Je suivais la Volonté Divine dans ses Actes. Mon Jésus bien-aimé me suivait du Regard pour voir si j’allais visiter toutes ses Œuvres.

Il me dit : Ma fille, Je regarde pour voir si tu vas visiter tous mes territoires.

Tu dois savoir que la Création est un territoire qui m’appartient . La Rédemption ajoute des territoires.

Plus encore,

  • mon Enfance, mes Pleurs et mes Vagissements,
  • mes Prières, mes Travaux, mes Pas,
  • ma Vie publique et privée, sont autant d’appartements que J’ai formés dans mes territoires.

Il n’est pas

  • une seule chose que J’aie faite ni
  • une seule souffrance endurée qui n’ait servi à étendre les limites des Territoires divins afin de pouvoir les donner aux créatures.

Et Je regarde chaque jour pour voir si au moins la petite fille de ma Volonté visite tous mes territoires et entre dans chacun de mes appartements.

Et lorsque Je te vois commencer tes rondes pour visiter

  • le soleil, les étoiles, les cieux, la mer et toutes les choses créées, Je sens que mes territoires,
  • que J’ai formés avec tant d’Amour pour en faire Don aux créatures, ne sont pas abandonnés. Il y en a au moins une qui les visite. Si elle les visite, cela veut dire qu’elle les aime et qu’elle a accepté le cadeau.

Et J’attends avec impatience que tu continues tes visites

  • à Bethléem, l’endroit où Je suis né, pour y visiter mes larmes,
  • mes peines, mes pas, mes travaux,
  • les miracles que J’ai opérés,
  • les sacrements que J’ai institués,
  • ma Passion, ma Croix
  • tout, en somme.

Et Je te fais prendre conscience de ce qui a pu t’échapper, pour que tu fasses ta petite visite, même en passant. Oh ! comme Je suis heureux que mes appartements soient tous visités.

Ma fille, comme il est pénible

  • de donner et de ne pas être reconnu,
  • de donner sans que personne ne prenne le bien que l’on veut donner.

Et sais-tu ce que Je fais ? Quand Je te vois, toute seule, parcourir tous mes territoires et visiter mes appartements, Je te donne tous les Biens qu’ils contiennent, de telle sorte que ce que Je devrais donner aux autres, Je le centralise en toi.

Ainsi, Je te donne tout, et toi tu Me donnes tout. De fait, pour pouvoir tout donner à l’âme, Je dois tout trouver en elle . Pour qu’elle soit capable de tout Me donner, elle doit tout posséder. Celle qui a tout, a la capacité de pouvoir tout Me donner et de tout recevoir.

Après quoi je ressentis une telle envie de dormir qu’il m’était impossible même d’écrire. Je me disais : « Pourquoi cette somnolence alors que j’ai toujours été éveillée de nature ? »

Mon bien-aimé, se manifestait en moi. Jésus me dit :

Ma fille, Un médecin va endormir le pauvre patient sur qui il doit pratiquer une opération afin qu’il ne sente pas l’acuité de la douleur des coupures qu’il doit faire sur le pauvre infirme,

De la même manière, Moi, céleste Médecin, qui t’aime tant, afin que tu ne ressentes pas la pression continuelle de ma Privation,

  • ses coups répétés
  • la dureté de ses douloureuses coupures, Je te fais dormir pour qu’ainsi, en interrompant ton martyre, le sommeil puisse t’apporter un peu de répit après une douleur si intense.

Mais pendant que tu dors, ton Jésus te tient dans ses Bras Et Je continue mon œuvre dans ton âme.

De plus, Je te fais dormir

  • afin que ma Justice, si irritée par les offenses des créatures, puisse suivre son cours et frapper les créatures
  • et aussi pour qu’en dormant tu puisses non seulement la laisser libre de s’exercer, mais pour que tu n’aies pas à souffrir de voir ses justes coups sur un monde sans gratitude.

Oh ! si tu pouvais voir

  • avec quelle délicatesse ton Jésus t’embrasse pour que tu ne ressentes pas ses étreintes,
  • avec quelle douceur Je t’embrasse pour que tu ne sentes pas le toucher de mes lèvres .
  • combien doucement Je te répète : « Ma pauvre fille, ma pauvre fille, quel martyre que le tien », afin que le son de ma Voix ne te réveille pas .
  • et combien, sans éclats de voix ni mouvements, Je poursuis l’Œuvre du Royaume de ma Volonté Divine dans ton âme,

tu ne dirais plus alors que Je ne t’aime plus comme avant .

