Mon état habituel d’abandon dans le Fiat Suprême continue.Mais j’appelle en même temps Celui qui constitue tout mon bonheur, ma vie, mon tout. Et Jésus, se manifestant en moi, me dit :

(2)Ma fille,

  • plus tu t’abandonnes dans le Vouloir suprême,
  • plus tu progresses dans ses Voies,
  • plus tu acquiers de Connaissances, et
  • plus tu prends possession des Biens qui sont dans la Volonté Divine ; Car en Elle, il y a toujours quelque chose à apprendre et à prendre. Héritage premier donné par Dieu à la créature
  • et possédant les Biens éternels, ma Volonté a le devoir de toujours donner à celle qui vit dans cet héritage.

Et ce n’est que

  • lorsqu’elle trouve la créature à l’intérieur des limites de son Vouloir que ma Volonté est satisfaite et commence l’activité de son Office .

Se mettant en fête, Elle accorde de nouvelles choses à son héritière. Ainsi, l’âme qui vit en Elle est la fête de ma Volonté.

Au contraire, celles qui vivent en dehors La font souffrir . Parce qu’elles la rendent incapable

  • de donner, d’exercer son office et de remplir sa tâche. De plus, chaque acte de la volonté humaine
  • est un voile que l’âme place devant ses yeux et qui l’empêche de voir avec clarté ma Volonté et les Biens qu’Elle contient.

La plupart des créatures vit continuellement de leur volonté propre. Et les voiles qu’elles forment sont tellement nombreux

  • les rendant presque aveugles envers ma Volonté, leur héritage privilégié qui aurait dû les rendre heureuses dans le temps et l’Eternité.

Oh ! si les créatures pouvaient comprendre

  • le grand mal de la volonté humaine et le grand bien de la Mienne, elles détesteraient tellement leur volonté
  • qu’elles donneraient leur vie pour pouvoir faire la Mienne.

La volonté humaine rend l’homme esclave. Elle le met en manque de tout. Il sent la Force et la Lumière lui manquer continuellement. Son existence est toujours en danger. Il n’obtient ce qu’il veut qu’à force de prière et avec difficulté. Aussi, l’homme qui vit de sa volonté est véritablement un mendiant.

Par contre, celui qui vit dans la Mienne ne manque de rien Il a tout à sa disposition. Ma Volonté lui donne l’empire sur lui-même. Par conséquent, il est possesseur de Force et de Lumière

  • et non pas de force et de lumière humaines, mais divines.

Son existence est toujours en sécurité.

Et comme il est propriétaire, il peut prendre tout ce qu’il veut et Il n’a pas besoin de demander pour recevoir. Cela est si vrai qu’avant qu’Adam ne se retire de ma Volonté, la prière n’existait pas.

C’est le besoin qui fait naître la prière. Mais il n’avait besoin de rien, il n’avait rien à demander ou à souhaiter. Ainsi, il aimait, il louait, il adorait son Créateur. La prière n’avait pas sa place dans l’Éden terrestre. La prière est venue après le pêché

  • comme un besoin extrême du cœur de l’homme.

Lorsqu’il prie, cela veut dire qu’il a besoin de quelque chose et qu’il espère. Il prie afin d’obtenir.

Par contre, l’âme qui vit dans ma Volonté

  • vit en propriétaire dans l’opulence des Biens de son Créateur.

Si elle désire quelque chose, se voyant parmi tant de Biens, c’est de vouloir donner aux autres

  • son Bonheur et les Biens de sa grande fortune.

Image véritable de son Créateur qui lui a tant donné sans aucune restriction, elle voudrait L’imiter en donnant aux autres ce qu’elle possède.

Oh ! comme il est beau le Ciel de l’âme qui vit dans ma Volonté. C’est un ciel sans tempêtes, sans nuages, sans pluie. Parce que l’eau qui apaise sa soif, qui la féconde, qui lui donne sa croissance et sa ressemblance avec Celui qui l’a créée, est ma Volonté.

Sa jalousie est telle que l’âme ne voudrait rien prendre qui ne vienne d’Elle. Elle est si grande qu’Elle remplit tous les offices :

  • si elle veut boire, elle fait elle-même l’eau qui la rafraîchit et étanche toutes les autres soifs de sorte que sa seule soif puisse être sa Volonté
  • si elle a faim, elle fait sa propre nourriture qui, en apaisant sa faim, lui enlève tout appétit pour les autres aliments.
  • si elle veut être belle, elle fabrique elle-même le pinceau qui brosse une beauté telle que ma Volonté en demeure ravie devant une beauté si rare imprimée par Elle dans la créature.

Elle doit être capable de dire au ciel tout entier : ‘Voyez comme elle est belle ! C’est la fleur, c’est le parfum, la couleur de ma Volonté qui la rend si belle.’

En somme, ma Volonté lui donne sa Force, sa Lumière, sa Sainteté.

Et tout cela afin de pouvoir dire : « Elle est une Œuvre entièrement de ma Volonté. Par conséquent, Je veux qu’elle ne manque de rien

  • pour être comme Moi et Me posséder. »

Regarde en toi-même pour voir l’Œuvre de ma Volonté

  • comment nos Actes, investis par sa Lumière, ont changé la terre de ton âme. Tout est Lumière qui s’élève en toi et vient blesser Celui qui t’a investie.

Par conséquent, le plus grand affront que Je puisse recevoir des créatures est de ne pas faire ma Volonté.

Après quoi, Il me fit sortir de mon corps pour me faire voir le grand mal des générations humaines. Reprenant la parole, Il ajouta :

(5) Ma fille, vois tout le mal que la volonté humaine a produit. Ils se sont rendus aveugles. Ils ont préparé des guerres et des révolutions terribles. Cette fois, ce ne sera pas seulement l’Europe, mais d’autres races vont s’y joindre. Le cercle sera plus grand. D’autres parties du monde vont y participer.

Combien de mal peut faire la volonté humaine

  • elle aveugle l’homme,
  • elle l’appauvrit,
  • elle fait de lui son propre meurtrier.

Mais Je me servirai de cela pour mon plus grand Bien. Et la réunion de tant de races servira à faciliter la communication des Vérités afin qu’elles puissent se disposer au Royaume du Fiat Suprême.

Ainsi, les châtiments qui ont eu lieu ne sont que le prélude à ceux qui viendront. Combien de villes seront détruites, combien d’habitants enterrés sous les ruines et plongés dans les abysses !

Les éléments rendront le parti de leur Créateur. Ma Justice a atteint ses limites. Ma Volonté veut triompher et voudrait que ce soit par l’Amour qu’elle établisse son Royaume. Mais l’homme ne veut pas venir rencontrer cet Amour Par conséquent, il est nécessaire de faire œuvre de Justice.

En disant cela, Il me montra un immense brasier de feu sortant de la terre. Ceux qui étaient près de ce brasier étaient recouverts par ce feu et disparaissaient.

J’étais effrayée et je priais dans l’espoir que mon Dieu bien-aimé puisse se calmer.