Je faisais ma ronde habituelle dans la Création

  • pour y suivre les Actes de la Volonté Suprême. Et mon toujours aimable Jésus, me laissant entendre sa douce voix dans chaque chose créée, me dit :

Qui est celle qui appelle mon Amour afin

  • qu’Il puisse descendre en elle, ou
  • que son propre amour puisse monter dans le Mien pour s’y fusionner et ne former qu’un seul Amour
  • en Lui donnant le champ d’action pour faire se lever dans l’âme la nouvelle petite mer de son Amour ?

Car l’Amour triomphe et célèbre lorsqu’on Lui donne

  • une ouverture et
  • son champ d’action.

En arrivant dans le soleil, dans les cieux, dans la mer, j’entendais sa Voix qui disait : ‘Qui appelle

  • ma Lumière éternelle,
  • ma Douceur infinie,
  • mon incomparable Beauté,
  • mon inébranlable Fermeté,
  • mon Immensité, afin
  • de former leur cortège et
  • de leur donner le champ d’action pour faire se lever dans la créature
  • autant de mers de Lumière, de Douceur, de Beauté, de Fermeté – pour leur donner la satisfaction
  • de ne pas être oisives,
  • mais de se servir de la petitesse de la créature pour y enclore toutes leurs qualités ?

Qui est-elle ? Ah ! c’est la petite fille de notre Volonté.

Puis, après L’avoir entendu dire en chaque chose créée « Qui M’appelle ? », mon doux Jésus sortit de moi et, me serrant contre Lui, Il me dit :

Ma fille,

  • lorsque tu parcours ma Volonté pour y trouver chaque chose créée, tous mes Attributs entendent ton appel et entrent en jeu
  • pour former, l’un après l’autre, la petite mer de leurs qualités.

Oh ! combien ils triomphent

  • en se voyant actifs et capables de former chacun sa propre petite mer. Mais leur plaisir s’accroît de pouvoir former dans la petite créature
  • leur mer d’Amour, de Lumière, de Beauté, de Tendresse et de Puissance.

Ma Sagesse agit en artisan talentueux et avec une merveilleuse ingéniosité pour placer ses Qualités immenses et infinies dans la petitesse. Oh ! combien l’âme qui vit dans ma Volonté s’harmonise avec mes Attributs. Chacun d’eux assume sa fonction pour établir sa Qualité divine.

Si tu savais

  • le grand Bien que tu acquiers en suivant ma Volonté dans tous ses Actes, et
  • l’art qu’Elle déploie en toi, tu serais toi aussi dans la Joie d’une fête continuelle.

Après quoi je continuais à suivre la Création. Je pouvais voir ce Mouvement éternel

  • qui jamais ne cesse en s’écoulant partout.

Je me disais : « Comment puis-je suivre le Vouloir suprême partout s’Il court si rapidement en toutes choses ? Je n’ai ni sa vertu ni sa rapidité

Par conséquent, je dois rester derrière sans pouvoir suivre son murmure éternel en toutes choses. »

Mais mon doux Jésus, se manifesta alors en moi et me dit : Ma fille, toutes les choses ont un mouvement continu. Parce que, sorties d’un Être suprême

  • qui contient un mouvement plein de Vie, toutes les choses sorties de Dieu devaient en conséquence
  • posséder un Mouvement vital qui jamais ne cesse. Et s’Il cesse, cela signifie que la vie s’arrête. Tu as toi-même en toi un murmure, un mouvement continuel.

De plus, la Divinité, en créant la créature, lui a donné une ressemblance aux trois Personnes Divines.

Elle a placé en elle trois mouvements

  • qui devaient murmurer continuellement pour s’unir à ce mouvement et à ce murmure continuel
  • d’amour de leur Créateur

Ce sont :

  • le mouvement des battements de cœur qui jamais ne cessent,
  • le sang qui circule sans jamais s’arrêter,
  • la respiration du souffle qui jamais n’arrête. Et cela, dans le corps.

Dans l’âme, il existe trois autres mouvements de plus qui murmurent continuellement : l’intellect, la mémoire et la volonté.

Par conséquent, tout est en lien avec le mouvement de votre Créateur

  • afin de murmurer de concert avec son Mouvement éternel.

C’est ainsi que tu suis ma Volonté

  • dans son Mouvement incessant,
  • dans ses Actes qui jamais ne cessent, et tu fais revenir ton mouvement dans le sein de ton Créateur qui attend avec tant d’amour le retour
  • de ses Œuvres,
  • de son Amour, et
  • de son Murmure.

