J’étais tout affligée à cause de la mort soudaine d’une de mes sœurs. La crainte que mon aimable Jésus ne la garde pas avec lui, tourmentait mon âme. Jésus, mon très grand Bien, vint et je lui fis part de ma souffrance.
Lui, toute bonté, me dit : Ma fille, ne crains rien.
Ma Volonté, n’est-elle pas là pour remédier à tout
- aux sacrements eux-mêmes et
- à toutes les aides qui peuvent être donnés à une pauvre mourante ? Encore davantage lorsque la personne ne veut pas recevoir
- les sacrements et
- les aides que l’Église donne telle une mère, à ce moment extrême.
Ma Volonté,
- en l’enlevant soudainement de la terre,
- l’entoura avec la tendresse de mon Humanité.
Mon Cœur, humain et divin, activa mes fibres plus tendres :
- de sorte que ses défauts, ses faiblesses, ses passions
- ont été regardés et pesés
- avec une finesse de tendresse infinie et divine.
Chaque fois que je mets ma tendresse en action,
- je ne peux m’empêcher d’avoir de la compassion et de la mener à bon port, comme triomphe de la tendresse de ton Jésus.
En plus, ne sais-tu pas que
- si les secours humains font défaut,
- les aides divines abondent ?
Tu as peur
- qu’il n’y ait eu personne autour d’elle et
- que si elle voulait du secours, elle n’avait personne à qui le demander.
Ah ! ma fille, les secours humains cessent à ce moment. Ils n’ont ni valeur ni effet.
Parce que l’âme des mourants entre
- dans l’Acte unique et primordial avec son Créateur. Personne a le droit d’entrer dans cet acte primordial.
Et pour une créature qui n’est pas pervertie, une mort soudaine, empêche
- la mise en place de l’action diabolique d’entrer en jeu
- avec les tentations et les peurs qu’il fait naître avec un si grand art chez les mourants. Car il sent qu’ils lui sont enlevés sans qu’il puisse les tenter ou les suivre.
Par conséquent,
- ce qui est considéré par les hommes comme une disgrâce
- est bien souvent plus qu’une grâce.
Après quoi je m’abandonnais tout entière dans le Vouloir Suprême. Mon doux Jésus, reprenant ses dires, me dit :
(4) Ma fille, celle qui vit dans ma Volonté a la suprématie sur tout et sur tous les actes des créatures. Elle présente à son Créateur, son Acte primordial, dans l’Amour.
Ainsi, si les autres créatures aiment,
- l’âme qui vit dans ma Volonté est première en amour.
- d’autres viennent en second,
- d’autres arrivent troisièmes, quatrièmes, selon l’intensité de leur amour.
Si les autres créatures M’adorent, Me glorifie, Me prient,
- l’âme qui vit dans ma Volonté est première dans son adoration, sa glorification, sa prière.
Et cela est naturel parce que ma Volonté
- est Vie et Acte premier de toutes les créatures.
Par conséquent celle qui vit en Elle
- se trouve dans son Acte premier et
- elle est première devant Dieu, avant toutes les créatures, en faisant tous leurs actes et tous ceux qu’elles ne font pas.
Ainsi, la Reine souveraine qui n’a jamais donné vie à sa propre volonté,
- mais avait sa vie entièrement dans ma Volonté, possède ainsi le droit de primauté.
Elle est ainsi première
- en Nous aimant, en Nous glorifiant, en Nous priant.
Si Nous voyons que les autres créatures nous aiment, c’est derrière l’amour de la céleste Reine. Si elles nous glorifient et nous prient, c’est derrière la gloire et les prières de celle
- qui a la primauté et, par conséquent, l’empire sur toute chose.
Comme il est beau de voir que lorsque les créatures Nous aiment, Elle n’abandonne jamais sa première place dans l’Amour. Mieux encore,
- elle se place comme acte premier,
- elle fait couler sa mer d’amour autour de la Majesté de sorte que
- les autres créatures restent derrière la mer d’amour de la céleste Maman, avec leurs petites gouttes d’amour.
Ainsi de suite pour tous les autres actes.
Ah ! ma fille, vivre dans ma Volonté est un mot, mais un mot qui pèse autant que l’Eternité .
C’est un Amour qui embrasse tout et toutes choses.