Je me sentais tout abandonnée dans la Volonté Divine. Sa Lumière me revêtait entièrement. Et je faisais ma ronde dans ses actes lorsque mon adorable Jésus se manifesta en moi et Il me dit :

Ma fille, ma Volonté est immense. En amenant les créatures à la lumière du jour, ma Volonté les conservait en Elle comme autant de petites demeures où Elle devait, de droit,

  • régner et
  • voir le développement de sa Vie.

Dans sa Bonté et sa Libéralité Elle donnait

  • l’espace et tout le nécessaire pour former en Elle ses petites demeures, Mais les créatures, avec une horrible ingratitude, refusent
  • d’accorder à ma Volonté Divine le droit de demeurer en elles.

Et avec en Elle autant de demeures formées que de créatures, ma Volonté a la Douleur de ne pas avoir de demeures. Car les créatures ne veulent pas la laisser entrer.

Pour ma Volonté, c’est comme si elles voulaient former de nombreuses demeures

  • dans la mer ou dans la lumière du soleil,
  • que la mer et le soleil leur procurent l’espace, et qu’elles refusent ensuite de laisser l’eau et la lumière du soleil régner et avoir la première place dans ces demeures.

Si la mer et la lumière étaient douées de raison, elles en éprouveraient une telle douleur que la mer recouvrirait ces demeures de ses vagues pour les détruire et les enfouir dans son sein.

Et la lumière du soleil les aurait réduites en cendres par sa chaleur pour se débarrasser de ces demeures indignes qui lui avaient fermé leurs portes.

Et pourtant, la mer ni le soleil ne leur avaient pas donné la vie,

  • mais uniquement l’espace.

Ma Volonté Divine , par contre, a donné la Vie et l’Espace aux demeures de ces créatures en Elle, Car il n’est

  • aucun lieu où Elle ne soit pas
  • ni aucune vie qui ne sorte d’Elle.

C’est pourquoi la Douleur de ma Volonté est immense et incalculable lorsqu’une créature refuse de La laisser régner en Elle.

Sentir ces Vies palpiter en elle,

  • former le même battement de cœur et
  • rester à l’extérieur comme une étrangère, comme si ces créatures ne La concernaient pas, est un affront et une monstruosité si grands
  • que les créatures qui refusent de laisser régner en elles ma Volonté
  • mériteraient une condamnation à perpétuité et la destruction.

Ma fille, ne pas faire ma Volonté peut sembler être une bagatelle aux yeux des créatures, mais c’est

  • un mal si grand et
  • une ingratitude si noire qu’aucun autre mal ne lui ressemble.

Après quoi je continuais ma ronde dans le divin Fiat Arrivée au point où Dieu créait l’homme, je me disais : « Pourquoi a-t-il pris tant de plaisir à me créer. Il n’était pas comme ça pour toutes les autres choses qu’il a créées ? »

Et mon bien-aimé Jésus, se manifestant en moi, me dit :

Ma fille, en créant toute la Création avec tant d’ordre et d’harmonie, Nous avons donné de Nous-mêmes sans avoir à en recevoir quoi que ce soit.

Par contre, en créant l’homme et en lui donnant de Nous-mêmes, Nous lui avons donné la capacité de Nous rendre nos Dons

  • comme les siens propres, de telle sorte que Nous devions toujours donner. Si bien que cela devait constituer une sorte de compétition entre lui et Nous :

Nous donnons et il reçoit. Il Nous donne et Nous lui donnons en surabondance.

Cette compétition entre le Créateur et la créature pour donner et recevoir marquait le début

  • de célébrations,
  • de jeux,
  • de joies et
  • d’une conversation entre le Créateur et la créature.

Ainsi, en voyant la petitesse de la créature

  • célébrer avec notre Majesté suprême,
  • jouer,
  • se réjouir,
  • converser avec Nous, Nous ressentions
  • une telle Joie,
  • une telle intensité d’Amour pour avoir créé l’homme, que tout le reste du créé Nous paraissait peu de chose en comparaison de la création de l’homme.

Toutes les choses créées Nous paraissaient belles et dignes de nos Œuvres, et notre Amour se déversait en elles. C’est parce qu’elles devaient servir à combler l’homme de Dons.

Et Nous attendions de lui un échange d’Amour pour toutes les choses créées.

Toute notre Joie et notre Gloire étaient centralisées dans l’homme. Et en le créant, Nous avons mis entre lui et Nous

  • une harmonie d’Intelligence,
  • une harmonie de Lumière,
  • une harmonie de Paroles,
  • une harmonie d’Œuvres et de Pas, et dans le cœur
  • une harmonie d’Amour,

comme autant de lignes électriques d’harmonies par lesquelles Nous descendions en lui, et lui s’élevait jusqu’à Nous.

C’est pourquoi Nous avons pris tant de plaisir à créer l’homme.

La souffrance qu’il nous a causée en se retirant de notre Volonté était si grande, parce qu’il brisait ces harmonies.

Il changeait notre fête en souffrance pour Nous et pour lui. Il détruisait nos plus grands desseins. Et il déformait notre image que Nous avions créée en lui.

Car notre Volonté Divine possédait la vertu de maintenir nos Œuvres belles

  • avec toutes les harmonies voulues par Nous. Sans elles, l’homme est la créature
  • la plus vile et
  • la plus dégradable de toute la Création.

Aussi, ma fille, si tu veux harmoniser tous tes sens avec Nous, ne sors jamais de ma Volonté.

Si tu veux toujours

  • recevoir de ton Créateur et
  • ouvrir avec Nous les célébrations,

que ma Volonté seule soit

  • ta Vie et
  • ton tout.