Je me sentais dans le terrible cauchemar de sa privation. J’étais opprimée, tourmentée, si malade que je n’en pouvais plus. Mon adorable Jésus, après m’avoir placée sous un aussi douloureux pressoir, avait pitié de mon extrême détresse et Il me serra très fort dans ses bras.
Il me disait :
Pauvre fille, Comme tu souffres ! Courage, Je ne veux pas que tu te réduises à ces extrémités, que tu te tourmentes trop.
Pourtant, tu devrais être consolée.
Ton intérieur est
- une Parole continuelle devant la divine Majesté,
- et un Acte continuel. Une parole incessante devant Dieu, désirant le Royaume de mon divin Fiat, apporte avec elle la certitude de la victoire.
Ainsi, ou bien tu as gagné ou tu es sur le point de gagner. Une parole et une action continuelles
- acquièrent la Nature d’un Pouvoir Vainqueur devant Dieu. C’est comme si Dieu perdait la Force de résister tandis que l’âme recevait la Force de vaincre.
Un échange a lieu : Dieu est désarmé et l’âme est dotée d’Armes divines. Mais l’Être Suprême n’est pas enclin à être capable de résister.
Me demander continuellement le Royaume de ma Volonté éternelle, parcourir toujours et encore
- la Création tout entière,
- dans tous les Actes que J’ai accomplis dans la Rédemption
- ainsi que dans les Mers des Actes d’Amour et de Souffrance de la Reine et Souveraine du Ciel pour demander mon Royaume,
est-ce que cela te semble de peu d’importance ?
Tu ne recherches rien pour toi-même. Tu fais et refais tes rondes. Tu demandes sans cesse que ma Volonté Divine soit connue, qu’Elle domine et qu’Elle règne.
Pas l’ombre de ce qui est humain ne pénètre en cela,
- ni aucun intérêt personnel. C’est l’action et la Prière la plus sainte et la plus divine.
C’est une Prière du Ciel, non de la terre. Par conséquent c’est la plus pure, la plus belle, la plus invincible . Elle ne renferme que l’intérêt de la Gloire divine.
Personne, jusqu’à maintenant, ne m’a prié avec une telle insistance.
Ma Maman m’a bien prié avec une semblable insistance par Amour pour la Rédemption. Et elle fut victorieuse.
Mais pour le Royaume de ma Volonté, personne jusqu’à présent ne l’a fait avec une telle insistance pour conquérir un Dieu. C’est ce qu’il y a de plus grand. Et il faut un tumulte pour purifier la terre.
C’est pourquoi Je ne veux pas te voir trop oppressée. Continue plutôt ton survol, avec ton insistance,
- de façon à acquérir toute la force nécessaire pour gagner le Royaume du Fiat Suprême.
Je continuai donc à prier. J’ai senti une main se placer sur mon front.
Et trois petites fontaines sont sorties de cette main .
- de l’une sortait de l’eau,
- d’une autre du feu et
- de la troisième du sang qui inondaient la terre et balayaient les gens, les villes et les royaumes.
C’était horrible de voir les maux qui viendront. Je priais mon bien-aimé Jésus de s’apaiser, Lui demandant des souffrances afin que les gens soient épargnés.
Jésus me dit : Ma fille, l’eau, le feu et le sang vont s’unir pour faire Justice.
Toutes les nations prennent les armes pour faire la guerre et cela irrite encore plus la Justice divine en disposant les éléments pour se venger d’elles.
C’est pourquoi
- la terre déversera le feu,
- l’air enverra des fontaines d’eau et
- les guerres formeront des fontaines de sang humain dans lesquelles beaucoup vont disparaître et des villes et des régions seront détruites.
Quelle méchanceté !
Après avoir souffert tant de maux dans une guerre qu’ils viennent de traverser,
- ils en préparent une autre, plus terrible, et
- ils tentent d’y impliquer le monde entier comme s’il s’agissait d’un seul homme.
Cela ne veut-il pas dire que le mal est entré profondément dans leurs os, au point de transformer leur nature même en péché ?
Ah ! Comme je me sentais mal en entendant cela. Je priais Jésus de mettre de côté la Justice pour laisser entrer la Miséricorde . Et s’Il voulait une victime, j’étais prête, pourvu que le peuple soit épargné. »
…Et si Tu ne veux pas m’accorder cela, ôte-moi de cette terre. Car je ne peux plus rester ici plus longtemps.
Tes privations me donnent une mort continuelle, les fléaux me torturent. Et comment puis-je vivre si je ne peux pas épargner les souffrances à mes frères par mes propres souffrances ? Jésus ! Jésus ! Aie pitié de moi, aie pitié de tous – apaise-Toi et fais plaisir à ta petite fille. »
C’est à ce moment, je ne sais pas comment, que j’ai été parcourue de douleurs que je n’avais pas connues depuis quelque temps. Je suis incapable de dire ce qui s’est passé, et cela me donne l’espoir que les grands maux peuvent être au moins en partie retenus.