(1) Je me disais : ” Mon doux Jésus, lorsqu’Il parle de sa Volonté, Il mentionne assez souvent la Souveraine Reine du Ciel ou alors la Création.
Cela l’amuse tellement de parler de l’Une et de l’Autre qu’Il trouve sans arrêt des occasions, des prétextes pour manifester ce que sa très Sainte Volonté opère tantôt dans la Mère Céleste, tantôt dans la Création.”
Or, au moment où je me posais cette question, mon aimable Jésus bougea en moi et me serrant contre Lui avec une tendresse infinie, Il me dit :
(2) ” Ma fille, J’ai de fort bonnes raisons pour cela. Tu dois savoir que ma Volonté fut toujours intègre, laissant libre son champ d’action, uniquement dans la Création et dans ma Mère Céleste. Donc, en t’appelant à vivre dans ma Volonté au même titre qu’Elles, Je me devais de te Les proposer en tant qu’exemple et image à imiter.
Ce qui signifie que, pour réaliser de grandes choses, faisant en sorte que chacun en profite, sauf s’Il ne le souhaite pas, Il est primordial que ma Volonté agisse dans l’âme avec intégrité.
Regarde combien ma Volonté est intègre dans la Création. Et étant ainsi, Elle reste à sa place ayant en Elle la plénitude de ce Bien qui servit à sa création Ceci Lui permet d’être toujours neuve, pure, noble et fraîche, participant à tous les Biens qu’Elle possède.
Mais le plus beau réside dans le fait que, tout en se donnant à tous, Elle ne perd rien, restant toujours telle que Dieu La créa.
Qu’a-t-il perdu le Soleil en donnant autant de lumière et chaleur à la terre ? Rien. Qu’a-t-il perdu le ciel bleu en restant étendu dans l’atmosphère, la terre en produisant autant d’arbres différents ? Rien. Et c’est ainsi pour tout ce que J’ai créé.
Oh ! Combien la Création exalte de façon admirable ce dicton Me concernant : “Il est à la fois ancien et nouveau.”
On peut conclure en disant que ma Volonté dans la Création est
- centre de vie,
- plénitude de bien,
- ordre, harmonie, gardant le tout à la place qu’Elle a choisie.
Où pourrais-tu trouver
- un exemple plus édifiant,
- un image plus parfaite de la Vie dans ma Volonté sinon dans la Création ?
Voilà pourquoi Je t’appelle à vivre au milieu des choses créées comme leur propre sœur, pour apprendre à vivre dans la Volonté Suprême.
Je te tiens, toi aussi, à la place que Je choisis pour que Je puisse renfermer en toi la plénitude du Bien dont ma Volonté veut te faire dépositaire afin que, qui voudrait de ce Bien puisse en prendre.
Toi, étant dotée de raison, tu dois les dépasser toutes
- donnant en retour à leur Créateur Amour et Gloire pour toute chose créée, comme si elles étaient toutes dotées de raison suppléant ainsi toute la Création.
Elle sera le miroir dans lequel tu te regarderas pour copier la Vie dans ma Volonté sans avoir à te déplacer,
- te servant de guide et d’enseignante,
- te donnant les leçons les plus pointues et les plus parfaites de la Vie dans ma Volonté.
(3) Mais ma Mère Céleste les dépasse tous Elle est le nouveau ciel, le Soleil le plus éclatant, la lune la plus lumineuse, la terre la plus fleurie, tout, Elle possède tout.
Si chaque chose créée renferme la plénitude du Bien octroyé par Dieu, ma Mère détient tous les Biens réunis.
Puisque, elle était dotée de raison et ma Volonté intègre vivait en Elle, la plénitude de la grâce, de la lumière, de la sainteté grandissait à chaque instant.
Et chacun de ses actes donnait vie à des Soleils, à des étoiles que ma Volonté formait en Elle de telle sorte qu’Elle dépassa toute la Création.
Et, ma Volonté intègre et permanente en Elle, fit la chose la plus grande : celle d’obtenir le désiré Rédempteur.
Ma Mère est donc la Reine de la Création, pour avoir dépassé « le Tout ».
Ma Volonté trouvait en Elle l’aliment de sa raison. Ma Mère, intègre et permanente, La faisait vivre en elle En parfait accord, elles se donnaient la main mutuellement.
Ma Volonté possédait la vie de chaque
- fibre de son cœur,
- parole,
- pensée. Y a-t-Il quelque chose qu’une Volonté Divine ne puisse pas faire ?
Elle peut tout. Il n’y a ni puissance ni chose qu’Elle ne puisse faire On peut dire qu’Elle fit tout et même ce que les autres ne purent accomplir. Elle le fit toute seule.
(4) Par conséquent, ne sois pas étonnée si Je te montre du doigt
- la Création et
- la Souveraine Reine,.
Car Je dois de mettre en évidence les modèles les plus parfaits
- où ma Volonté a sa pérennité, ne trouvant jamais aucun obstacle à son champ d’action divine
- où effectuer des choses dignes d’Elle-même.
