Je faisais ma ronde à travers toute la Création selon mon habitude, afin de m’unir aux Actes que la Volonté Suprême exerce en elle.
Mon toujours aimable Jésus, se manifestait en moi. Il me dit :
Ma fille, toutes les choses créées possèdent l’Unité de mon divin Fiat.
Bien que divisés en de nombreux actes, ces actes sont reliés ensemble et inséparables les uns des autres dans l’Unité de la même Volonté Divine .
Voyez le soleil : sa lumière est un acte distinct des autres choses créées, mais sa lumière les réunit tous.
Elle revêt la terre et la relie avec sa lumière. Et la terre se relie à elle et elle boit à grandes gorgées à la fontaine de lumière, elle reçoit ses effets, sa chaleur, ses ardents baisers, et elle forme un acte unique avec le soleil.
La lumière revêt l’air et en devient inséparable .
Elle revêt l’eau. Et l’eau plonge dans la lumière. Et elles s’attachent l’une à l’autre dans leur unité.
En somme, étant donné que la Volonté qui les domine est Une, toutes les choses créées sont reliées entre elles pour devenir inséparables. Et l’une ne pourrait se passer de l’autre.
Or, l’âme qui vit dans mon divin Fiat en possède l’Unité. Elle est de ce fait inséparable de tous les Actes que produit l’Unité de ma Volonté.
Son unité la relie à Dieu. Et elle Me donne la Gloire des Œuvres divines. Son Unité la relie aux Anges et à tous les Saints. et elle Me donne la gloire angélique et celle des Saints.
Elle la relie à toute la Création. Et elle me donne la gloire
- des cieux, du soleil, de la mer,
- en somme, de toutes choses où opère ma Volonté . Elle en est inséparable et forme son unité avec elle.
Par conséquent, seule l’âme qui vit dans ma Volonté peut me donner l’Amour, la Gloire de toute la Création et de toute la Rédemption. Il n’est pas un seul Acte de ma Volonté dont l’âme soit séparée.
Les autres créatures pourraient le dire avec des mots. Mais seule l’âme qui vit dans ma Volonté possède les faits.
Je poursuivais ma Ronde dans la Volonté Suprême.
J’avais offert les premiers actes d’Adam alors qu’il possédait l’unité avec la Volonté Suprême, afin de pouvoir m’unir moi aussi à ces actes parfaits qu’il accomplit au commencement de la Création.
Ensuite j’étais allée m’unir à l’héroïsme d’Abraham. Je me disais : « Quelle Sagesse divine !
On dit seulement d’Adam qu’il fut le premier homme créé par Dieu. Mais il a péché et plongé la famille humaine dans le labyrinthe de tous les maux. Et rien d’autre n’est dit sur lui durant les nombreuses années de sa vie.
Notre Seigneur ne pouvait-il pas revenir pour le soumettre à une autre épreuve et lui demander un autre sacrifice pour mettre sa fidélité à l’épreuve ?
Et alors qu’Adam est tombé dans l’oubli, le Seigneur appelle Abraham. Et après l’avoir mis à l’épreuve et avoir reconnu sa fidélité,
- il le met en avant, il fait de lui le chef des générations, et on parle de lui avec tant de gloire et d’honneur. »
J’étais en train de penser cela lorsque mon Jésus se manifesta en moi. Il me dit : Ma fille, telles sont les dispositions de ma Sagesse infinie.
C’est ma façon habituelle d’agir lorsque, si Je demande un petit sacrifice d’une créature pour son bien,
- et qu’elle me le refuse avec ingratitude, Je ne veux plus lui faire confiance.
J’abandonne mes desseins de l’élever à de grandes choses. Et Je la laisse telle une créature tombée dans l’oubli, que personne ne va désigner du doigt à cause de ses grandes œuvres ou de son héroïsme,
- que ce soit pour Dieu, pour elle-même ou pour les gens.
Tu dois alors distinguer ce que Je voulais d’Adam : le petit sacrifice de se priver d’un fruit. Il ne me l’a pas accordé. Comment pouvais-je lui faire confiance et lui demander un plus grand sacrifice ?
Par contre, Je n’ai pas demandé à Abraham de faire le sacrifice d’un fruit.
Mais J’ai commencé par lui demander de se rendre dans une terre étrangère où il n’était pas né. Et il obéit promptement .
J’ai voulu alors lui faire confiance davantage. Je lui ai prodigué des grâces. Et Je lui ai demandé le sacrifice de son fils unique qu’il aimait plus que lui-même. Et il Me le sacrifia promptement.
Je savais alors qu’il en était capable et que Je pouvais lui faire confiance . Je pouvais tout lui confier.
On peut dire de lui qu’il a été le premier réparateur à qui le sceptre du futur Messie a été confié.
Et par conséquent, Je l’ai élevé à la tête des générations, au plus grand honneur aux yeux de Dieu, ainsi que des siens et des peuples.
La même chose se produit dans toutes les créatures. C’est ma manière habituelle de demander de petits sacrifices :
- se priver d’un plaisir, d’un désir, d’un petit intérêt, d’une vanité,
- ou se détacher de quelque chose qui semble ne faire de tort à personne.
Ces petits tests servent de petits supports où Je dépose le grand capital de ma Grâce
- de façon à les disposer à accepter de plus grands sacrifices.
Lorsqu’une âme me reste fidèle dans les petites épreuves, ma Grâce abonde. Et Je demande de plus grands sacrifices de façon à pouvoir donner plus encore. Je fais d’elle un Prodige de Sainteté.
Combien de saintetés commencent par un petit sacrifice.
Combien d’autres, après m’avoir refusé un petit sacrifice,
- car il leur semblait que c’était une chose sans importance, sont restées
- maigrichonnes dans le bien,
- crétines dans la compréhension,
- faiblardes en marchant sur la voie qui conduit au Ciel.
Les pauvres ! On peut les voir qui rampent en léchant la terre de façon pitoyable.
Par conséquent, ma fille, il faut faire plus attention aux petits sacrifices qu’aux grands. Car les petits sont la force des grands. Ils disposent Dieu à accorder sa Grâce, et l’âme à La recevoir.