Mon toujours aimable Jésus m’attira dans son adorable Volonté. Il me fit voir et ressentir les douloureuses conditions dans lesquelles il est placé par l’ingratitude des créatures Soupirant avec tristesse, Il me dit :
Ma fille, les douleurs de ma Volonté Divine
- sont indicibles et inconcevables pour la nature humaine. Ma Volonté est dans toutes les créatures,
- mais c’est dans le cauchemar d’une terrible et atroce tourmente. Parce qu’au lieu de La laisser régner, de Lui laisser vivre sa Vie en elles, les créatures La répriment,
- ne lui laissant aucune liberté d’agir, de respirer, de palpiter.
Alors, c’est la volonté humaine qui agit, respire librement, palpite comme elle veut, tandis que la Mienne n’est là que
- pour les servir,
- pour contribuer à leurs actes et
- pour y demeurer, tourmentée et suffoquée depuis de longs siècles.
Ma Volonté se tord de douleur dans les créatures. Ses convulsions sont
- les remords de conscience,
- les désillusions, les revers, les croix,
- la lassitude de vivre et tout ce qui peut gêner les pauvres créatures Car il est juste que,
- puisque les créatures gardent la Volonté Divine crucifiée et toujours dans la tourmente,
- la Volonté Divine les appelle à travers ses convulsions, Elle est incapable de faire autrement puisqu’on L’empêche de régner.
Qui sait si,
- rentrant en elles-mêmes et
- voyant le malheur que leur mauvaise volonté leur apporte, les créatures n’accorderaient pas un peu de répit à son tourment.
Ce supplice de ma Volonté est si douloureux que
- mon Humanité, qui voulut souffrir dans le Jardin de Gethsémani, a atteint le point de rechercher l’aide de mes Apôtres eux-mêmes –
- et même cela Lui fut refusé.
Le spasme était tel que j’ai sué le sang. Et Me sentant succomber sous le poids énorme de la souffrance de ma Volonté Divine , J’ai invoqué l’aide de mon céleste Père en disant : ‘Père, si c’est possible, que ce calice passe loin de Moi.’
Dans toutes les autres souffrances de ma Passion,
- si atroces qu’elles aient pu être, Je n’ai jamais dit : ‘Si c’est possible, que cette souffrance s’éloigne.’ Au contraire, sur la Croix, J’ai crié : ‘J’ai soif.’ – J’ai soif de souffrances.
Mais dans cette souffrance de la Volonté Suprême, Je ressentais
- tout le poids d’un aussi long supplice,
- tout le tourment d’une Volonté Divine qui souffre, qui se tord de douleur dans les générations humaines. Quel tourment ! Il n’en existe pas de semblable.
Mais le Fiat Suprême veut maintenant en sortir. Il est las, et Il veut à tout prix quitter ce tourment continuel.
Si tu entends parler de châtiments, de villes détruites, de destructions,
- ce ne n’est rien d’autre que les convulsions de son tourment.
Incapable de le supporter plus longtemps,
- mon Fiat veut faire sentir à la famille humaine sa douleur et combien Il souffre en elle,
- sans que personne n’ait de compassion pour Lui.
Et en faisant usage de violence, par ses convulsions,
- Il veut leur faire sentir qu’Il existe dans les créatures, mais qu’Il ne veut plus souffrir
- Il veut la liberté, le Règne .
- Il veut vivre sa Vie en elles.
Quel désordre dans la société, ma fille, parce que ma Volonté n’y règne pas !
Leurs âmes sont comme des maisons en désordre. Tout est sens dessus dessous. La puanteur est horrible, pire que celle d’un cadavre putréfié.
Et ma Volonté, étant ce qu’Elle est, avec son Immensité, ne peut se retirer même d’une seule palpitation des créatures. Et Elle souffre au milieu de tant de maux.
Et cela se produit partout en général, mais plus encore
- dans l’ordre religieux,
- dans le clergé,
- chez ceux qui se disent catholiques, où ma Volonté
- non seulement souffre,
- mais est tenue dans un état de léthargie, comme si Elle était sans Vie.
Oh ! combien cela m’est davantage pénible. Au moins, lorsque Je souffre, Je peux
- Me tordre de douleur,
- faire entendre que J’existe dans les créatures, même si c’est dans la souffrance.
Mais dans cet état de léthargie, il règne une immobilité totale. C’est un état de mort continuelle.
Et il ne reste que les apparences, l’habit d’une vie religieuse,
- parce qu’ils gardent ma Volonté en léthargie. Leur vie intérieure est alors somnolente, comme si le bien et la Lumière n’étaient pas pour eux.
Et lorsqu’ils font quelque chose extérieurement, cette action
- est vide de Vie divine et
- se perd dans les fumées de la vaine gloire, de l’amour-propre, du désir de plaire aux autres
Moi, dans ma Volonté suprême, bien que vivant en eux, Je sors de leurs œuvres.
Ma fille, quel affront. Comme Je voudrais que tous ressentent
- mon terrible tourment,
- a léthargie dans laquelle ils tiennent ma Volonté.
Parce que c’est leur volonté qu’ils veulent faire et non la Mienne. Ils ne veulent pas qu’Elle règne, ils ne veulent pas La connaître.
Et c’est pourquoi ma Volonté veut sortir de ses rivages avec son tourment et que, s’ils ne veulent pas La recevoir par les voies de l’Amour, ils puissent la connaître par la Voie de la Justice.
Lasse d’un tourment qui dure depuis des siècles, ma Volonté veut sortir.
Par conséquent, Elle prépare deux voies :
- la voie du Triomphe, représentée par ses Connaissances, ses Prodiges et tout le bien que le Royaume du Fiat Suprême apportera
- et la voix de la Justice, pour les créatures qui ne veulent pas La reconnaître comme Volonté triomphante.
C’est aux créatures qu’il appartient de choisir la voie par où elles veulent La recevoir.