Tu me dirais au contraire : « Oh ! combien Jésus m’aime ! Et s’Il fait que je m’endors, c’est afin que je ne souffre pas davantage. »

Après quoi je suivais la Volonté Divine. Mon doux Jésus ajouta :

Ma fille, pour former une plus grande Lumière, il faut plus de chaleur. La lumière et la chaleur sont inséparables l’une de l’autre.

S’il y a de la lumière, il doit y avoir de la chaleur. Car la nature de la lumière est chaleur, et la nature de la chaleur est lumière.

Cependant, si quelqu’un veut une grande lumière, il faut beaucoup de chaleur. Ce sont toutes deux des forces équivalentes. C’est ensemble qu’elles forment leur vie.

Or, celui qui fait ma Volonté et vit en Elle reçoit la Vie de la Lumière et de la Chaleur de son Créateur.

Lorsque l’âme pense à ma Volonté Divine , elle forme la chaleur. En parlant de ma Volonté Divine , elle ajoute plus de chaleur. Lorsque l’âme agit afin de L’accomplir, elle redouble la chaleur . En suivant ses voies, elle multiplie la chaleur. Et la Lumière devient plus brillante, plus forte. Elle s’étend et se répand davantage.

Ainsi, il n’est pas une partie de son être qui ne répande des rayons de Lumière vivifiante. Et plus encore, étant donné qu’elle possède la Source de Vie de la Lumière, qui est mon suprême Fiat.

Tu comprendras alors que les créatures possèdent autant de Lumière et de Chaleur

  • qu’elles ont de contact avec ma Volonté et
  • qu’elles s’efforcent de l’accomplir dans leurs actions.

Et si ce n’est pas le cas, même si on les voit faire le bien,

  • c’est un bien sans vie, sans lumière et sans chaleur.

Ce sont des vertus superficielles

  • qui forment une lumière et une chaleur peintes et
  • qui, si on les touche, sont froides et sans le bien d’une lumière vivifiante qui donne vie.

Il arrive souvent que les œuvres accomplies sans ma Volonté Divine , en ces occasions, révèlent combien elles étaient nourries par des passions et des vices colorés de ce bien apparent.

Il garda ensuite le silence. Je m’efforçais de m’abandonner tout entière dans sa Volonté afin de La suivre.

Jésus, mon très grand bien, poursuivit. Il dit :

Ma fille, en créant l’homme, notre Divinité l’a entièrement lié à Nous. Ainsi,

  • sa mémoire, son intellect et sa volonté étaient des liens d’union
  • ses yeux, sa langue, son ouïe, son cœur, ses mains et ses pieds étaient des liens.

Si la créature vit dans ma Volonté,

  • en plaçant chacun de ces liens en une position correcte, elle reçoit l’attitude de la Vie divine.

Ainsi, elle est formée et elle se développe comme une petite plante qui,

  • possédant la fécondité de la terre,

  • remplie d’humeurs vitales,

  • arrosée d’une eau pure et abondante,

  • est tout entière exposée aux rayons bénéfiques du soleil et reçoit sa lumière continuelle.

Oh !

  • comme elle pousse bien !
  • combien savoureux sont ses fruits !
  • comme ils sont recherchés, aimés et appréciés !

L’âme, reçoit continuellement la Vie de Dieu au moyen de ces liens. Ils se communiquent à chaque partie de son être, plus que les rayons du soleil.

Ainsi elle est

  • préservée comme une terre féconde,
  • remplie d’humeurs vitales et divines qui, mieux que le sang, coulent en elle. Comme elle pousse bien !

Elle est la bien-aimée, celle que recherchent le Ciel et la terre. Sa vie, ses œuvres, ses paroles, mieux que des fruits, font le bonheur de tous. Dieu Lui-même prend plaisir à goûter des fruits si précieux.

Par conséquent, comment peux-tu avoir peur que Je puisse te quitter alors que tu es attachée à Moi avec tant de liens par qui tu reçois la Vie continuelle ?