Je faisais l’heure où Jésus institua la très sainte Eucharistie. Se manifestant en moi, Il me dit :

Ma fille, lorsque J’accomplis un Acte, Je commence par regarder s’il existe une créature en qui Je peux déposer cet Acte, quelqu’un capable

  • de prendre le bien que Je fais,
  • de veiller sur Lui et
  • de Le protéger.

Lorsque J’ai institué le Saint Sacrement, J’ai cherché une créature.

Ma Reine Mère s’est offerte

  • pour recevoir cet acte et le dépôt de ce grand Don.

Elle disait :

« Mon Fils, si je T’ai offert mon sein pour veiller sur Toi et te défendre,

je t’offre maintenant mon Cœur maternel pour recevoir ce grand dépôt.

Je dispose autour de ta Vie sacramentelle

  • mes affections, les battements de mon cœur,
  • mon amour, mes pensées et mon être tout entier pour Te défendre, T’accompagner, T’aimer et Te faire réparation.

Je m’engage à Te récompenser pour le Don que Tu nous fais. Confie-Toi à ta Mère et je veillerai à défendre ta Vie sacramentelle.

Et puisque Tu m’as constituée Reine de toute la Création,

  • j’ai le droit de disposer autour de Toi toute la Lumière du soleil
  • pour Te rendre hommage et adoration.

Je place autour de Toi pour Te rendre Amour et Gloire

  • les étoiles, le ciel, la mer et tous les habitants de l’air. »

Assuré de savoir où placer le grand dépôt de ma Vie sacramentelle et et faisant confiance à ma Mère

  • qui m’avait donné toutes les preuves de sa fidélité, J’instituai le très saint Sacrement.

Elle était la seule créature digne

  • d’en avoir la garde,
  • de Le défendre et
  • de faire réparation pour mon Acte.

Tu vois donc que

  • lorsque les créatures Me reçoivent,
  • Je descends en elles accompagné des Actes inséparables de ma Mère,

C’est uniquement à cause de cela

  • que Je peux supporter ma Vie sacramentelle.

C’est pourquoi il est nécessaire,

  • lorsque Je veux opérer une grande œuvre digne de Moi, que Je commence par choisir une créature
  • afin d’avoir premièrement un lieu où déposer mon Don. ensuite, d’obtenir réparation.

C’est la même chose dans l’ordre naturel : si le fermier veut semer, il ne répand pas ses graines au milieu de la route. Il commence par chercher une parcelle. Puis il travaille la terre, y creuse des sillons avant de semer.

Et pour que sa semence soit en sécurité,

  • il la recouvre en attendant avec impatience la récolte en échange de son travail et des grains qu’il a confiés à la terre.

C’est ce que J’ai fait avec toi : Je t’ai choisie, préparée. Puis Je t’ai confié le grand Don des Manifestations de ma Volonté.

Et tout comme

  • J’ai confié à ma Mère bien-aimée le sort de ma Vie sacramentelle,
  • J’ai voulu te confier à toi aussi le sort du Royaume de ma Volonté.

Je continuais à penser à tout ce que mon Dieu bien-aimé avait fait et souffert dans le cours de sa Vie.

Il ajouta :

Ma fille, ma Vie fut très brève sur terre et la plus grande partie fut cachée. Mais bien que très courte,

  • comme une Volonté Divine animait mon Humanité, que de Bien Elle a fait !

L’Église tout entière dépend de ma Vie et s’abreuve à ma Doctrine. Chacune de mes Paroles est une fontaine qui désaltère le chrétien. Chaque Exemple est plus qu’un soleil qui

  • illumine,
  • réchauffe,
  • enrichit et
  • fait croître les plus grandes saintetés.

Si l’on devait prendre

  • tous les saints, - les plus grandes âmes,
  • toutes leurs souffrances et leur héroïsme, et les comparer à ma très courte Vie, ils ne seraient toujours que de petites flammes en face d’un grand Soleil.

