Me trouvant dans mon état habituel, j’ai eu la sensation que mon doux Jésus était étendu en mon intérieur en train d’agoniser. J’entendais sa respiration d’agonisant et je me suis mise à agoniser avec Lui. Après que nous eussions souffert ensemble pendant un certain temps,

Il me dit : « Ma fille, qu’une personne pense à ma Passion et compatisse à ma Souffrance est réconfortant pour Moi :

Me sentir accompagné par une personne

  • pour laquelle J’ai tant souffert et que J’aime tant allège ma Souffrance.

Par contre, si Je reste seul, n’ayant personne

  • à qui confier ma peine et
  • en qui déverser le fruit de mes Souffrances, Je me sens comme oppressé par mes Souffrances et mon Amour.

C’est ainsi que, quand mon Amour n’en peut plus, Je viens en toi pour

  • y souffrir ma Passion et
  • répéter tout ce que J’ai fait et souffert dans mon Humanité.

Qu’une créature revive ma Passion et qu’une autre ne fasse que penser à ma Passion en compatissant à ma souffrance, il y a une différence pour moi.

Dans le premier cas, Je ressens que la créature

  • revit vraiment ce que J’ai vécu et Me donne un retour de Vie divine et, Dans le second cas, Je ressens simplement la compagnie d’une créature.

Mais, sais-tu en qui Je puis vraiment répéter ma Passion ? En la personne qui a ma Volonté comme centre de sa vie.

« Ma Volonté est un acte simple et non pas une succession d’actes.

Cet acte simple est comme fixé à un point qui ne bouge jamais : l’Eternité. Sa circonférence est si immense que rien ne peut s’en échapper. Il est l’Acte premier, l’Acte éternel. Tout provient de Lui. Il embrasse tout et tous d’une seule étreinte.

La Création, la Rédemption, et la Sanctification sont

  • un seul Acte pour ma Volonté.. Elle a le Pouvoir de faire Siens tous les actes, comme s’ils ne faisaient qu’Un.

« La créature qui vit dans ma Volonté a en sa possession cet Acte Simple. Il n’y a donc pas à s’étonner qu’elle prenne part aux Souffrances de ma Passion. À travers cet Acte simple, elle rejoint son Créateur dans l’Acte de créer.

Ne faisant qu’Un avec son Dieu, elle crée avec lui, participant ainsi à la gloire de la Création et du Créateur. Elle aime toutes les choses créées comme ses propres choses. Dans un élan d’amour, elle dit à son Dieu : “Ce qui est à Toi est à moi et ce qui est à moi est à Toi. Gloire, Honneur et Amour à mon Créateur !”

Par cet Acte simple, la créature fait sienne la Rédemption

  • en revêtant mes Souffrances comme si Elles lui étaient propres. Elle s’associe à tout ce que J’ai fait : mes Prières, mes Paroles et mes Travaux. Elle déborde d’Amour pour Moi, compatit à mes Souffrances et fait réparation. À travers cet Acte simple, elle trouve tout, s’approprie tout et place ses « je T’aime » partout.

Voilà pourquoi vivre dans ma Volonté est le Prodige des prodiges. Dieu et tout le Ciel sont ravis de voir une toute petite créature nager dans toutes les choses de son Créateur. Comme un rayon de soleil, elle se diffuse partout et en tous.

Par conséquent, même au prix de ta vie, ne sors jamais de cet acte simple de ma Volonté de sorte que Je puisse refaire à travers toi la Création, la Rédemption et la Sanctification.

Même dans la nature, on trouve des choses qui imitent cet Acte simple.

  • Dans le ciel, depuis qu’il a été créé par Dieu, le soleil effectue toujours le même acte simple. Sa lumière et sa chaleur sont si intimement liées qu’elles sont inséparables. Il est sans cesse dans l’acte de dispenser ses bienfaits aux créatures.

Bien qu’il ne semble faire qu’un acte simple, la circonférence de sa lumière est si grande qu’elle embrasse toute la terre. Dans son étreinte, il produit des effets innombrables, qui font la vie et la gloire de toutes les choses créées.

Il veille sur toutes les plantes :

  • à l’une, il assure le développement,
  • à une autre la maturation des fruits,
  • à une autre la douceur,
  • à une autre le parfum.

On peut dire que toute la terre vit par le soleil et que chaque plante, même le plus petit brin d’herbe, reçoit de lui sa croissance et ses fruits.

Cependant,

  • il ne change jamais.
  • Il tire sa gloire de l’unique acte simple qu’il accomplit sans cesse.

