Je faisais ma ronde dans le divin Fiat Selon mon habitude, j’investissais toute la Création de mon refrain : « je T’aime, je T’adore, je Te bénis… »

En faisant cela, je me disais : « Qu’est-ce que je donne à mon Dieu avec tous ces « je T’aime » ?

Mon doux Jésus se manifesta alors en moi et Il me dit :

Ma fille, un amour pur, saint et droit est une Naissance divine. Il vient de Dieu et il a la vertu

  • de s’élever et d’entrer en Dieu,
  • de multiplier ses naissances et
  • d’apporter Dieu Lui-même à toutes les créatures qui aspirent à l’aimer.

Par conséquent, lorsque l’âme

  • est investie par cet amour et
  • reçoit cette naissance, elle peut former d’autres naissances
  • autant de fois qu’elle dit son « je T’aime ».

Son « je T’aime » vole vers Dieu. E l’Être Suprême, regarde dans ce « je T’aime » de la créature. Il se voit Lui-même tout entier dans ce petit « je T’aime ». Dieu sent que c’est Lui tout entier qui Lui est donné par la créature..

Ce petit « je T’aime » contient un secret prodigieux : dans sa petitesse il contient

  • l’Infini,
  • l’Immensité,
  • la Puissance. Il peut dire : « je donne Dieu à Dieu. »

Dans ce petit « je T’aime » de la créature, l’Être infini sent

  • que toutes ses Qualités divines sont caressées doucement. C’est une Naissance de Lui. Ainsi Il se trouve en elle tout entier.

Voilà ce que tu me donnes avec tes « je T’aime ». Tu Me donnes Moi-même chaque fois à Moi-même. Tu ne pourrais rien faire de plus grand, de plus beau ni de plus agréable que de Me donner tout de Moi-même.

Mon Fiat, qui forme la Vie de ton « je T’aime » pour Moi en toi, fait ses délices en formant ces nombreuses naissances de Nous.

Il garde ainsi le rythme des « je T’aime » en toi, avec l’ardent désir

  • de toujours frapper cette monnaie divine de tes « je T’aime » dans chaque chose créée. Il regarde ensuite pour voir si toutes les choses créées sont ornées
  • de la perle du prodigieux secret de ton « je T’aime ».

Ma fille, Nous ne regardons pas pour voir si ce que fait la créature est grand ou petit.

Nous regardons s’il y a le Prodige de notre Secret : – si ses actes, ses pensées et ses soupirs les plus minuscules sont investis de la Puissance de notre Volonté.

Ceci est tout. Et c’est tout pour Nous.

Après quoi je continuai ma ronde dans le Fiat, pour accompagner tout ce que Jésus avait fait dans la Rédemption.

Je me disais : « Comme je voudrais avoir fait tout ce que la souveraine Maman a fait lorsqu’elle était avec Jésus. Elle a certainement suivi tous ses Actes et n’en a laissé aucun lui échapper. »

Je pensais à cela et à d’autres choses et mon toujours aimable Jésus ajouta :

Ma fille, il est vrai que rien n’a échappé à ma Mère. Car tout ce que J’ai fait et souffert résonnait comme un écho dans les profondeurs de son âme. Elle était si attentive dans l’attente de l’Écho de mes Actes, que cet Écho, avec tout ce que J’ai fait et souffert, demeurait imprimé en elle. Et la Reine souveraine émettait son écho dans le Mien. Elle le faisait résonner dans les profondeurs de Moi-même, de sorte que

  • des torrents dévalaient entre elle et Moi,
  • des Mers de Lumière et d’Amour se déversaient entre nous

Je faisais le dépôt de tous mes Actes dans son Cœur maternel. Je n’aurais pas été satisfait

  • si Je ne l’avais pas eue toujours avec Moi,
  • si Je n’avais pas senti son écho continuel qui, résonnait dans le Mien,
  • qui recueillait même mon Souffle et mes battements de Cœur pour les déposer en elle.

De la même manière, Je ne serais pas satisfait si, de temps en temps, Je ne t’avais pas, toi, pour suivre tous mes Actes dans la Volonté Divine.

En fait,

  • J’ai fait mon dépôt en toi,
  • J’ai déplacé l’écho de ma Maman dans les profondeurs de ton âme.

Et à travers les siècles, jJ’ai regardé l’écho de ma Maman en toi afin de réaliser le Royaume de ma Volonté Divine.

C’est pourquoi tu te sens poussée à suivre tous mes Actes. C’est son écho maternel qui résonne en toi Je saisis l’occasion pour faire son dépôt dans la profondeur de ton être, pour te donner la Grâce de laisser régner en toi mon Fiat Éternel.

Je sentis ensuite mon pauvre esprit comme immergé dans la Mer du divin Fiat. Sa Lumière m’investissait tout entière et je ne pouvais distinguer ni la hauteur ni la profondeur de ses limites. Je la sentais couler en moi plus que la vie

Mon bien-aimé Jésus, se manifesta en moi et Il me dit :

Ma fille, ma Volonté est la vie, l’air et la respiration des créatures.

Elle n’est pas comme les autres vertus,

  • qui ne sont ni la vie ni la respiration continuelle des créatures, et
  • qui par conséquent ne s’exercent que selon le temps et les circonstances. La patience ne s’exerce pas toujours,
  • parce que souvent il n’y a personne pour vous permettre de l’exercer, et la vertu de patience reste donc oisive
  • sans donner sa vie continuelle à la créature. L’obéissance et la charité ne forment pas non plus leur vie,
  • parce que celui qui a l’acte continuel de commander, ou
  • parce que celui sur qui la charité pourrait s’exercer n’est pas toujours présent.

Par conséquent, les vertus peuvent constituer l’ornement de l’âme,

  • mais non la vie. Par contre, ma Volonté est l’Acte primordial de tous les actes de la créature.

Ainsi, soit qu’elle pense, parle ou respire, c’est ma Volonté qui forme la pensée et la parole.

Et en lui donnant le Souffle, Elle maintient la circulation, les battements du cœur et la chaleur.

Personne ne peut vivre sans respirer. Et personne ne peut vivre sans ma Volonté Divine. Elle est toujours nécessaire pour continuer à vivre.

Pourtant, alors que tous reçoivent son Souffle continuel,

  • Elle n’est pas reconnue. Ma Volonté est si nécessaire que personne ne peut s’en passer,
  • même pour un instant.

Car Elle est porteuse

  • non seulement de tous les actes humains,
  • mais de toutes les choses créées.

Mon Fiat est l’Acte primordial du soleil. Il fait que les créatures respirent la lumière. Elle est l’Acte primordial de l’air, de l’eau, du feu et du vent. Les créatures respirent ma Volonté Divine

  • dans l’air qu’elles respirent,
  • dans l’eau qu’elles boivent,
  • dans le feu qui les réchauffe,
  • dans le vent qui les purifie.

Il n’est rien en quoi elles ne respirent ma Volonté. C’est pourquoi

  • en toutes choses, qu’elles soient grandes ou petites, et
  • même en respirant la créature peut faire ma Volonté.

En ne la faisant pas,

  • elle perd un acte de Volonté Divine .
  • elle étouffe continuellement sa respiration. Elle reçoit sa vie, son souffle,
  • mais pour les convertir en vie et en souffle humains au lieu d’être, elle-même, transformée en ma Volonté Divine .