Ce matin, mon doux Jésus ne s’est pas trop fait attendre. Il s’est même entretenu assez longtemps avec moi, ce qu’Il n’avait pas fait depuis longtemps.

En fait, lorsqu’Il vient, sa visite est toujours très courte. Et Il ne me laisse pas beaucoup de temps pour Lui parler.

C’est Lui seul qui parle pour me dire ce qu’Il veut. Ou Il me parle sans arrêt de la Lumière éternelle de son Vouloir, si bien que Jésus Lui-même demeure éclipsé dans cette Lumière, et moi avec Lui.

Alors nous nous perdons de vue tous les deux,

  • parce que cette Lumière est si forte et si éblouissante
  • que la petitesse et la faiblesse de ma vue ne peuvent la soutenir.

Par conséquent, je perds tout – et également Jésus.

Aujourd’hui, lorsqu’Il était avec moi, Son agitation était telle que son Cœur battait très fort.

Inclinant sa Poitrine contre la mienne,

  • Il me fit sentir l’ardeur de ses battements. Approchant ses lèvres des miennes,
  • Il versa en moi une partie de ce feu qui Le brûlait. C’était comme un feu liquide, mais très doux, d’une douceur indescriptible.

Cependant, parmi ces petits ruisseaux qui coulaient, comme de petites fontaines,

  • de sa bouche dans la mienne, il y avait des filets d’amertume
  • que l’ingratitude humaine envoyait dans le Cœur de mon doux Jésus.

Il n’avait plus fait cela depuis longtemps,

  • alors qu’avant Il le faisait presque au quotidien. S’étant soulagé, ayant déversé en moi ce qu’Il avait sur son très saint Cœur, Il me dit :

Ma fille, nous devons faire un pacte :

  • que tu ne dois rien faire sans Moi et
  • que Moi, Je ne doive rien faire sans toi.

Et moi : « Mon Amour, c’est merveilleux. j’aime ce pacte – « de ne rien faire sans Toi ».

Et lorsque Tu ne viens pas, comment je fais ? Cela sous-entend que je dois rester sans rien faire. Et Toi, Tu mettra alors ta Volonté dans la mienne. Ainsi je serai alors incapable de vouloir quelque chose que Tu ne veux pas. Ainsi, Tu gagneras toujours et Tu feras tout ce que Tu veux – et sans moi. »

Et Jésus, toute Bonté, reprit la parole :

Ma fille, lorsque Je ne viens pas, tu ne dois pas rester sans rien faire – non, non Tu dois continuer à faire

  • ce que nous avons fait ensemble
  • ce que Je t’ai demandé de faire.

Cela ne veut pas dire faire des choses sans Moi.

Parce qu’elles se sont déjà passées entre toi et Moi . Et continu comme nous les faisions ensemble.

De plus, ne veux-tu pas que Je gagne toujours ? La victoire de ton Jésus est aussi ta victoire. Ainsi, en gagnant, tu perds. En perdant, tu gagnes. Cependant, sois certaine que Je ne ferai rien sans toi.

C’est pourquoi Je t’ai placée dans ma Volonté

  • avec ma Lumière, ma Sainteté, mon Amour, ma Force afin que, si tu veux ma Lumière, ma Sainteté, mon Amour, ma Force,
  • tu puisses en disposer et
  • tu puisses prendre la Lumière que tu veux,
  • tu puisses prendre la Sainteté, l’Amour, la Force que tu veux posséder.

Comme il est beau de voir que tu possèdes mes Biens. Ceci Me permet de ne rien faire sans toi. Je ne peux conclure ces pactes qu’avec une créature

  • en qui ma Volonté domine et règne.

Après quoi je faisais mes actes habituels dans le suprême Fiat.

Je pensais que je voulais cacher mon petit amour, ma maigre adoration, et tout ce que je pourrais faire,

  • dans les premiers actes d’Adam à l’époque où il possédait l’unité de la Lumière de la Volonté Divine , et
  • dans les actes de la Maman Reine, qui étaient tous parfaits.

Et mon Jésus adoré ajouta : Ma fille, ce n’est que lorsqu’un acte enferme en lui-même tous les autres actes ensemble, qu’il peut être appelé parfait.

Et seule ma Volonté contient cet Acte parfait

  • qui d’un seul Acte produit tous les actes imaginables existant au Ciel et sur la terre.

Cet Acte unique de ma Volonté est symbolisé par une fontaine :

  • cette fontaine est unique,
  • mais d’elle sortent les mers, les rivières, le feu, la lumière, le ciel, les étoiles, les fleurs, les montagnes et la terre.
  • Tout sort de cette unique fontaine.

Or Adam, dans son état d’innocence, et la Reine souveraine,

  • en possédant ma Volonté, lorsqu’ils aimaient, ils enfermaient dans cet Amour :
  • adoration, gloire, louange, bénédictions et prière.

A leur plus petit acte, rien ne manquait. De cet Acte coulait

  • la multiplicité des qualités de l’Acte unique de mon Vouloir Suprême. Embrassant tout, en un seul Acte,
  • ils donnaient à leur Créateur tout ce qui Lui était dû. S’ils aimaient, ils adoraient. S’ils adoraient, ils aimaient.

Les actes isolés qui ne s’unissent pas à tous les autres actes ne peuvent pas être considérés parfaits. Ce sont de maigres actes de la volonté humaine. Ce n’est donc uniquement dans le Fiat que l’âme peut trouver la vraie perfection dans ses actes et offrir un Acte divin à son Créateur.