L’être humain a aussi quelque chose qui s’apparente à un acte simple : ses battements de cœur.

Ceux-ci constituent un acte simple : le cœur ne sait rien faire d’autre que de battre.

La vie humaine débute par un battement de cœur. Les effets des battements de cœur sont innombrables.

En battant, le cœur fait circuler le sang dans tout le corps,

  • y compris dans ses parties les plus éloignées.

Il donne de la force

  • aux pieds pour qu’ils puissent marcher,
  • aux mains pour qu’elles puissent travailler,
  • à la bouche pour qu’elle puisse parler,
  • au cerveau pour qu’il puisse penser ; Il donne chaleur et force à toute la personne.

Tout dépend des battements de cœur. S’ils deviennent déficients,

  • la personne perd son énergie et le désir de travailler,
  • son intelligence faiblit,
  • elle est remplie de problèmes : mal-être général. Et si le cœur cesse de battre, la vie elle-même cesse.

Le pouvoir d’un Acte sans cesse répété est grand.

Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne le Dieu éternel

  • Qui a tout fait en vertu d’un seul Acte simple. Cet Acte simple n’a ni passé, ni présent, ni futur. Celui qui vit dans ma Volonté s’y trouve.

De même que, chez l’être humain, le cœur bat sans cesse, ma Volonté bat sans cesse dans la profondeur de l’âme,

  • mais par un seul battement.

C’est ainsi que ma Volonté transmet à l’âme

  • sa Beauté, - sa Sainteté, - sa Force,
  • son Amour, - sa Bonté, - sa Sagesse.

Cet Acte de ma Volonté inclut le Ciel et la terre. Comme c’est le cas pour la circulation du sang. Ses effets atteignent tout, y compris les endroits les plus élevés et les plus éloignés.

Cet Acte agit avec vigueur et règne complètement : un Prodige que seul un Dieu peut réaliser. Cet Acte nous fait découvrir de nouveaux cieux, de nouveaux abysses de grâces, et des vérités surprenantes.

Si on demandait à l’âme d’où lui vient tout cela, elle répondrait : « À l’instar

  • du soleil avec sa lumière et sa chaleur,
  • des battements de cœur chez l’être humain, et
  • de l’Acte simple du Dieu éternel,

je ne fais qu’une seule chose : sans cesse j’accomplis la Volonté de Dieu et je vis en cette Volonté. C’est là mon secret et mon contentement.” »

Après ces mots, Jésus disparut.

Un peu plus tard, je me suis retrouvée hors de mon corps avec le petit Bébé Jésus dans les bras. Il était très pâle et tout tremblant,

  • ses lèvres étaient bleues,
  • Il avait froid et était très épuisé, au point de faire pitié.

Il semblait s’être réfugié dans mes bras pour que je Le protège. Je l’ai serré sur mon cœur pour Le réchauffer ;

  • je pris ses petites Mains et ses petits Pieds dans mes mains et
  • je les serrai pour qu’ils cessent de trembler ;
  • je L’embrassai maintes et maintes fois et
  • je Lui dis que je L’aimais beaucoup, beaucoup.

Pendant que je faisais cela,

  • Il retrouva ses couleurs et cessa de trembler ;
  • Il se rétablit complètement et se pressa davantage contre moi.

Ensuite, alors que je pensais qu’Il resterait toujours avec moi, je vis avec surprise qu’Il commençait à descendre de mes genoux. Alors, je me suis mise à pleurer en le retenant par un bras et en Lui disant :

« Jésus, où vas-Tu ? Comment est-ce possible ? Tu me quittes ?»

Il me répondit : « Je dois partir. » Je repris : « Quand reviendras-Tu ?»

Il me répondit : « Dans trois ans. » Puis, Il commença à s’éloigner.

Ma peine était extrême. Au milieu de mes larmes et de mes convulsions, je me répétais :

« Je ne le verrai plus jamais pendant trois ans ! Ô mon Dieu, qu’est-ce que je vais faire ?» Ma peine était si grande que j’en perdis connaissance. Et je ne pouvais plus rien entendre.

Par la suite, ayant repris connaissance, les yeux à peine ouverts, je vis qu’Il était revenu et qu’Il remontait sur mes genoux. Il se blottit sur moi et me caressa avec ses petites mains, m’embrassa et me répéta :

« Calme-toi, calme-toi, car Je ne te quitte pas. »

Pendant qu’Il me disait cela, je sentis que je revenais à la vie. Ensuite, je réintégrai mon corps, mais avec une telle peur que je me sentais mourir.