Ma pauvre intelligence a l’impression d’être ravie par la Lumière du divin Fiat. Cette Lumière ne donne pas seulement chaleur et lumière. Elle est porteuse de Vie qui se centralise dans l’âme. Elle forme en elle sa propre chaleur et lumière. Et, de ce centre, renaît la Vie divine.

Comme il est beau de voir que la lumière de la Volonté éternelle possède la vertu de faire renaître la Vie de son Créateur dans le cœur de la créature.

Et ceci arrive aussi souvent que cette Volonté Divine s’incline afin de faire connaître à la créature d’autres manifestations d’Elle-même.

Mon esprit parcourait cette Lumière. Alors, mon doux Jésus, se manifestait en cette Lumière dans laquelle Il semblait plongé.

Il me dit : Ma fille, les Vérités que Je t’ai manifestées sur ma Volonté Divine sont autant de Lumières qui se sont dégagées de notre Sein divin

  • pour se fixer en toi,
  • mais sans se détacher du Centre de ton Créateur.

En fait, la Lumière est inséparable de Dieu. Elle

  • se communique,
  • se fixe dans la créature, et
  • ne perd jamais le centre d’où elle est venue.

Comme il est beau de voir la créature, avec toutes ces Lumières fixées en elle. Ceux-ci ont la vertu de faire que Celui qui l’a créée

  • se lève de nouveau dans la créature autant de fois que des Vérités se sont manifestées à elle.

Ce que Je t’ai manifesté sur ma Volonté Divine sont d’innombrables Vérités. Elles sont si nombreuses que tu ne pourrais pas les compter :

  • de nombreuses Lumières,
  • c’est-à-dire de nombreux Rayons lumineux sont fixés en toi,
  • qui descendent de Dieu,
  • sans se détacher de son Sein divin.

Ces Lumières forment en toi

  • le plus bel Ornement, et
  • le plus beau Don que tu puisses recevoir de Dieu.

Ces Vérités sont fixées en toi. Ainsi Elles te donnent des droits sur les Propriétés divines. Ces droits sont aussi nombreux que les nombreuses Vérités que Je t’ai manifestées. Tu ne peux comprendre la grandeur de la Dot

  • que Dieu t’a constituée avec ces Vérités, qui, comme autant de Lumières, sont fixées dans ton âme.

Le ciel tout entier est émerveillé de voir en toi

  • tant de Lumières, toutes remplies de Vies divines. Et lorsque tu Les communiques à d’autres créatures, cette Lumière s’étend pour
  • aller se fixer dans d’autres cœurs, mais sans jamais te quitter, et
  • y former partout la Vie divine.

Ma fille, quel grand Trésor t’a été confié avec ces nombreuses Vérités que Je t’ai dites sur ma Volonté Divine ! Ceci est un Trésor

  • qui a sa source dans le Sein divin et
  • qui donnera de la Lumière sans jamais s’arrêter.

Mes Vérités sont plus que le soleil qui

  • illumine la terre,
  • la revêt et
  • se fixe en elle. En se fixant, il donne naissance sur sa face et pour toute chose, aux effets du bien que contient sa lumière. Mais, jaloux, il ne détache pas sa lumière de son centre. Et cela est si vrai que lorsqu’il se déplace pour illuminer d’autres régions, la terre demeure dans l’obscurité.

Par contre, le Soleil de mes Vérités,

  • sans se détacher de son Centre, se fixe dans l’âme et forme en elle un Jour éternel…

Il y a eu après cela la Bénédiction du très Saint Sacrement. Je L’ai prié du fond du cœur de me bénir.

Jésus, se manifestait en moi. Il faisait écho à ce que faisait Jésus dans le Sacrement : Il leva la main droite et, en me bénissant, Il me dit : Ma fille,

  • Je bénis ton cœur et appose sur lui le sceau de ma Volonté Divine afin que ton cœur, uni à ma Volonté Divine, puisse palpiter dans tous les cœurs pour que tu puisses appeler tous les cœurs à L’aimer.
  • Je bénis tes pensées et Je scelle en elles ma Volonté Divine pour que tu puisses appeler toutes les intelligences à La connaître.
  • Je bénis ta bouche, pour que ma Volonté Divine puisse s’écouler dans ta voix et que tu puisses appeler toutes les voix humaines à parler de mon Fiat.
  • Je te bénis tout entière, ma fille, afin que tout puisse appeler en toi ma Volonté Divine et que tu puisses courir vers tous pour La faire connaître.

Oh ! combien Je me sens plus heureux d’opérer, de prier, de bénir l’âme en qui règne ma Volonté Divine !

  • Je trouve en elle ma Vie, la Lumière, la compagnie.
  • Tout ce que Je fais s’élève immédiatement, et Je vois les effets de mes Actes.
  • Je ne suis pas seul si Je prie et travaille, mais j’y trouve de la compagnie et quelqu’un qui travaille avec Moi.

D’autre part, dans cette prison sacramentelle,

  • les accidents de l’hostie sont muets,
  • ils ne Me disent pas un mot, Je travaille tout seul,
  • sans trouver un seul soupir qui s’unirait au Mien,
  • ni un battement de cœur qui M’aimerait.

Au contraire, il n’y a pour Moi que le froid d’un sépulcre

  • qui non seulement Me garde en prison,
  • mais M’enterre, et Je n’ai personne à qui dire un seul mot, ni personne à qui Me confier.

Parce que l’hostie ne parle pas, Je suis toujours dans le silence. Avec une Patience divine J’attends que les cœurs Me reçoivent afin de briser mon silence et de profiter d’un peu de compagnie.

Mais dans l’âme en qui Je trouve ma Volonté Divine, Je me sens rapatrié dans la Patrie Céleste…