Je continuais ma ronde dans le Fiat suprême et, parvenue en Éden, je me disais :
« Mon Jésus, je fais mienne l’Unité avec ta Volonté afin de
- remplacer l’unité perdue par mon père Adam lorsqu’il s’en est retiré, et
- pour suppléer tous les actes que tous ses descendants n’ont pas accomplis dans l’Unité avec ta Volonté. »
Mais en disant cela, je pensais : « Est-ce que je suis dans l’unité du divin Fiat ? Sinon, comment puis-je remplacer les autres ? Mon discours se termine alors en paroles, et non en faits. »
Et mon doux Jésus, se manifestant en moi, me dit :
Ma fille, lorsque Adam a péché, il y a eu retrait de l’Unité de ma Volonté des deux côtés :
- l’homme s’est retiré de ma Volonté, et
- ma Volonté s’est retirée de l’homme.
Et par mon retrait, l’homme a perdu
- mon Unité, tous ses Biens et
- tous les droits que Dieu lui avait donnés en le créant. Car c’est lui qui était le vrai déserteur du Royaume de ma Volonté. Le déserteur perd tous les droits et la possession de ses propres biens.
Or, ma Volonté s’est retirée de l’homme. Et parce que c’est lui qui s’en est retiré le premier, Elle peut se donner à nouveau à celui qui,
- en se retirant de la volonté humaine, rentre dans son Royaume tel un nouveau conquérant de cette Unité de mon divin Fiat.
Plus encore, un accord a été conclu entre toi et la Divinité.
Ma Volonté te fait le grand Don de son Unité
- en t’appelant dans le premier acte de la Création.
Non seulement tu Le reçois, mais tu fais à ma Volonté le don de ta propre volonté.
Il y a donc eu échange de part et d’autre, et non avec de simples mots mais par des faits.
Si bien que ma Volonté t’informe de tout ce qui concerne le grand Bien que tu as reçu afin que,
- sachant ce que tu possèdes, tu puisses
- jouir de ses Biens,
- apprécier ma Volonté et
- La demander pour la famille humaine.
Et toi, ayant fait le don de ta volonté,
- tu ne veux plus la reconnaître et
- son souvenir même te terrorise.
Il est donc juste que
- tu fasses ton devoir et
- tu supplées l’unité perdue par l’homme depuis que ma Volonté s’est retirée dans les Régions célestes.
Ma Volonté n’est-elle pas maître de se donner à nouveau, pourvu qu’Elle trouve celui qui ne veut plus vivre de sa volonté humaine ?
De plus, tu dois savoir que
- si ma Volonté n’était pas en toi, tu ne serais pas capable de comprendre son langage céleste.
Il aurait été pour toi comme
- un dialecte étranger,
- une lumière sans chaleur,
- une nourriture sans substance, et il t’aurait été difficile de le mettre sur papier pour le transmettre à tes frères.
Tout cela est un signe que ma Volonté qui règne en toi sur toutes choses se fait
-
pensées dans ton esprit,
-
paroles sur tes lèvres,
-
battements dans ton cœur, comme un Maître
-
qui sait que son élève comprend ses leçons et aime les entendre.
Il fallait donc
- te faire le Don de ma Volonté Divine et
- te donner la Grâce nécessaire pour te faire connaître et transcrire toutes les merveilleuses prérogatives du Royaume de mon divin Fiat.
Et c’est aussi la raison pour laquelle personne jusqu’à présent n’a longuement parlé de ma Volonté pour faire comprendre les mers immenses de Bien
- qu’Elle contient,
- qu’Elle veut et peut donner aux créatures.
Ils en ont dit à peine quelques mots, comme s’il n’y avait rien à dire sur mon Fiat si long et si étendu, qu’Il contient et embrasse toute l’éternité.
Pour qui n’en possède pas le Don, la langue qui parle
- de son importance et des Biens infinis qu’Il renferme paraît étrange.
Sans La connaître dans ses profondeurs, comment pouvaient-ils parler d’une Volonté Divine qui contient tant de choses que tous les siècles ne suffiraient pas pour en parler ?
Aussi, ma fille, sois attentive. Et en traversant sa Mer, prends toujours quelque chose de nouveau à faire connaître aux générations humaines.
Après quoi, je pensais à l’unité du divin Fiat et je me disais : « Comment ?
Toutes ces créatures qui ont fait le bien, tant d’œuvres si grandes, comment ont-elles pu les faire si elles ne possédaient pas cette Unité ? »
Et Jésus, toujours bienveillant, ajouta : Ma fille, tout le bien accompli jusqu’à présent par les créatures l’a été
- en vertu des effets de ma Volonté Divine . Car il n’y a pas de bien qui ne vienne d’Elle.
Personne jusqu’à présent, hormis ma Maman Reine, n’a vécu totalement et uniquement dans son Unité,.
C’est pourquoi elle a attiré le grand Prodige de l’Incarnation du Verbe.
Si cela avait été, la terre serait revenue à l’état du paradis terrestre.
De plus, la créature qui aurait possédé l’Unité de ma Volonté n’aurait pu
- ni la contenir
- ni résister au désir d’en parler.
C’est comme si le soleil avait voulu se contenir tout entier dans un vase de cristal sans répandre ses rayons. N’aurait-il pas plutôt fait éclater le verre par sa chaleur pour être libre de répandre ses rayons ?
Posséder l’unité de mon Fiat et
- pas en parler,
- ne pas répandre ses Rayons et la Beauté de ses Connaissances, cette créature en aurait été incapable.
Son cœur aurait éclaté si elle n’avait pu manifester en partie
- la plénitude de sa Lumière et
- les Biens de mon Fiat.
C’est pourquoi le bien a été accompli en vertu des effets de ma Volonté Divine .
C’est ce qui arrive lorsque le soleil, en vertu des effets que contient sa lumière,
- fait germer les plantes et
- produit tant de bien sur la terre.
Il semble que la terre et les effets du soleil collaborent pour produire
- les plantes, les fruits et les fleurs pour les créatures.
Mais la terre ne s’élève pas jusqu’à la sphère du soleil. Si elle le faisait, le soleil aurait une force telle
- qu’il éliminerait la partie obscure de la terre et
- convertirait tous les atomes de poussière de la terre en lumière. Et la terre deviendrait soleil.
Mais comme la terre ne s’élève pas jusqu’à lui et que le soleil ne descend pas sur la terre,
- la terre reste terre et
- le soleil ne la transforme pas en lui-même.
Il semble que les deux
- se regardent de loin,
- s’aident l’un l’autre et
- travaillent ensemble grâce aux effets de la lumière que,
des hauteurs de sa sphère, le soleil répand sur la terre.
Et bien que la terre reçoive tant d’admirables effets et produise les plus belles floraisons, il reste toujours une grande distance entre la terre et le soleil. Les deux ne se ressemblent pas. Et la vie de l’un ne devient pas la vie de l’autre.
Par conséquent, la terre ne sait pas comment parler du soleil. Elle ne peut pas dire tous les effets qu’il contient, ni combien de chaleur et de lumière il possède.
Telle est la créature qui ne possède pas l’Unité de ma Volonté :
- elle ne s’élève pas jusqu’à sa très haute sphère pour devenir Soleil,
- et le divin Soleil ne descend pas pour former la Vie de la créature.
Mais dans leur désir de faire le bien, les créatures tournent autour de sa Lumière qui lui communique les effets pour le bien qu’elles veulent faire germer.
Car mon Fiat ne se refuse à personne. Et Il éveille la nature humaine pour qu’elle verdisse et produise les fruits des bonnes œuvres.