parce que, quand Nous parlons, Nous voulons Nous débarrasser de tout ce qui ne Nous appartient pas.

Et lorsque Nous voyons qu’elle ne se donne pas complètement, Nous ne la faisons pas Nôtre. Et elle demeure la petitesse et le néant qu’elle est,

  • tandis que Nous restons dans le Tout que Nous sommes.

Après quoi je poursuivais mon abandon dans le Fiat Suprême. Je me sentais triste à cause de certaines choses qu’il n’est pas nécessaire d’écrire ici. Et mon toujours aimable Jésus, épris de compassion pour moi, me serra dans ses bras et Il me dit :

Oh ! combien m’est chère la fille de ma Volonté. Or tu dois savoir que la tristesse n’entre pas dans ma Volonté Divine

Ma Volonté est Joie Éternelle, qui rend paisible et heureuse la demeure où Elle règne.

Par conséquent, cette tristesse, bien que Je sache en être la cause, est une vieillerie de la volonté humaine. Ma Volonté Divine ne reçoit pas les vieilleries dans ton âme.

Car Elle a tant de choses nouvelles que l’espace dans ton âme n’est pas assez grand pour les recevoir toutes. Aussi, dehors, ta tristesse – dehors.

Oh ! si tu savais les Beautés rares, que ma Volonté Divine forme dans ton âme… Où Elle règne, ma Volonté forme

  • son Ciel, ses Soleils, sa Mer, et
  • la petite brise de sa Fraîcheur divine.

Artisan insurpassable, Elle possède en Elle-même l’art de la Création

Lorsqu’Elle entre dans la créature pour former son Royaume,

  • Elle est impatiente de répéter son art,
  • Elle étend en elle les cieux et
  • Elle forme le soleil et toutes les Beautés de la Création.

En fait, partout où Elle règne, ma Volonté veut ses propres choses. Elle les forme avec son art et s’entoure d’Œuvres dignes de mon Fiat. C’est pourquoi la beauté de l’âme où Elle règne est indescriptible.

N’en est-il pas ainsi dans l’ordre humain ? Si quelqu’un fait un travail, il ne perd pas son art en l’exécutant. L’art reste sa propriété et il a la vertu de répéter son œuvre aussi souvent qu’il le désire Si l’œuvre est belle, il a très hâte d’avoir l’occasion de la répéter.

Il en est ainsi de ma Volonté Divine : l’Œuvre de Création

  • est belle, majestueuse, somptueuse,
  • est remplie d’ordre et d’une harmonie indicible.

Par conséquent ma Volonté guette l’occasion de la répéter. Cette occasion Lui est donnée par les âmes

  • qui La laissent dominer et étendre en elles son Royaume.

Par conséquent, courage. Éloigne-toi de tout ce qui n’appartient pas à mon divin Fiat afin qu’Il soit libre d’accomplir son Œuvre divine.

Sinon tu formerais autour de toi des nuages qui empêcheraient

  • la Lumière de se répandre et
  • de faire briller dans ton âme ses Rayons éclatants.