Je me trouvais dans mon état habituel. Toute Tendresse et tout Amour, mon adorable Jésus vint à ma pauvre âme. Il se plaça près de moi et me regarda comme s’Il voulait me dire bien des choses.
Il voulut agrandir mon intelligence afin que je puisse recevoir et comprendre ce qu’Il voulait me dire. Puis, Il s’étendit sur toute ma personne en me cachant sous Lui. Il couvrit mon visage du Sien, mes mains et mes pieds des Siens.
Il semblait tout préoccupé de me couvrir et de me cacher sous Lui de telle sorte que plus rien de moi ne soit visible. Oh ! comme j’étais heureuse, toute couverte et cachée par Jésus !
Je ne voyais plus rien, sauf Jésus. Tout avait disparu pour moi. La Joie et le Bonheur de son aimable Présence, comme un enchantement, étaient revenus vivre en mon pauvre cœur. La peine me quitta et je ne pouvais plus me souvenir de sa privation qui m’avait causé des souffrances mortelles. Oh ! comme il est facile de tout oublier quand on est avec Jésus !
Après qu’Il m’eut gardée quelque temps toute couverte et cachée en Lui,
- à tel point que je croyais qu’Il ne me quitterait plus, je l’ai entendu appeler les anges et les saints à venir voir
- ce qu’Il faisait de moi et
- comment Il m’avait couverte de sa Personne adorable.
Ensuite, Il partagea avec moi ses Souffrances et je le laissai faire tout ce qu’Il voulait. Bien que je me sentais écrasée par ses Souffrances, j’étais heureuse et j’expérimentais les joies que la Volonté Divine donne quand l’âme, même dans la souffrance, s’abandonne en Elle.
Après m’avoir fait souffrir, Il me dit : « Ma fille, ma Volonté veut toujours se donner davantage à toi. Pour pouvoir se donner plus, Elle veut mieux se faire comprendre. Et pour rendre plus stable, plus sécuritaire et plus apprécié ce qu’Elle te manifeste, Elle te donne de nouvelles souffrances afin
- de mieux te disposer et
- de préparer en toi l’espace vide pour y déposer ses Vérités.
Elle te présente le noble cortège de la Souffrance dans le but
- d’être certaine de ton âme,
- de pouvoir lui faire confiance.
C’est toujours à travers la souffrance et les croix que s’ouvrent les portes pour
- de nouvelles manifestations,
- de nouvelles leçons secrètes,
- de grands cadeaux.
En fait, si l’âme supporte mes souffrances et ma Volonté douloureuse, elle deviendra capable de recevoir ma Volonté jubilatoire et elle acquerra l’intelligence pour comprendre les nouvelles leçons de ma Volonté.
La souffrance lui fera acquérir le langage céleste
- la rendant capable de répéter les nouvelles leçons apprises.
En entendant cela, je Lui dis : « Mon Jésus et ma Vie, il me semble que le sacrifice complet est nécessaire pour accomplir ta Volonté et vivre en Elle.
À première vue, ça ne semble rien mais, dans la pratique, ça semble difficile.
Ne pas accorder un simple souffle à sa volonté propre,
- même dans les choses saintes,
- dans le bien lui-même, semble trop pénible pour la nature humaine.
Les âmes pourront-elles en venir à vivre dans ta Volonté dans le complet sacrifice de tout ? »
Jésus reprit : « Ma fille, tout est dans la compréhension
- du grand Bien qui vient à l’âme qui fait ma Volonté,
- de ce cette Volonté est, qui veut ce sacrifice , et
- de ce que cette Volonté ne peut s’accommoder de vivre avec une volonté basse, petite et finie.
Elle veut rendre éternels, infinis et divins les actes de l’âme qui veut vivre en Elle. Et comment peut-Elle le faire
- si l’âme veut y mettre ne fût-ce qu’un souffle de sa volonté humaine,
- même pour une chose sainte, comme tu dis ?
