Je rassemblais tous les Actes de la Volonté Divine, accomplis

  • dans la Création,
  • dans les Mers de la céleste Reine,
  • Celles de mon bien-aimé Jésus, en en somme, tous les Actes de la Volonté Divine sortis d’Elle-même.

Je récapitulais tout afin de Les apporter devant la Majesté Suprême

  • pour donner ainsi l’assaut final et
  • La contraindre à me donner son Royaume sur la terre.

Mais en faisant cela, je me disais : « Je suis petite. Je suis à peine un atome.

Comment puis-je apporter

  • l’Immensité du Ciel,
  • la multiplicité des étoiles,
  • la vastitude de la lumière du soleil, et
  • les Mers de ma Maman et de Jésus qui sont interminables ?

Mon petit atome ne se perd-il pas au milieu de tant d’Œuvres si grandes ? Je crois que tout le Ciel va sourire en voyant ma petitesse vouloir ainsi se servir de sa dernière ronde dans la Volonté Divine, Car je ne suis pas seulement perdue mais anéantie par une seule Œuvre de la Volonté Divine.

Mon assaut restera par conséquent sans effet. Et la Cour céleste va peut-être rire dans mon dos. »

Je pensais à cela lorsque mon Jésus se manifesta en moi et, tout tendresse, Il me dit :

Ma petite fille, ta petitesse a tant d’attrait qu’elle éveille l’attention du Ciel tout entier pour voir ce qu’elle veut et ce qu’elle peut faire.

Voir accomplir de grandes choses par une grande personne n’attire pas l’attention et ne suscite pas non plus la joie.

Mais si cette grande chose est faite par une petite enfant,

  • cela éveille stupéfaction et une surprise telles que chacun voudrait voir l’œuvre de cette petite. Ce qui n’arrive pas si un adulte accomplit la même chose.

Si tu savais à quel point le regard de la Divinité et du Ciel tout entier reste fixé sur toi

  • en te voyant pressée de réunir toutes les Œuvres de la Volonté Divine pour lancer un assaut contre le Créateur,
  • apportant ses propres armes pour livrer contre Lui une sainte guerre et L’obliger à te céder son Royaume !

On peut dire que ton empressement à tout réunir

  • est le vrai sourire du Ciel,
  • la fête nouvelle que ta petitesse apporte dans la Patrie céleste,

Et chacun attend l’assaut de la petite enfant. Mais sais-tu où réside le secret de ta force ? Dans ta petitesse.

Dans le fait qu’en te perdant

  • ici dans la lumière du soleil,
  • là dans les étoiles,
  • ici encore dans mes Mers et Celles de ta Maman. Ton atome ne s’arrête pas. Il se libère et repart dans le champ pour terminer sa récapitulation des Œuvres du divin Fiat.

Tout le secret est enfermé dans mon Fiat. C’est Lui qui te meut, te revêt, te donne la corde

  • pour entourer et
  • pour enfermer tous ses Actes en toi.
  • pour faire que mon Fiat Lui-même, grâce à ta petitesse, donne Lui-même l’assaut afin de s’attirer Lui-même à régner sur la terre. Y a-t-il quelque chose qu’un atome animé par ma Volonté ne puisse faire ?

Tout lui est possible. Car son acte devient alors un Acte de la Volonté Divine . Cela suffit pour faire de tous ses actes un seul Acte de la Volonté Divine qui peut dire : « Tout m’appartient. Et toute chose doit me servir pour faire descendre le Royaume du divin Fiat sur la terre. »

Après quoi je pensais : « Quel mal la volonté humaine a pu faire aux pauvres créatures ! C’est pourquoi

  • je l’abhorre, et je ne veux plus ni la connaître ni la regarder. Car elle est trop répugnante. »

Et je me disais cela lorsque mon bien-aimé Jésus se manifesta en moi .

Et Il me dit : Ma fille, la volonté humaine est en elle-même répugnante. Mais unie à la Volonté divine, c’est la plus belle chose que Dieu ait créée.

De plus, aucune chose créée par notre Divinité ne pouvait provoquer la nausée.

Unie à la Nôtre, la volonté humaine avait le mouvement continuel

  • du Bien,
  • de la Lumière,
  • de la Sainteté,
  • de la Beauté.

Et, avec notre Mouvement continuel qui ne cesse jamais, elle était le plus grand prodige de la Création.

Notre Mouvement la purifiait de toute trace de souillure.

C’était comme pour le mouvement de la mer qui, grâce à son murmure et à son mouvement perpétuel,

  • garde ses eaux pures et cristallines.

Oh ! si les eaux de la mer étaient immobiles,

  • elles perdraient leur pureté et
  • elles se rendraient si répugnantes que personne ne voudrait les regarder. Ses eaux seraient si sales et si pleines de saletés
  • que les navires seraient incapables de traverser la mer et
  • personne ne voudrait faire des poissons de ses eaux putrides sa nourriture.

La mer serait un fardeau pour la terre et causerait la contagion de tous les maux aux générations humaines.

Au contraire, et uniquement grâce à son murmure et à son mouvement continuel, quel bien ne fait-elle pas aux créatures ! Et bien qu’elle cache en son sein bien des ordures, elle peut par son murmure les conserver enfouies dans ses profondeurs.

Et la pureté de ses eaux débarrassées de ses saletés prédomine.

Il en est ainsi de la volonté humaine qui, plus encore que la mer,

  • si le mouvement divin murmure en elle, reste belle et pure alors que tous les maux demeurent enfouis et sans vie.

Par contre, si ma Volonté

  • ne murmure pas dans la volonté humaine et
  • ne constitue pas son premier mouvement, tous les maux
  • reprennent vie et
  • font de la plus belle chose que Dieu ait créée la créature la plus horrible, au point qu’elle en inspire la pitié.

La nature humaine est une autre image : unie à l’âme, elle est belle. Elle voit, ressent, marche, œuvre, parle et ne sent pas mauvais.

Mais sans union avec l’âme, la nature humaine se putréfie, pue horriblement et devient horrible à voir. On peut dire qu’elle est devenue méconnaissable.

Quelle est la cause d’une telle différence qui la fait passer

  • d’un corps vivant à un corps sans vie ? C’est l’absence
  • du murmure de l’âme,
  • de son mouvement continuel qui a pris la direction de la nature humaine.

Tel était le cas de ma Volonté placée dans la volonté humaine,

  • semblable à l’âme dont elle devait recevoir la Vie, le murmure continuel.

C’est pourquoi, tant que la volonté humaine demeure unie à ma Volonté,

  • elle est un prodige de Vie et de Beauté. Séparée de ma Volonté,
  • elle perd ses jambes, ses mains, sa parole, sa vue, sa chaleur et sa vie.

Elle devient de ce fait si horrible, plus encore qu’un cadavre,

  • qu’elle mérite d’être enfouie dans les profondeurs des abysses. Car sa puanteur est insupportable.

Ainsi, quiconque ne demeure pas uni à ma Volonté

  • perd la vie de son âme,
  • ne peut rien faire de bien. Et tout ce qu’il fait est sans vie.