En attendant son retour. mon aimable Jésus me fait souffrir. Oh ! comme ma petite âme se languit de Lui et à quoi se voit-elle réduite sans Lui !

Elle est comme une terre sans eau et sans soleil, qui meurt de soif dans une obscurité si grande que je ne sais où faire un pas pour retrouver le seul qui puisse me donner de l’eau, étancher ma soif et faire que le soleil se lève pour éclairer mes pas afin de pouvoir trouver celui qui m’a quittée.

Ah ! Jésus ! Jésus ! Reviens ! Ne sens-tu pas mon cœur qui bat en toi, qui appelle et peine à battre sans ce qui le fait vivre, et qui n’a plus la force de t’appeler ? Je disais tout cela.

Mon très grand bien, Jésus, se manifesta en moi et me fit voir trois cordes. Elles étaient assemblées et fixées dans les profondeurs de mon âme. Ces cordes descendaient du Ciel où elles étaient reliées à trois cloches. Je voyais Jésus comme un petit enfant qui, avec des grâces infinies, tirait très fort sur ces cordes qui résonnaient alentour.

Tous venaient voir qui faisait sonner ces cloches avec tant de force pour attirer l’attention du Ciel tout entier. J’étais moi-même stupéfaite.

Jésus me dit : Ma fille, dans l’âme où règne ma Volonté, il y a trois cordes d’or pur qui descendent

  • de la Puissance du Père,
  • de la Sagesse du Fils et
  • de l’Amour du Saint-Esprit. Et lorsque cette âme travaille, aime, prie et souffre,
  • Je prends en main les cordes et
  • Je mets en branle notre Puissance, notre Sagesse et notre Amour pour le bien et la gloire de tous les bienheureux et de toutes les créatures. Le son de ces cloches est si fort et si harmonieux
  • qu’il invite tout le monde à la fête.

C’est pourquoi chacun accourt pour célébrer ton acte.

Ainsi, tu peux voir que les actes de l’âme où règne ma Volonté

  • sont formés au Ciel dans le Sein de ton Créateur et
  • qu’ils descendent sur terre par le moyen de ces trois cordes de notre Puissance, de notre Sagesse et de notre Amour,
  • avant de retourner à leur Source pour rendre Gloire à la Divinité.

Je prends plaisir à tirer sur ces cordes pour que tous entendent le son de ces cloches mystérieuses.

Après quoi j’entendis que l’on exposait le Saint-Sacrement dans mon église. Je me disais que pour moi, il n’y avait

  • ni service religieux
  • ni exposition du Saint-Sacrement.

Mon doux Jésus, sans me donner le temps d’ajouter une autre pensée, vint me dire :

Ma fille, l’exposition du Saint-Sacrement n’est pas nécessaire pour toi.

Car quiconque fait ma Volonté a la plus grande et la plus continuelle exposition que puisse avoir ma Volonté dans toute la Création.

De fait, chaque créature animée par ma Volonté

  • forme toutes les expositions pouvant exister.

Qu’est-ce qui forme ma Vie divine dans l’Eucharistie ? Ma Volonté. Sans ma Volonté suprême qui anime l’hostie,

  • il n’y aurait pas en elle de Vie divine.

Ce ne serait qu’une simple hostie blanche

  • qui ne mériterait pas l’adoration des fidèles.

Or, ma fille, ma Volonté est exposée dans le soleil. Et tout comme l’hostie est recouverte d’un voile qui cache ma Vie,

  • le soleil a lui aussi un voile de Lumière qui cache ma Vie.

Et pourtant,

  • qui s’agenouille, qui envoie un baiser d’adoration,
  • qui remercie ma Volonté exposée dans le soleil ? Personne. Quelle ingratitude !

Et malgré tout, ma Volonté ne s’arrête pas. Elle continue à faire le bien sous son voile de Lumière. Elle suit les pas de l’homme. Elle revêt ses actions. Où qu’il aille, sa Lumière est devant lui et derrière lui,

  • pour offrir de le prendre triomphalement dans son Sein de Lumière et
  • pour lui donner ce qui est bon. Et Elle est disposée à lui donner ce Bien et cette Lumière,
  • même s’il n’en veut pas.

Oh, ma Volonté ! Combien Tu es invincible, aimable, admirable et immuable pour faire le bien, inlassablement et sans jamais te retirer.

Vois-tu la différence entre

  • l’exposition de l’Eucharistie et
  • l’exposition continuelle de ma Volonté dans toutes les choses créées ?

Pour l’Adoration Eucharistique,

  • l’homme doit se déranger.
  • Il doit s’en approcher et se disposer à recevoir ses Bienfaits Sinon, il ne reçoit rien.

Mais pour l’exposition de ma Volonté dans les choses créées,

  • ce sont les choses qui vont vers l’homme.
  • C’est Elle qui se dérange.

Et en dépit du fait qu’il n’y soit pas même disposé, ma Volonté se montre généreuse et l’inonde de ses Biens.

Et cependant, personne n’est là pour adorer ma Volonté éternelle dans toutes ses expositions.

Dans le soleil, symbole de l’Eucharistie, ma Volonté répand sa Lumière, sa Chaleur et ses innombrables Bienfaits, mais toujours en silence, sans jamais dire un mot ni même faire un reproche

  • malgré les horribles péchés qu’Elle peut voir.

Dans la mer, cependant, sous les voiles de l’eau, ma Volonté présente ses expositions de manière différente .

Elle semble parler dans les murmures de l’eau. Elle commande le respect par le tumulte retentissant des brisants . Elle peut renverser les navires et emporter les hommes

  • sans que personne ne puisse résister.

Ma Volonté dans la mer

  • donne une exposition de sa puissance et
  • s’exprime dans le murmure des vagues. Elle parle dans les hautes vagues en appelant l’homme
  • à l’aimer et à la craindre.

Ma Volonté, voyant qu’elle n’est pas écoutée,

  • fait une exposition de la Justice divine et
  • change ses voiles en tempêtes qui déferlent irrésistiblement sur les hommes.

Oh ! si les créatures prêtaient attention

  • à toutes les expositions de ma Volonté dans la Création tout entière, ils seraient alors toujours dans un acte d’Adoration devant ma Volonté exposée
  • dans les champs de fleurs où Elle répand son parfum,
  • dans les arbres chargés de fruits aux multiples saveurs. Car il n’est pas une seule chose créée où ma Volonté ne fasse une exposition divine et spéciale.

Et comme les créatures ne Lui rendent pas les honneurs auxquels ma Volonté a droit dans la Création, c’est à toi qu’il revient de maintenir l’adoration perpétuelle du Fiat Suprême exposé dans toute la Création.

Tu es ma fille,

celle qui s’offre comme adoratrice perpétuelle de cette Volonté

  • Qui n’a pour l’instant personne pour l’adorer et
  • Qui ne reçoit pas d’échange d’Amour de la part des créatures.