La volonté humaine étant limitée, la vie de cette âme dans ma Volonté ne serait plus une réalité, mais une façon de parler.
D’un autre côté, ma Volonté exige une domination totale. Et il est juste que le petit atome de la volonté humaine
- soit conquis et
- perde son champ d’action dans ma Volonté.
Que dirais-tu si une petite chandelle, une allumette ou une étincelle
- voulait aller dans le centre du soleil pour s’y installer et y former son champ de lumière et d’action ?
Si le soleil était doué de raison, il serait indigné de cela et sa lumière et sa chaleur annihileraient cette petite lampe, cette allumette ou cette étincelle.
Et tu serais la première à te moquer d’elle, condamnant son audace de vouloir faire son champ d’action dans la lumière du soleil. Ainsi en est-il du souffle de la volonté humaine en la Mienne, même dans le bien.
Par conséquent, sois attentive à ce que rien de ta volonté ne prenne vie.
Je t’ai recouverte tout entière et cachée tout entière en Moi, afin que tu n’aies des yeux que pour
- regarder ma Volonté et
- Lui donner la voie libre pour agir en ton âme.
La difficulté est de comprendre ce qu’est la Vie dans ma Volonté.
En fait, quand l’âme aura compris
-
le grand Bien qui lui vient avec ma Volonté,
-
que de pauvre elle deviendra riche,
-
que d’esclave de viles passions elle deviendra libre et régnante,
-
que de servante elle deviendra maîtresse,
-
que de malheureuse elle deviendra heureuse.
Même au milieu des peines de cette pauvre vie,
- le sacrifice de tout sera pour elle un honneur désiré, voulu et rêvé.
Voilà pourquoi Je te presse tant de manifester ce qui concerne ma Volonté Car tout consistera à La connaître, à La comprendre et à L’aimer. »
Je Lui dis : « Mon Jésus, si Tu désires tant
- que ta Volonté soit connue,
- qu’Elle ait son champ d’action divine dans les âmes, oh ! s’il te plaît, manifeste Toi-même aux âmes ces Vérités,
- les grands Biens que ta Volonté contient, et
- tous les Biens que ces âmes recevront.
Ta Parole directe est une force magique, un aimant puissant. Elle a la vertu de la Puissance Créatrice.
Oh ! Comme il est difficile de ne pas se rendre au doux enchantement de tes Paroles divines ! Par conséquent, si tout est dit par Toi, tous se laisseront conquérir. »
Jésus reprit : « Ma fille, c’est mon habitude et dans l’ordre de ma Sagesse éternelle
- de manifester mes grandes Œuvres à une seule âme,
- de centrer en elle tout le Bien qu’elles contiennent,
- de négocier avec elle en tête à tête, comme si aucune autre personne n’existait.
Quand Je puis dire
- que J’ai complètement achevé mon travail en cette personne,
- que rien ne lui manque, alors Je fais couler mon Œuvre comme à partir d’une vaste mer
- pour le bien des autres créatures. »
C’est ainsi que J’ai fait avec ma céleste Mère. J’ai d’abord conféré avec elle dans l’intimité au sujet de la Rédemption. Aucune autre créature ne savait quoi que ce soit. Elle s’est disposée à tous les sacrifices et à tous les préparatifs nécessaires
- pour que Je puisse descendre du Ciel sur la terre.
J’ai tout fait comme si elle allait être la seule à être rachetée. Mais, après qu’elle M’eut amené à la lumière,
- permettant que tous puissent Me voir et profiter des biens de la Rédemption, Je Me suis donné à tous ceux qui voulaient Me recevoir.
Il en ira ainsi concernant ma Volonté : Quand J’aurai tout complété en toi,
- de telle manière que ma Volonté triomphe de toi et toi d’Elle, alors, comme de l’eau, Elle coulera pour le bien de tous.
Mais il est nécessaire de former la première âme pour rejoindre ensuite les autres. »