En créant les créatures, la Divinité agit comme un père qui envoie ses enfants, pour leur bien,

  • l’un vers une ville,
  • un autre à un champ,
  • un autre à travers la mer
  • certains dans des endroits proches et
  • d’autres vers des lieux éloignés en donnant à chacun une tâche à remplir. Mais en les envoyant, il attend avec impatience leur retour.

il regarde toujours pour voir s’ils reviennent. Lorsqu’il parle, c’est de ses enfants.

  • s’il aime, son amour court vers ses enfants,
  • ses pensées volent vers ses enfants.

Pauvre père, il se sent crucifié parce qu’il a envoyé ses enfants au loin et il languit de les voir revenir. Et si – puisse cela n’a jamais se produire -s’il ne les voit pas tous revenir,

  • il est inconsolable.
  • Il pleure et gémit de douleur à tirer des larmes des cœurs les plus durs.

Et c’est seulement lorsqu’il

  • les voit tous revenir dans son sein paternel et
  • peut les serrer contre sa poitrine qui brûle d’amour pour ses enfants, qu’il est satisfait.

Oh ! combien notre Père céleste, plus qu’un père, soupire, brûle, délire pour ses enfants, parce

  • qu’Il les a sortis de son sein et
  • qu’Il attend leur retour pour les serrer dans ses bras.

Et le Royaume du Fiat Suprême est précisément cela : le retour de nos enfants dans nos Bras paternels.

C’est pourquoi Nous languissons tant après Lui.

Je me sentis alors tout immergée dans l’adorable Volonté de Dieu.

Je me disais

  • quel grand bien ce serait si tous connaissaient et accomplissaient un Fiat si saint, et
  • quel grand contentement ils donneraient à notre Père céleste.

Et mon doux Jésus, reprenant la parole, ajouta :

Ma fille,

  • en créant la créature,
  • en la formant de nos mains créatrices, Nous sentions une joie, une satisfaction sortir de notre sein, parce qu’elle devait servir à maintenir
  • notre amusement sur la face de la terre, et
  • notre fête continuelle.

Aussi, en formant ses pieds, Nous pensions qu’ils devaient servir nos baisers, parce qu’ils devaient rejoindre nos pas et être notre moyen de rencontre pour nous amuser ensemble. En formant ses mains, Nous pensions qu’elles devaient servir nos étreintes et nos baisers, parce que Nous devions voir en lui le répétiteur de nos œuvres.

En formant sa bouche et son cœur, qui devaient servir l’écho de notre Parole et de notre Amour. En infusant en lui la Vie de notre Souffle, en voyant que cette vie était sortie de Nous – qu’elle était entièrement nôtre, nous l’avons serré contre notre sein et embrassé,

  • en confirmation de notre Œuvre et de notre Amour.

Et pour qu’il puisse se maintenir tout entier

  • dans nos pas,
  • dans nos œuvres,
  • dans l’écho de notre parole et de notre amour, et
  • de la vie de notre image imprimée en lui,

Nous lui avons donné en héritage notre Volonté Divine

  • pour qu’Elle puisse le préserver tel que Nous l’avions créé et
  • pour pouvoir continuer nos amusements, nos baisers affectueux, nos douces conversations avec l’œuvre de nos mains.

Lorsque nous voyons notre Volonté dans la créature, Nous la voyons

  • dans nos Pas, nos Œuvres, notre Amour,
  • dans nos Paroles, notre Mémoire et notre Intellect Parce que Nous savons que notre Volonté Suprêmene laissera rien entrer qui ne soit nôtre.

Par conséquent, comme elle est nôtre, Nous lui donnons tout – baisers, caresses, faveurs, amour, tendresse plus que paternelle Et Nous ne voulons pas la quitter d’un seul pas, Puisque que la moindre distance Nous empêche

  • de former les continuels amusements,
  • d’échanger des baisers,
  • de partager des joies et des secrets très intimes.

Par contre, dans l’âme où Nous ne voyons pas notre Volonté, Nous ne pouvons pas Nous amuser

  • parce que Nous n’y voyons rien qui Nous appartienne.

On ressent dans cette âme

  • un tel manque d’harmonie,
  • une telle dissemblance de pas, d’œuvres, d’amour, qu’elle se tient elle-même à distance de son Créateur,

Si nous voyons que le puissant aimant de notre Volonté n’est pas présent,

  • lequel nous fait oublier la distance infinie qui existe entre le Créateur et la créature, Nous dédaignons
  • de Nous amuser avec elle et
  • de la combler de nos baisers et de nos faveurs.

Aussi, en se retirant de notre Volonté, l’homme a

  • interrompu nos amusements et
  • détruit les desseins que Nous avions en formant la Création

C’est uniquement par le Règne de notre Fiat suprême, en rétablissant son Royaume,

  • que nos desseins peuvent se réaliser et
  • que peuvent reprendre nos amusements sur la terre.