Après avoir traversé plusieurs journées de privation de mon doux Jésus, mon pauvre cœur n’en pouvait plus.

Je le sentais défait, et je me rappelais distinctement ses nombreuses visites. Sa Présence aimable, sa Beauté ravissante, la gentillesse de sa Voix, ses belles et nombreuses leçons étaient autant de souvenirs qui me blessaient, me défaisaient, et me faisaient languir après ma Patrie céleste comme un pauvre pèlerin fatigué par son long voyage.

Je me disais : « Tout est fini et je n’entends plus qu’un profond silence, une mer immense

  • que je dois traverser sans jamais m’arrêter, pour demander, partout et en tous lieux, le Royaume de la Volonté Divine. »

Fatiguée, je commençais à faire ma ronde habituelle pour suivre ses Actes. Mon doux Jésus, se manifestant en moi, me serra dans ses bras pour me donner de la force et Il me dit :

Ma fille, tout comme la mer murmure continuellement, J’entends en toi le Murmure de mon divin Fiat. Et toi, avec ta prière, tu formes en sa Mer ton murmure continuel.

Lorsqu’Il murmure, tu enfermes

  • tantôt le soleil, et il murmure de la lumière,
  • tantôt les cieux, et il murmure les étoiles,
  • tantôt le vent, et il murmure des gémissements et des cris d’amour,
  • tantôt la terre, et elle murmure des fleurs.

Tu fais ainsi couler dans ton murmure

  • tantôt la lumière,
  • tantôt les cieux,
  • tantôt les étoiles,
  • tantôt le vent .

Tu fais couler

  • des lamentations d’amour,
  • d’inexprimables gémissements d’un cœur blessé, et
  • des cris délirants d’un amour non partagé. Et tantôt coulent toutes les floraisons que J’ai créées.

Oh ! quelle Beauté dans ma Mer et la tienne ! Oh ! combien la mer de la terre leur est inférieure. Car elle murmure, mais

  • sans enclore les cieux, le soleil, le vent et toute chose en son murmure,
  • elle inclut uniquement les poissons.

Tandis que la Mer de ma Volonté,

  • et en Elle le murmure de ta prière, renferme toutes mes Œuvres.

Ceci se fait, parce que la Volonté Divine garde les cieux, le soleil, les étoiles, la mer et toute chose en Elle-même, comme en son propre Pouvoir. Et lorsque tu murmures en Elle avec ta prière, tu les retrouves tous.

La Mer, par-dessus son Murmure continuel, forme ses vagues gigantesques.

Toi aussi,

  • dans la Mer de ma Volonté Divine,
  • en plus du murmure continuel de tes prières, lorsque tu augmentes tes désirs ardents, tes soupirs,
  • parce que tu veux le Royaume de ma Volonté Divine, tu formes des vagues gigantesques
  • de lumière,
  • d’étoiles,
  • de gémissements et
  • de fleurs. Comme ces vagues sont belles !

Et Moi, de ce tabernacle, J’entends

  • le murmure, le rugissement de tes vagues qui viennent se déverser dans ma Mer.

Ici dans mon tabernacle J’ai ma propre Mer où Je murmure continuellement avec mes prières. Lorsque J’entends venir tes vagues, J’unis ta mer à la Mienne,

  • lesquelles sont déjà une. Et Je viens murmurer avec toi. Et Je ne me sens plus seul dans ce tabernacle J’ai mon agréable compagnie et nous murmurons ensemble.

Dans notre murmure on peut entendre : « Fiat ! Fiat ! Fiat ! Qu’Il soit connu et restauré son Royaume sur la terre ! »

Ma fille,

  • vivre dans ma Volonté,
  • prier en Elle, c’est transporter le Ciel sur la terre, et la terre au Ciel.

C’est par conséquent

  • notre Triomphe véritable et total,
  • notre Victoire,
  • nos Conquêtes divines. Aussi, sois-Moi fidèle et attentive.

Après cela il y eut la bénédiction avec le très Saint Sacrement. J’ai eu la chance de recevoir chaque jour en ces derniers temps de ma vie ici-bas, puisque j’espère que mon exil se terminera dès que possible. Et mon aimable Jésus, au moment où ils me donnaient la bénédiction, se manifesta en moi. Il me dit :

Ma fille, Je te bénis, mais Je ne serais pas satisfait si J’étais seul à te bénir. Je demande à tous de m’accompagner :

  • le Père et le Saint-Esprit,
  • toute la Cour céleste, afin que tous puissent bénir la petite fille de ma Volonté Divine.

Partout où règne ma Volonté, tous au Ciel et sur la terre ressentent une Force puissante

  • qui les unit à Moi pour faire ce que Je fais,
  • afin de centraliser sur cette âme tous les Biens que contient ma Volonté Divine. Par conséquent, lorsqu’ils Me voient te bénir, tous se mettent à te bénir également. C’est ainsi que commence dans le Ciel une sorte de fête, de compétition, pour bénir celle en qui règne ma Volonté.

Et pour rendre cela plus solennel, J’appelle toutes les choses créées afin

  • que personne ne puisse rester à l’écart et
  • que tous puissent bénir ma fille.

Je demande ainsi au soleil de te bénir

  • pour qu’il puisse te bénir en te donnant sa lumière. Je demande à l’eau de te bénir lorsque tu la bois. J’appelle le vent pour qu’il puisse te bénir en soufflant.

En somme, Je le demande à tous. Lorsqu’ils te bénissent,

  • trouvant en toi ma Volonté Divine, lls se sentent eux-mêmes bénis en retour,
  • trouvant en toi la Volonté de leur Créateur.

La Force de ma Volonté Divine

  • appelle tout le monde,
  • unit la Famille céleste tout entière, et les met tous en fête lorsqu’Elle doit agir sur une âme en qui Elle demeure et domine.

Par conséquent, dans cette prison sacramentelle où

  • J’ai près de Moi ma prisonnière,
  • Je sens venir à Moi les joies que ma Volonté Divine peut Me donner dans le cœur de notre petite fille.

Mes nombreuses Peines sont interrompues

  • lorsque Je dois te bénir,

  • lorsque Je descends sacramentellement dans ton cœur,

  • lorsque Je sens que l’on Me regarde de ce tabernacle et Je te retourne tes regards.

Sachant que J’ai quelque chose

  • à faire pour la petite nouveau-née de notre Volonté, ou
  • à lui donner, Je mets tout de côté, même mes Peines, et Je fais la fête parce que ma Volonté Divine possède d’innombrables Joies et une Fête éternelle. C’est pourquoi Je veux
  • que tu te réjouisses avec Moi, et
  • que faisant écho à ma Bénédiction, tu Me bénisses
  • dans le soleil, dans l’eau,
  • dans l’air que tu respires,
  • dans les battements de ton cœur.

Je sentirai que tu Me bénis dans toutes les choses créées.