Et comme la Volonté Divine régnait en moi, toutes

  • les souffrances, les humiliations, les confusions,
  • les oppositions et les accusations de mes ennemis au cours de ma Vie et de ma Passion ont servi à leur humiliation et à leur plus grande confusion.

La Volonté Divine était en Moi. Ce qui arrivait était comparable à ce qui se passe avec le soleil.

Lorsque des nuages s’étirent dans le ciel et semblent vouloir obscurcir la surface de la terre -en masquant momentanément l’éclat de la lumière solaire.

Le soleil se moque des nuages, car

  • leur existence dans l’air n’est pas éternelle,
  • leur vie est passagère et un léger souffle de vent suffit à les disperser, alors que le soleil est toujours triomphant dans la plénitude de sa lumière qui domine et remplit toute la terre.

Il en est de même pour Moi : Tout ce que mes ennemis ont pu Me faire et ma Mort même, c’étaient autant de nuages qui recouvraient mon Humanité,

  • mais quant au soleil de ma Divinité, ils ne pouvaient l’atteindre.

Dès que le vent de la Puissance de ma Volonté Divine a soufflé,

  • les nuages ont été dispersés. Et mieux qu’un soleil, Je ressuscitai triomphalement et glorieusement
  • en laissant mes ennemis plus humiliés que jamais.

Ma fille, dans l’âme où règne ma Volonté dans toute sa plénitude, les minutes de vie sont des siècles

  • et des siècles de plénitude de tous les Biens.

Là où Elle ne règne pas, les siècles de vie contiennent à peine quelques minutes de biens.

Et si l’âme où règne ma Volonté souffre

  • des humiliations, des contradictions et des peines, elles ne sont que des nuages
  • que le vent de mon divin Fiat chasse sur ceux qui les causent. Et ils seront leur honte
  • pour avoir osé toucher aux porteurs de ma Volonté éternelle.

Je pensais ensuite à la souffrance de ma Mère, douloureuse et le Cœur transpercé, -lorsqu’elle se sépara de son Jésus en le laissant mort dans son sépulcre.

Et je me disais : « Comment est-il possible d’avoir assez de force pour Le quitter ? Il est vrai qu’Il était mort, mais c’était toujours le Corps de Jésus. Comment son amour maternel ne l’a-t-il pas consumée et empêchée de s’éloigner même d’un seul pas de son corps sans vie ? Quel héroïsme ! Quelle Force ! »

Je pensais cela lorsque mon cher Jésus se manifesta en moi et Il me dit :

Ma fille, veux-tu savoir comment ma Mère a eu la force de me quitter ?

Le secret de sa force était dans ma Volonté qui régnait en elle. Elle vivait d’une Volonté divine, non humaine. Elle avait par conséquent une Force incommensurable.

Or tu dois savoir que lorsque ma Mère transfixée m’a laissé dans le sépulcre, ma Volonté l’a gardée immergée dans deux mers immenses :

  • l’une de Douleurs, et
  • l’autre, plus vaste, de Joies et de Béatitudes.

Et si la Mer de Douleurs lui faisait souffrir tous les martyres,

  • l’autre Mer de Joies lui donnait le Bonheur

Sa belle âme me suivait dans les limbes

  • pour participer à la fête organisée pour Moi par les patriarches, les prophètes, sa mère et son père, et notre cher saint Joseph.

Par ma Présence, les limbes sont devenus un paradis. Je ne pouvais faire moins que lui permettre, à elle

  • qui me fut inséparable dans mes Douleurs, d’assister à la première fête des créatures.

Sa Joie était si grande qu’elle eut la Force de se séparer de mon corps, pour se retirer et pour attendre

  • l’accomplissement de ma Résurrection et
  • l’achèvement de ma Rédemption.

La Joie la soutenait dans son Chagrin. Et son Chagrin la soutenait dans sa Joie.

Quiconque possède ma Volonté ne peut jamais manquer de Force ni de Joie, et a tout à sa disposition.

N’en fais-tu pas toi-même l’expérience

  • lorsque tu es privée de Moi et lorsque tu te sens consumée ?

La Lumière du divin Fiat forme alors sa Mer de Bonheur et te donne la Vie.