(1) Au moment où je me sentis complètement immergée dans la Volonté Suprême, mon doux Jésus sortit de moi Il me serra fortement contre Lui, mit sa bouche contre mes lèvres et me transmettait son Souffle omnipotent. Mais comment décrire ce qui se passait en moi ?
Ce souffle
- pénétrait jusqu’au plus profond de mes fibres les plus intimes,
- me remplissait au point de ne plus ressentir ma petitesse, mon existence, mais uniquement et complètement Jésus en tout mon être.
Après m’avoir donné son Souffle à plusieurs reprises, ne paraissant pas satisfait tant que je n’étais pas remplie de ce Souffle divin, Il me dit :
(2) ” Ma fille, étant née dans ma Volonté, Il est juste, nécessaire et convenable que tu vives, grandisses et t’alimentes en Elle.
En acquérant les prérogatives de « vraie fille » de ma Volonté, aucun trait ni chose étrangère n’appartenant pas à ma Volonté, ne doit paraître en toi.
Ainsi, d’après-ta physionomie, tes façons de faire et de parler, jusque dans ta façon d’aimer et prier, on saura que tu es la fille de ma Volonté.
Tu vois, donc, combien Je t’aime et avec quelle jalousie Je te chéris et t’alimente ? Avec mon propre Souffle ! Car, pour celle qui doit vivre dans ma Volonté, seulement le Souffle peut conserver en elle la Vie intègre et permanente dans ma propre Volonté.
Je perpétue ainsi ce Souffle, libéré de ma poitrine avec tellement d’Amour
- lors de la création de l’homme pour lui transmettre ma ressemblance, dans l’âme vivant dans ma Volonté,
Et Je forme mes vraies images et les grands prodiges que Je voulus réaliser dans la Création pour laquelle tout fut fait.
Pour cette raison Je désire ardemment celle qui vit dans ma Volonté. Car elle sera la seule à ne pas Me décevoir dans l’objectif de la Création. Elle seule jouira, légitimement, des choses créées par Moi. Car, ma Volonté ne faisant qu’un avec la sienne, ce qui est à Moi est à elle.
Elle peut dire, de son plein droit : “Le Ciel, la terre, le Soleil et tout le reste est à moi. C’est la raison pour laquelle je veux en profiter.
Et en même temps je fais honneur à cette Volonté Suprême
- qui les a créées et
- qui règne en moi.”
Par contre, l’âme en qui ma Volonté n’est pas Souveraine, n’a aucun droit . Et, si elle en jouit, c’est en tant qu’usurpatrice, mes biens ne lui appartenant pas. C’est une intruse dans mes Biens. Mais ma Bonté est immense ! Je l’en fais bénéficier par charité, et non pas de plein droit.
Voilà pourquoi, souvent, les éléments se déchaînent au dépens de l’homme qui n’en a pas le droit. Et, des choses de la terre, Il ne lui reste que la Charité du Créateur.
Celle qui vit dans ma Volonté est telle une reine au milieu de la Création Et Je me réjouis au plus haut point de la voir régner parmi mes Biens.”
(3) Ensuite je poursuivis mes prières Mon doux Jésus revint et me montrait les deux fontaines de Lumière qui sortaient de ses très saintes Mains.
Une descendait sur ma pauvre âme. Grâce à l’ingéniosité de Jésus, elle descendait et remontait en même temps comme un courant continu. Jésus s’amusait beaucoup au milieu de ces fontaines de lumière. Attentif à ce que cette Lumière reste rivée sur moi, Il me dit :
(4)“Ma fille, ces fontaines de Lumière qui descendent de mes Mains sont ma Volonté descendant du Ciel et traçant sa voie dans l’âme pour accomplir ce qu’Elle veut faire en elle.
Et en même temps, ma Volonté forme, grâce à mes Mains, l’autre fontaine de Lumière qui remonte au Ciel.
Elle apporte à l’Éternel Créateur
- l’accomplissement de ma Volonté dans la créature. Et, en montant, elle redescend immédiatement redoublée
- continuant son Action divine dans la créature.
Ma Volonté est en perpétuel mouvement. Elle ne s’arrête jamais.
Si son mouvement cessait, ce qui est impossible, la Création n’aurait plus de vie. Le Soleil, le ciel étoilé, les arbres, l’eau, le feu, les créatures,
- tout se dissoudrait dans le néant.
Ceci signifie que ma Volonté avec son évolution éternelle, est la Vie de toute chose créée.
Elle lie tout. Elle est plus que l’air qui permet de respirer, développer, pousser tout ce qui sort de nos Mains.
Tu comprends donc l’affront subi par les créatures. Elle est la Vie de tout et le Centre de toute chose. Sans Elle rien ni aucun Bien n’existerait.
Mais les créatures ne veulent reconnaître
- ni sa Domination,
- ni que sa Vie qui coule en elles.
C’est pourquoi celle qui reconnaît la Vie de ma Volonté en elle et en toute chose,
- est le triomphe de notre Volonté et
- est la conquête de nos victoires.
Elle est la contrepartie de notre Amour au mouvement perpétuel. Notre Volonté
- la lie à toute la Création,
- lui fait faire tout le Bien opéré par ma propre Volonté.
Par conséquent, tout lui appartient . Et Moi Je l’aime tellement, au point de ne savoir rien faire sans elle. Du fait que, en vertu de ma Volonté, nous sommes la même Vie, le même Amour, une seule Palpitation, un seul Soupir.”
(5) En disant cela, Il se jeta dans mes bras, éperdu d’amour et Il disparut.