Je continuais à être plus malade qu’habituellement et mon doux Jésus se fit voir-non pas seul, mais avec les trois Personnes Divines.

Elles m’entouraient et j’étais avec Elles, mais sans rien voir d’autre que leur Hauteur Suprême et la Lumière immense qui Les entourait.

Et toutes les Trois me dirent : « Nous sommes venues rendre visite à notre fille qui est malade. Notre Volonté, plus qu’un aimant puissant, Nous attirait et Nous appelait du Ciel pour Nous faire venir à toi.

Il Nous fallait venir pour réconforter celle qui est la fille première-née de notre Volonté et lui tenir un peu compagnie dans ses souffrances. La Force de notre Fiat Nous est irrésistible et c’est une joie pour Nous de succomber à sa force. »

Qui peut dire ce que je ressentais et comprenais en étant parmi Elles ? Je n’ai pas les mots pour m’exprimer.

Alors, puisque l’obéissance m’a dit que je devrais avoir quelque chose à manger, - comme je ne pouvais rien prendre -,

pour obéir, avant que Jésus ne vienne, j’ai pris quelques cuillerées de bouillon. Et je les sentais dans ma gorge,

  • incapable de les faire descendre jusqu’à mon estomac.

Je demandai à Jésus de m’aider à obéir. Jésus, toute Bonté, passa sa sainte main de ma gorge à mon estomac et les faisait descendre pour que je puisse les digérer

De sorte que je ne les ai pas rendues, comme je le faisais d’habitude avec tout ce que je prenais. Bonté infinie de Jésus pour moi qui suis la plus petite et la plus pauvre des créatures.

Je pensais qu’Ils m’emmèneraient avec Eux. Ne l’ayant pas fait, je me sentais triste et affligée. Et Jésus, pour me réconforter, plaça son Visage devant ma poitrine. Et Il soufflait.

De son Souffle sortit une Lumière qui revigorait

  • non seulement mon âme, mais aussi mon corps tout entier. Lorsque son Souffle s’arrêtait, mon corps s’effondrait.

Jésus, pour me rassurer, me dit :

« Ma fille, courage ! Ne vois-tu pas que le simple Souffle et la Lumière de ma Volonté recomposent ton corps tout entier ? Si mon Souffle s’arrête, ton corps va se décomposer et tu prendras immédiatement le chemin de notre Patrie Céleste. »

Et moi : « Mon Amour, je suis inutile et bonne à rien. Ne vaudrait-il pas mieux que Tu te débarrasses de moi en m’envoyant vers la Jérusalem céleste ?

Jésus, toute bonté, ajouta : Ma fille, tout M’est utile pour construire, même les gravats et les petites pierres. Cela vaut aussi pour toi : tout ton corps est un ensemble de gravats.

Mais vivifiés par le Fluide Vital du Fiat éternel, tout devient précieux et d’une incalculable valeur, de sorte que Je peux construire les villes les plus fortes et les plus imprenables à partir de ces précieux gravats. Tu dois savoir que lorsque l’homme s’est retiré de la Volonté Divine en faisant la sienne, ce fut comme un grand tremblement de terre qui frappe une ville.

Le puissant tremblement ouvre des abîmes dans la terre qui en certains endroits engouffre des maisons et en d’autres les démolie complètement.

La puissance du tremblement ouvre les coffres les plus sûrs, et déverse les diamants, les pièces, les choses précieuses de telle sorte que les voleurs peuvent entrer et prendre ce qu’ils veulent. La pauvre ville en est réduite à un tas de pierres, de ruines, de gravats et de décombres.

Si un roi veut reconstruire cette ville, il utilise ces tas de pierres, de décombres et de gravats.

Comme il fait toutes choses nouvelles, il forme un style moderne en lui donnant une beauté et un art somptueux que nulle autre ville ne peut égaler. Et il fait de cette ville la capitale de son royaume.

Ma fille, la volonté humaine fut pire qu’un tremblement de terre pour l’homme..

Ce tremblement dure encore

  • tantôt plus fort,
  • tantôt un peu moindre, de sorte qu’il fait sortir de lui les choses les plus précieuses
  • que Dieu avait placées dans le tréfonds de l’homme. Ainsi, ce tremblement de terre de sa propre volonté sème la pagaille.

La clef du Fiat Suprême qui gardait et conservait tout en sécurité n’existe plus pour lui.

Donc, n’ayant plus de portes ni de clés, mais des murs en ruines, les voleurs font main basse sur ses passions. Il est à la merci de tous les maux. Il est dans un tel état de délabrement que l’on a du mal à reconnaître en lui, la ville édifiée de son Créateur.

Or, comme Je veux reconstruire le nouveau Règne de ma Volonté parmi les créatures ! Je veux me servir de tes ruines et de tes décombres.

En les revêtant du Fluide vital de ma Volonté Créatrice, Je formerai la capitale du Royaume du Fiat Suprême.

Voilà à quoi tu me sers. N’es-tu pas contente ?