Je sentais que je ne pouvais plus continuer sans mon doux Jésus. Pendant plusieurs jours, j’ai attendu son retour, mais en vain. Je Lui ai dit de tout mon cœur : « Mon Amour, reviens à ta petite fille. Ne vois-Tu pas que je n’en peux plus ? Ah ! à quel dur martyre Tu soumets ma pauvre existence en me privant de Toi !»

Après, exténuée, je m’abandonnai en sa très sainte Volonté.

Pendant que j’étais dans cet état et que je faisais de la lecture, j’ai senti quelqu’un m’entourant le cou de ses bras. Mon esprit devint assoupi et je me suis retrouvée enserrée dans les bras de mon Jésus, complètement cachée en Lui. J’ai voulu Lui dire ma peine, mais Il ne rn’ en a pas laissé le temps.

Il rn’ a dit : « Ma fille, ne veux-tu pas te convaincre que lorsque, pour une juste raison, ma Justice veut châtier les gens, Je dois me cacher de toi ? En fait, tu es comme une petite particule reliant toutes les particules des autres créatures.

Et puisque, avec toi,

  • Je suis familier et comme en fête, et que
  • Je veux châtier les autres particules attachées à toi, ma Justice se trouve en conflit et se sent désarmée.

Et comme, durant ces derniers jours, il y a eu des châtiments dans le monde, Je Me suis caché de toi, bien que Je sois toujours demeuré en toi. »

Pendant qu’Il disait cela, je me suis retrouvée hors de mon corps. Il me fit voir des endroits où s’étaient produits des tremblements de terre ou de gros incendies avec pertes de vie, ou d’autres châtiments.

Et il semblait que d’autres maux graves allaient venir. Je fus effrayée et me suis mise à prier. Ensuite, mon aimable Jésus est revenu.

Je me suis vue devant Lui toute laide, comme une fleur fanée. Je Lui ai dit : « Ma Vie et mon Tout, vois comme je suis devenue laide, comme je suis en train de faner. Ah ! comme je change sans Toi ! Ma privation de Toi me fait perdre ma fraîcheur, ma beauté. Je me sens comme sous un soleil brûlant qui, drainant toute ma vitalité, me fait dépérir. »

Alors, Il me fit souffrir un peu avec Lui et cette souffrance se convertit en une rosée céleste tombant sur mon âme. Cette rosée me rendit mes forces vitales.

Prenant ma pauvre âme dans ses mains, Il dit :

« Ma pauvre fille, ne crains pas. Si en te privant Je t’ai fait dépérir, mon retour va restaurer ta fraîcheur, ta beauté, ta couleur et tous mes Traits en toi. Ta souffrance avec Moi sera non seulement comme une rosée

  • qui te renouvellera,
  • mais qui servira de lien continuel entre Nous par lequel Je pourrai frapper à la porte de ton âme et toi à la Mienne,
  • de façon à ce que les portes restent toujours ouvertes
  • et que tu puisses entrer librement en Moi, et Moi en toi.

Mon Souffle sera pour toi comme une douce brise servant à préserver la belle fraîcheur dans laquelle Je t’ai créée. »

Pendant qu’Il disait cela, Il souffla fortement sur moi et, en me serrant sur Lui, Il disparut.