Privée de mon doux Jésus, je sentais mon pauvre cœur douloureusement broyé. Oh ! comme il souffrait et gémissait !
En faisant ma ronde habituelle dans toute la Création pour suivre en elle les actes de sa Volonté, arrivée à la mer, j’appelai mon Jésus et je Lui dis :
« Mon Jésus, viens, reviens ! Ta petite fille t’appelle dans la mer. Je t’appelle par le murmure dans l’immensité de l’eau. Je t’appelle dans l’éclair argenté des poissons., Je t’appelle avec la puissance de ta Volonté qui s’étend dans cette eau.
Si tu ne veux pas écouter ma voix qui t’appelle, écoute toutes les voix innocentes qui sortent de cette mer et qui t’appellent. Oh ! ne m’oblige pas à te presser davantage ! Je ne peux plus le supporter ! » Mais hélas, malgré toutes les voix de la mer, Jésus n’est pas venu.
J’ai dû par conséquent continuer vers le soleil et je l’ai appelé de là. Je l’ai appelé dans l’immensité de sa lumière. Je l’ai ainsi appelé en toutes choses. Je l’ai appelé dans le nom de chaque chose créée et avec sa propre Volonté qui règne sur elles.
Puis, parvenue sous la voûte des cieux, je Lui dis : « Écoute, Jésus, je t’apporte toutes tes Œuvres. N’entends-tu pas la voix du ciel tout entier, les innombrables voix des étoiles qui t’appellent ? Elles veulent t’entourer et rendre visite à leur Créateur et Père, et Tu veux les renvoyer ? »
Et comme je disais cela, mon doux Jésus est venu se placer au milieu de toutes ses œuvres, et Il m’a dit :
Ma fille, quelle belle surprise tu me fais aujourd’hui ! Tu as amené toutes mes Œuvres pour me rendre visite. Je sens ma Gloire et mon Bonheur redoubler
- en me voyant entouré par toutes mes Œuvres
- que Je reconnais comme mes enfants.
Tu as agi aujourd’hui comme une fille
- qui aime beaucoup son père et
- qui reconnaît que son père aime se voir entouré et visité par tous ses enfants.
Cette fille les appelle tous, et elle aime chacun d’eux. Elle réunit tous ses frères et sœurs et surprend son père. Pas un ne manque à l’appel et le père reconnaît tous les membres de sa famille. Oh ! comme il se sent glorifié par tous ses enfants ! Son bonheur atteint son sommet et pour combler sa joie, il prépare une fête plantureuse. Tous ensemble, le père et ses enfants font la fête.
Dans la plénitude de son bonheur, le père reconnaît la fille qui a rassemblé toute sa famille pour le surprendre et lui procurer tant de bonheur. Cette fille sera aimée davantage parce qu’elle est la raison d’une si grande joie.
Ma fille, lorsque tu m’appelais dans la mer avec toutes ses voix, J’écoutais et Je disais : « Qu’elle aille parmi toutes les choses créées jusqu’à ce qu’elle les ait toutes rassemblées, et alors je me laisserai trouver. Ainsi, J’aurai toutes mes Œuvres qui sont autant de mes enfants. Ils me rendront heureux, et Je les rendrai heureux. »
La vie dans ma Volonté contient d’indescriptibles surprises. Je peux dire que là où Elle règne, l’âme devient mon Bonheur, ma Joie, ma Gloire. Je prépare pour elle un banquet de la connaissance de ma Volonté. Nous avons plaisir à être ensemble. Nous étendons le Royaume du Fiat Suprême afin qu’Il soit connu, aimé et glorifié.
C’est pourquoi J’attends souvent ces surprises de ma fille qui me rend visite avec toute ma famille.
De plus, toutes nos Qualités divines sont répandues dans la Création. Chaque chose créée occupe une fonction de nos Attributs.
- L’une est l’enfant de notre Puissance,
- l’autre de notre Justice,
- une autre encore de notre Lumière, de notre Paix. Bref, chaque chose créée est l’enfant d’un de nos Attributs.
Aussi, - lorsque tu m’apportes l’ensemble de la Création,
- tu es porteuse de mon Bonheur répandu en Elle.
Et Je reconnais
- mon enfant dans la Lumière du soleil,
- l’enfant de ma Justice dans la mer,
- l’enfant de mon Empire dans le vent, et
- l’enfant de ma Paix dans la floraison de la terre.
En somme,
- Je reconnais chacun de mes Attributs dans toutes les choses créées et
- Je prends plaisir à reconnaître mes enfants que m’amène la petite fille de ma Volonté.
Je fais comme le père qui a un très grand nombre d’enfants, et chacun occupe une place d’honneur :
- l’un est un prince,
- un autre est juge,
- un autre encore est représentant,
- celui-ci est sénateur et
- celui-là gouverneur Le père se sent le plus heureux Lorsqu’il reconnaît en chaque enfant le rang honorifique élevé que chacun d’eux occupe.
Ainsi, tout comme les choses ont toutes été créées
- pour rendre heureux les enfants du Fiat Suprême en voyant que tu nous apportes toutes nos Œuvres
- Nous reconnaissons en toi notre dessein.
Oh, comme nous aimons te voir faire tes rondes pour réunir toutes nos œuvres afin de Nous apporter le Bonheur répandu dans toute la Création ! Par conséquent, que tes envols dans ma Volonté soient continuels.
Puis, ayant reçu la sainte Communion, je dis à mon bien-aimé Jésus :
« Mon amour et ma vie,
- ta Volonté a la vertu de pouvoir multiplier ta Vie pour autant de créatures qui existent et existeront sur la terre.
Et moi, dans ta Volonté, je veux former autant de Jésus afin de te donner
- à chaque âme du Purgatoire,
- à chaque bienheureux dans le ciel, et
- à chaque créature sur la terre. »
Je disais cela lorsque mon céleste Jésus me dit :
Ma fille,
- pour quiconque vit dans ma Volonté,
- la Volonté Divine multiplie les actes de l’âme pour autant de créatures qui existent.
L’âme reçoit l’Attitude divine et ses actes deviennent les actes de tous. C’est exactement l’Œuvre de la Divinité :
- un acte accompli par l’âme est multiplié et
- chacun peut faire sien cet acte comme s’il avait été accompli par lui-même, bien que ce ne soit qu’un seul acte.
L’âme où règne ma Volonté se place dans la même condition que Dieu Lui-même,
- que ce soit pour la gloire ou pour la souffrance, selon que la créature reçoive ou rejette cet acte.
La gloire de cet acte peut apporter à chacun le Bienfait et la Vie de Jésus. Cet acte est grand, exubérant et infini.
La souffrance de ce
- que toutes les créatures n’acceptent pas ce Bien et
- que ma Vie demeure suspendue sans apporter les Bienfaits de ma Vie divine est une Souffrance qui surpasse toutes les souffrances.