Donc, ma fille, si tu veux que mon FIAT Suprême règne comme au Ciel, chose la plus importante que Nous ayons encore à faire pour les générations humaines :
Fais en sorte que ma Volonté règne en tant que Souveraine en toi,
- vivant intègre et permanente. Ne te soucie pas du reste,
- ni de ton incapacité,
- ni des circonstances,
- ni des choses nouvelles qui peuvent surgir autour de toi.
Car, mon FIAT régnant en toi, elles serviront de matière et nourriture à Son aboutissement.”
(5) Ceci dit, en mon for intérieur je pensais : “Il est vrai que ma Reine Mère fit le plus grand des sacrifices, que personne n’a jamais fait,
- en annihilant sa volonté pour se soumettre à la Volonté de Dieu
- embrassant avec Elle toutes les souffrances, les peines,
au point de sacrifier héroïquement son propre enfant pour accomplir la Volonté Suprême.
Elle n’eut à faire ce sacrifice qu’une seule fois, les souffrances qui suivirent étant la conséquence de son acte primordial. Contrairement à nous, Elle n’eut pas non plus à lutter
- dans des circonstances différentes,
- dans des rencontres imprévues,
- dans des pertes inattendues.
Pour nous c’est une lutte permanente et,
- craignant de succomber à notre belliqueuse volonté humaine, notre propre cœur en arrive à saigner.
Pour que la Volonté Suprême ait toujours sa place d’honneur et la suprématie sur tout, quelle vigilance doit-on employer ! Souvent la lutte exacerbe davantage que la peine elle-même.”
Pendant que je réfléchissais à tout cela, mon aimable Jésus bougea en moi. Et Il me disait :
(6) ” Ma fille, tu te trompes. Ce ne fut pas le seul sacrifice majeur de ma Mère. Ses sacrifices étaient aussi nombreux que ses peines, souffrances, rencontres, circonstances auxquelles sa vie et la mienne furent confrontées.
Ses peines furent toujours doubles,
- les Miennes étant plus importantes que les siennes.
Ma Sagesse ne changea pas de sens avec ma Mère. Chaque fois qu’Elle fut confrontée à une peine, Je Lui demandais son accord. J’entendais ce FIAT qu’Elle répétait en chaque peine, circonstance, même dans chacune de ses palpitations
Ce FIAT avait une résonance si douce, suave et harmonieuse. Je voulais l’entendre répéter à tout instant de sa vie. Et Je Lui demandais alors sans cesse : “Maman, veux-tu faire ceci ? Veux-tu souffrir cette peine ?”
Mon Fiat Lui apporta les océans de Biens qu’Il possède en Lui faisant comprendre l’intensité de la peine qu’Elle acceptait.
Et, elle comprenait dans une lumière divine ce que, pas à pas, Elle devait endurer. C’était pour Elle un tel martyre, infiniment supérieur à la lutte subie par les créatures.
Le germe de la faute n’existait pas en Elle. Celui de la lutte n’avait pas lieu d’être. Ma Volonté dut trouver un autre stratagème pour qu’Elle ne soit pas en dessous des autres créatures dans la douleur
Pour avoir le droit de devenir équitablement Reine des souffrances, elle devait dépasser, en épreuve, toutes les autres créatures.
Combien de fois tu l’as éprouvé toi-même ! Alors que tu ne ressentais aucune lutte, ma Volonté te faisait comprendre les peines auxquelles Elle te soumettait.
La force de la douleur t’a pétrifiée. Et, défaite par la peine, tu devenais le petit agneau dans mes bras, prête à accepter d’autres peines auxquelles ma Volonté voulait te soumettre.
Ah ! Ta souffrance n’était-elle pas supérieure à ta propre lutte ? La lutte est signe de passions violentes.
Tandis que ma Volonté, si Elle apporte la douleur, Elle donne en même temps le courage. Et, connaissant l’intensité de la peine, Elle lui octroie un mérite tel que seule une Volonté Divine peut donner.
Avec toi, pour chaque chose que Je te demande, Je sollicite ton accord, ton consentement, comme Je faisais avec ma Mère,
- afin que le sacrifice soit toujours nouveau.
Ceci me donne l’occasion de converser avec la créature, de m’entretenir avec elle. Et ainsi ma Volonté a son champ d’action divine dans la volonté humaine.”
(7) Pendant que j’écrivais ce qui est mentionné ci-dessus, je dus m’arrêter. J’étais captivée par un chant beau et harmonieux, suivi d’une sonorité inconnue, qui enchantait tout et tous. Ils s’harmonisant avec toute la Création et la céleste patrie. J’écris tout ceci par obéissance. Au même moment, mon Jésus me dit :
(8) ” Ma fille, écoute comme c’est beau ! Cette sonorité, ce chant n’est autre qu’un cantique composé par les anges
- en hommage, gloire et honneur au mariage de la Volonté Divine avec ta volonté humaine.
Le Ciel et toute la Création éprouvent une joie immense. Ils ne peuvent plus la retenir et ils jouent de la musique et chantent.”
(9) Cela dit, je me suis retrouvée en moi-même.