(1) Je passe des jours très pénibles en l’absence de mon doux Jésus,
- comme si je respirais un air empoisonné suffisant à me donner non pas une seule mais mille morts.
Et au moment où je succombe au coup mortel, je sens l’air vivifiant, salubre de la Volonté Suprême qui
- me sert d’antidote, m’empêchant de mourir
- et qui me tient en vie pour que je subisse des morts à répétition sous le poids incalculable de la privation de mon immense et unique Bien.
Oh ! Privation de mon Jésus, que tu es douloureuse Tu es le vrai supplice de ma pauvre âme.
Oh !, Volonté Suprême, que Tu es forte et puissante. Et, en me donnant la vie, tu empêches mon envol vers la patrie céleste pour retrouver Celui qui me fait tant soupirer et que je désire … Aie pitié de mon pénible exil, pitié de moi qui vit sans Celui qui est le Seul à pouvoir me donner la vie.
Mais pendant que je me sentais écrasée sous le poids de son absence, mon aimable Jésus bougea à l’intérieur de moi, me regardant fixement. A son regard plein de pitié, je me sentis passer de la mort à la Vie
J’étais en train d’accomplir mes actes habituels dans sa Volonté. Il me dit :
(2) ” Ma fille, au moment où tu imprimais ton « je T’aime » dans ma Volonté sur toutes les choses créées, la Création entière sentit redoubler en Elle l’Amour de son Créateur .
Puisque les choses créées ne sont pas dotées de raison, cet Amour coulait avec fougue vers leur Créateur.
Le Père Céleste, voit cet amour redoublé dans la Création, grâce à la petite nouvelle-née de sa Volonté. Pour ne pas se faire vaincre en Amour, Il multiplie par deux son Amour le faisant couler sur toutes ses créations, suivant la même voie que sa petite fille.
Il Le concentre en celle qui Lui a donné son Amour redoublé. Et Il attend, avec une tendresse paternelle, la nouvelle surprise : que sa nouvelle-née redouble à nouveau son Amour.
Oh ! Si tu savais les courants et les ondes d’Amour qui vont et viennent
- de la terre au Ciel,
- du Ciel à la terre, ainsi que la Création entière,
Ils entendent,
- bien que ce soit dans un langage muet et privé de raison, cet amour redoublé de Celui qui les a créés et de celle pour qui Ils furent créés.
Ils se mettent tous à sourire et à faire la fête,
- déversant, bienveillants, leurs effets sur les créatures.
La vie dans ma Volonté fait tout bouger, investit tout, accomplit, dans la Création, l’œuvre de son Créateur.
« Le FIAT sur la terre comme au Ciel » a
- un prodige, une note plus harmonieuse,
- une caractéristique plus belle dont Il ne jouit ni le possède dans le Ciel-même
Au Ciel, Il possède le prodige d’un FIAT vainqueur absolu,
- personne ne pouvant Lui résister,
- toute réjouissance venant du FIAT Suprême dans les régions célestes.
Ici en exil, au fond de l’âme, Il contient le prodige d’un FIAT conquérant, de nouvelles conquêtes, tandis qu’au Ciel Il n’a rien à conquérir, tout est à LUI.
Dans l’âme voyageuse, mon FIAT n’est pas absolu, mais voulant que l’âme participe à sa propre Œuvre, Il s’amuse à se manifester, à commander, jusqu’à la prier d’œuvrer avec Lui
Lorsque l’âme cède se laissant investir par le FIAT Suprême, de telles notes harmonieuses se forment, d’un côté comme de l’autre,
- que le Créateur-même se sent recréé par ses propres notes divines à travers sa créature.
Ces notes n’existent pas au Ciel,
- n’étant pas un séjour d’œuvres mais de réjouissances.
Mon FIAT sur la terre a l’apanage
- d’imprimer dans l’âme sa propre Action divine,
- de lui permettre de répéter ses Actions .
Même si mon FIAT est vainqueur au Ciel, on ne pourra pas dire dans la région céleste : « J’ai fait une action pour attester mon amour, mon sacrifice au FIAT Suprême. »
Ici sur la terre mon Fiat est conquérant,
- s’Il aime le Trône, Il aime davantage les nouvelles conquêtes.
Que mon FIAT ne ferait-Il pas
- pour conquérir une âme,
- pour la faire œuvrer dans sa Volonté ? Combien n’a-t-Il pas déjà fait et n’est pas en train de faire pour toi ?”
(3) Suite à cela je vis mon doux Jésus sur la Croix, dans la plus grande souffrance. J’étais anéantie par les privations qu’Il subissait, ne sachant que faire pour le soulager. Alors Jésus, descendant de la croix, se jeta dans mes bras et Il disait :
(4) “Aide-Moi à apaiser la Justice Divine qui veut frapper les créatures.”
(5) Sur ces entrefaites, un très fort tremblement de terre se produisit provocant de gros dégâts dans les pays et me laissant terrorisée. Jésus disparut et je fus à nouveau en moi-même …