Je pensais à la Volonté Divine et au mal causé par la volonté humaine.
Mon Jésus bien-aimé, très affligé, me dit : Ma fille,
tout ce que J’ai souffert dans mon Humanité n’était rien d’autre que le mal que la volonté humaine avait amené dans la pauvre créature. Il constituait sa prison, lui enlevait la possibilité de s’élancer
- vers Dieu,
- jusqu’au Ciel, et
- partout où elle voulait aller.
La créature
- était incapable de faire le bien et
- était entourée d’épaisses ténèbres.
Je suis venu sur la terre. Je me suis enfermé dans la prison du Sein de ma chère Mère.
Même si cette prison était sainte, il est indéniable que c’était la prison
- la plus étroite et la plus obscure du monde, si bien qu’il m’était impossible
- d’étendre une main
- ni de faire un pas, ou même
- ni d’ouvrir un œil.
Voilà ce que la volonté humaine avait fait aux créatures.
Moi, dès l’instant de ma Conception, je suis venu souffrir la douleur
- d’abattre la prison de la volonté humaine et
- de restaurer ce qui était perdu.
Je voulais naître dans une étable et connaître la plus extrême pauvreté.
Car la volonté humaine avait formé ces étables. Les passions avaient accumulé du fumier dans l’âme des pauvres créatures
- en soufflant sur elles un vent glacé qui les engourdissait intérieurement.
Tout cela influençait la nature de la pauvre créature
- au point de lui ôter non seulement tout bonheur terrestre,
- mais de lui faire connaître la pauvreté de l’âme aussi bien que du corps.
Je voulais souffrir
- le froid, la pauvreté extrême et l’odeur du fumier de cette étable.
En ayant près de Moi deux bêtes, J’ai eu la douleur de voir
- que la volonté humaine avait presque converti en un animal notre Œuvre la plus belle, notre précieux joyau, notre chère image, l’homme.
Il n’y a pas de souffrance que J’aie endurée
- qui n’ait eu sa source dans la volonté humaine.
Je me suis soumis à tout
- a fin de rétablir la créature dans le Royaume du Divin Fiat.
Dans ma Passion même J’ai voulu souffrir la douleur d’être
- dépouillé pour la flagellation,
- écartelé nu sur la croix au point que tous mes os pouvaient être comptés, au milieu de la confusion, de l’abandon et d’une indescriptible amertume.
Tout cela n’était rien d’autre que le produit de la volonté humaine
- qui avait dépouillé l’homme de tous les biens et
- qui, de son souffle empoisonné, l’avait couvert de confusion et de disgrâce au point de le transformer de si horrible façon
- qu’il devenait la risée de ses ennemis.
Ma fille, si tu veux connaître tous les maux engendrés par la volonté humaine,
- examine soigneusement ma Vie,
- énumère une par une toutes les Souffrances. Tu verras imprimée en lettres noires la sinistre histoire de la volonté humaine.
Tu ressentiras une telle horreur en la lisant que tu seras heureuse de mourir
- plutôt que d’en laisser entrer en toi une seule syllabe.
Après quoi Jésus se tut. Il était triste, pensif et affligé.
Il regarda autour de Lui et au loin
- comme s’Il voulait juger des dispositions des créatures. Ne les voyant pas disposées, Il garda un profond silence. J’ai alors passé quelques jours de privation,
- comme s’Il ne voulait plus vivre en moi.
Puis, tel un soleil qui se lève, je l’ai senti qui se manifestait en moi. Il me dit :
Ma fille, lorsque Je parle, une Vie sort de Moi. Ceci est le plus grand des cadeaux.
Je dois voir si une créature puisse recevoir cette Vie. s’il existe, de la part des créatures, une disposition où cette Vie soit reçue
Ne la voyant pas, Je suis contraint de garder le silence Car il n’y pas d’endroit où Je peux déposer cette Vie, ce grand Don..
Pour cette raison souvent, Je ne parle pas Car ce qui concerne le divin Fiat n’est pas seulement pour toi, mais servira aussi aux autres créatures.
C’est en toi principalement que mon divin Fiat formera son Centre, afin d’être transmis pour le bien des autres.
Aussi, lorsque Je garde le silence,
- tu pries pour que soit connu le Royaume de ma Volonté et
- tu souffres de te voir privée de Moi, ta Vie. Vivre sans la Vie est le plus grand des martyres.
Ces souffrances et ces prières feront mûrir le Don. Elles me font ouvrir la bouche
- pour en faire sortir la Vie nouvelle de ma Volonté Divine , Elles disposent les créatures à La recevoir. Ces souffrances sont supérieures aux rayons du soleil
- qui font venir à maturité les champs, les fruits et les fleurs.
Par conséquent, tout est nécessaire : Silence, Souffrances et Prières pour le décorum des manifestations de ma Volonté.