J’avais reçu la Communion et je restais affligée et désespérée parce que les quintes de toux étaient si fortes et si nombreuses que j’en suffoquais sans pouvoir penser ni être avec Jésus comme d’habitude.

Après plus d’une heure de toux violente, je me suis calmée et je me disais :

« Il y a déjà plus d’une heure que j’ai reçu Jésus et je n’ai pas été capable de me recueillir pour être seule avec Lui. Les accidents de l’Hostie sont maintenant consommés, Jésus est parti et je ne sais pas où Le retrouver.

Alors, pour moi aujourd’hui,

  • c’est comme si je n’avais pas reçu la sainte Communion. Mais après tout, en cela, j’embrasse, j’adore et je bénis le Fiat Suprême.

Je pensais cela lorsque mon doux Jésus sortit de mon intérieur,

  • appuyant sa Tête contre mon épaule et
  • me soutenant de son bras pour me donner de la force. Car j’étais épuisée et je me sentais mourante.

Toute bonté, Il me dit :

Ma fille, ne sais-tu pas qu’il y a une Communion

  • qui est éternelle, si grande,
  • qui n’est pas sujette à diminuer ou à être consommée ?

Ses voiles qui les cachent aux créatures, ne périssent pas comme les voiles de l’Hostie sacramentelle. Elle se donne à chaque instant, à chaque souffle, à chaque palpitation et en toutes circonstances.

On devrait toujours garder la bouche ouverte

  • pour La recevoir,
  • pour Les recevoir toutes, sinon, certaines restent à l’extérieur de l’âme sans y entrer.

C’est-à-dire avec la volonté de toujours vouloir recevoir

  • cette Communion si grande et incessante,. qui,
  • même en se donnant en continu,
  • ne se diminue ni se consume.

Tu as déjà compris de quoi il s’agit. Cette Communion si grande et si continuelle est mon Fiat Divin.

Elle coule

  • en tant que Vie dans ton âme
  • en tant que Chaleur pour te féconder et te faire grandir
  • en tant qu’Aliment pour te nourrir. Elle coule
  • dans le sang de tes veines, dans le battement de ton cœur, en tout.

Elle est toujours prête à se donner à toi lorsque tu veux La recevoir. Elle t’y noierait tant Elle désire se donner à toi, si tu veux La recevoir.

Avec Raison, avec Justice et de Droit,

  • la Communion de ma Volonté devait être illimitée et impérissable. parce qu’Elle est l’Origine, le Moyen et la Fin de la créature.

Par conséquent la créature devait être capable

  • de La recevoir et
  • de ne jamais en manquer

En fait, ce qui est origine, moyen et fin doit toujours pouvoir être donné et reçu.

Sinon, il manquerait à la créature

  • le commencement de sa vie, le moyen de la maintenir. Elle perdrait la fin de sa destination.

C’est pourquoi, ma Sagesse infinie ne pouvait permettre

  • que la Communion de ma Volonté fût limitée envers elle.

Par contre, la Communion sacramentelle ne fut pas instituée

  • en tant qu’origine et fin des créatures,
  • mais en tant qu’un moyen, une aide, un rafraîchissement et un remède.

Les moyens, les secours, etc. sont donnés de façon limitée. Ils ne sont pas perpétuels. Les voiles des accidents sacramentels sont donc sujets à être consommés.

Si les créatures aiment Me recevoir continuellement, il y a la grande Communion du Fiat éternel

  • qui est prête de Se donner à elles en permanence.

Cependant, tu étais affligée et presque troublée en pensant que les espèces sacramentelles étaient consommées.

Tu n’avais aucune raison de t’affliger

  • parce qu’en toi et en dehors de toi il y a la Communion de ma Volonté
  • qui n’est sujette à aucune consommation.

Sa Vie est toujours dans sa plénitude. Mon Amour ne pourrait tolérer que la petite fille de notre Volonté soit incapable de recevoir notre Vie divine, toujours nouvelle et continuelle. »

Je continuais cependant de me sentir malade

Je faisais la ronde dans la Création

  • pour suivre les Actes de la Volonté Suprême.

J’ai ressenti en moi une note de tristesse parce que l’obéissance m’avait imposé d’obéir en m’enlevant ma maladie, alors que je soupirais pour le Ciel.

J’aurais voulu faire un saut du milieu de la Création

  • afin d’atteindre ma Patrie tant désirée, en priant les cieux, les étoiles, le soleil et toutes les choses créées de m’accompagner.

En fait, comme ‘un’ est le Fiat qui nous donne la vie, j’avais des droits disant

  • qu’ils ne devaient pas me laisser seule,
  • mais qu’ils devaient me suivre jusques aux portes éternelles, en attendant que cette Volonté qui m’avait possédée sur la terre
  • me reçoive d’abord dans le Ciel.

Ensuite, après mon entrée dans la céleste et béatifique Volonté,

  • ils pourraient se retirer, chacun à sa place. Mais comme je ne pouvais pas faire cela,
  • j’étais mélancolique en parcourant toute la Création.

C’est alors qu’une Voix puissante, harmonieuse et argentée se fit entendre du Centre de la Création en disant :

« Ta note de tristesse s’est communiquée à toutes les choses créées.

Tu nous a tous plongés aujourd’hui dans la mélancolie. Sois bien sûre que nous allons tous t’accompagner au Ciel . Il est juste que celle

  • qui a été parmi nous,
  • qui nous a tenu compagnie, ne puisse entrer au Ciel sans notre compagnie.

Mais toute la Création restera sans celle

  • qui y apporte la gaieté, qui la garde en fête.

Ton écho ne résonnera plus parmi nous, qui nous permettait, par ta voix,

  • de glorifier et d’aimer cette Volonté Divine qui nous a créés et nous préserve. Nous perdrons celle qui nous rend visite et nous tient compagnie. »

La voix s’est tue et je me suis sentie mélancolique. J’ai pensé que j’avais commis un pêché pour avoir plongé toute la Création dans la mélancolie et dans ma tristesse.

J’ai alors désiré la venue de mon doux Jésus

  • pour Lui dire le mal que j’avais fait
  • pour Lui dire que la raison pour laquelle Il m’avait fait écrire tant de choses concernant la Volonté Divine, c’était
  • afin qu’elles puissent parvenir aux créatures de telle sorte que, en vivant dans ce divin Fiat, elles puissent posséder un Royaume si saint.

Je pensais cela et bien d’autres choses lorsque mon bien-aimé Jésus se manifesta en moi et Il me dit :

Ma fille, tu as raison de vouloir venir. Mais il faudra du temps avant que

  • toutes les connaissances de ma Volonté sortent et suivent leur cours. Et c’est pourquoi la Création a raison de dire
  • qu’elle sera à nouveau plongée dans le silence. Cependant, Je ne veux pas t’opprimer. Abandonne-toi en Moi et laisse faire en tout ton Jésus.

Et moi : « Mon Amour, lorsque Tu me prendras au Ciel, je prie que ce soit pour bientôt pour qu’ils n’aient pas le temps de me m’imposer cette obéissance. » Mais alors que je disais cela, il m’a semblé voir les cieux, le soleil et toute la Création s’incliner autour de moi pour me rendre hommage Et Jésus ajouta : Ma fille, lorsque tu mourras, la Création tout entière t’investira et tu passeras au Ciel comme l’éclair. N’es-tu pas heureuse ?