Je me sentais déprimée. Une pensée de nature à perturber ma sérénité me vint : « Si on se trouve au seuil de la mort et qu’on éprouve des doutes et des peurs concernant sa manière d’avoir conduit sa vie, au point de douter de son salut, que faut-il faire ?»
À ce moment, ne me laissant pas le temps de réfléchir davantage sur cette question ou d’y trouver une réponse, mon doux Jésus se montra en mon intérieur et, hochant la tête, Il me dit d’un air affligé :
« Ma fille, que dis-tu ? Penser cela est un affront à ma Volonté. De telles pensées sont des balivernes de la volonté humaine incompatibles avec la Volonté Divine. Aucun doute ou peur ne doit effleurer les pensées de qui vit dans ma Volonté.
Ma Volonté est comme une mer calme qui murmure
- la Paix, le Bonheur, la Sécurité et la Certitude. Et les vagues qui proviennent de son Sein en sont de Joie et de Contentement continuels.
En te voyant réfléchir ainsi, J’ai été secoué. Ma Volonté ignore la peur, le doute et le danger. Et l’âme qui vit en Elle devient étrangère aux sottises de la volonté humaine.
Que pourrait craindre ma Volonté ? Qui pourrait douter de son Agir ? Puisque, en Présence de sa Sainteté, tous tremblent et sont obligés d’incliner la tête en L’adorant !
Je veux te dire quelque chose de consolant pour toi et de très glorieux pour Moi.
Quand tu mourras dans le temps, il t’arrivera ce qui m’est arrivé à ma mort. Pendant ma Vie, J’ai travaillé, prié, prêché, institué les sacrements, J’ai souffert des peines inouïes, y compris la mort elle-même.
Mais Je peux dire que mon Humanité n’était consciente
- que d’une infime partie de tout le bien que Je faisais. Les sacrements eux-mêmes ne trouvèrent vie qu’après ma mort.
Dès que Je mourus, ma Mort mit un sceau sur la totalité
- de mes Actes, de mes Paroles, de mes Souffrances ainsi que
- des Sacrements que J’avais institués. Ma mort confirma tout ce que J’avais fait.
Et elle donna Vie
- à mes œuvres, mes souffrances, mes paroles,
- ainsi -qu’aux sacrements que J’avais institués, en assurant leur pérennité jusqu’à la consommation des siècles.
Ainsi, ma Mort mit en action tout ce que J’avais fait et leur donna une Vie perpétuelle.
Puisque mon Humanité était habitée par le Verbe éternel et par une Volonté
- qui n’a eu aucun commencement,
- qui n’aura aucune fin et
- ui est non sujette à la mort, rien de ce que J’ai fait ne devait se perdre, pas la moindre Parole.
Tout devait avoir sa continuation jusqu’à la fin des siècles pour parvenir au Ciel et rendre éternellement heureux tous les élus.
Il en ira de même pour toi : ma Volonté
- qui vit en toi,
- qui te parle,
- qui te fait agir et souffrir,
ne laissera rien disparaître, pas un seul mot des nombreuses Vérités que Je t’ai enseignées concernant ma Volonté.
Elle mettra tout en mouvement, redonnera Vie à tout.
Ta mort sera la confirmation de tout ce que Je t’ai dit. Dans la vie dans ma Volonté, tout ce que l’âme fait, souffre, prie et dit contient un Acte de Volonté Divine. Tout cela n’est pas sujet à mourir, mais demeurera dans l’acte de donner Vie aux créatures.
Ta mort déchirera le voile qui couvre toutes les Vérités que Je t’ai enseignées,
- qui s’élèveront comme autant de soleils et
- qui disperseront les doutes et les difficultés qui semblaient les couvrir pendant ta vie.
Pendant ta vie terrestre, tu ne verras que très peu ou rien du tout du grand Bien que ma Volonté veut réaliser à travers toi. Mais, après ta mort, tout aura son plein effet. »
Après cela, j’ai passé la nuit sans pouvoir fermer l’œil,
- soit pour dormir,
- soit pour recevoir la visite habituelle de mon aimable Jésus. Car, quand Il vient, je m’assoupis en Lui, ce qui est pour moi plus que le sommeil. J’ai passé ce temps à méditer les Heures de la Passion et à effectuer mes tournées habituelles dans son adorable Volonté.
Puis j’ai vu qu’il faisait jour-ce qui m’arrive fréquemment - , et je me suis dit : « Mon Amour, tu n’es pas venu me voir et Tu ne m’as pas laissé dormir. Comment donc vais-je pouvoir passer ma journée sans Toi ?»
À ce moment, mon doux Jésus bougea en moi et Il me dit : « Ma fille, dans ma Volonté, il n’y a ni nuit ni sommeil. C’est toujours plein jour et éveil total. Il n’y a pas de temps pour dormir parce
- qu’il y a beaucoup à faire et à prendre, et
- qu’on doit profiter au maximum de son temps pour être heureux en Elle.
Tu dois apprendre à vivre dans le long jour de ma Volonté afin que Celle-ci puisse avoir sa Vie continuellement active en toi.
Tu trouveras en ma Volonté un repos très agréable, parce qu’Elle
-
t’élèvera toujours davantage en ton Dieu
-
elle te fera La comprendre de plus en plus.
Plus tu La comprendras, plus ton âme s’agrandira pour pouvoir jouir de ce Repos éternel avec tout son Bonheur et toutes ses Joies. Oh ! comme il sera merveilleux ton repos, un repos qui ne se trouve que dans ma Volonté !»
En disant cela, Il quitta mon intérieur et, plaçant ses bras autour de mon cou, Il me serra fortement. J’étendis mes bras et Le serrai fortement aussi.
À ce moment, Il interpella plusieurs personnes qui se trouvaient à ses pieds et Il leur dit : « Élevez-vous jusqu’à mon Cœur et Je vous montrerai les Prodiges que ma Volonté a accomplis dans cette âme. »
Ensuite, Il disparut.