Ce matin, je me suis retrouvée hors de mon corps et j’ai vu mon dernier confesseur décédé entouré de plusieurs personnes tout attentives et ravies de l’entendre. Il parlait et parlait, et il devint enflammé au point d’enflammer les autres.

Je m’approchai pour écouter ce qu’il disait et, à ma grande surprise, je l’entendis raconter tout ce que Jésus m’a dit et comment Il se comportait avec moi : ses finesses amoureuses, ses nombreuses condescendances.

Et quand il parlait des stratagèmes amoureux de Jésus envers moi, il irradiait de la Lumière au point d’être transmué en cette Lumière, et pas seulement lui, mais aussi ceux qui l’écoutaient.

Je fus surprise et je me suis dit : « Le confesseur a fait cela quand il vivait sur la terre

  • il parlait des choses de mon âme aux autres
  • et il le fait encore après sa mort, dans sa seconde vie. »

Et j’attendais qu’il ait terminé de parler pour pouvoir m’approcher de lui et lui dire quelques-unes de mes difficultés. Mais il ne termina pas et je me retrouvai dans mon corps.

Ensuite, comme à l’accoutumée, j’accompagnai mon bien-aimé Jésus dans sa Passion,

  • compatissant avec Lui,
  • faisant réparation, et
  • faisant miennes ses souffrances.

Bougeant en moi, Il me dit : « Ma fille, quel grand profit une âme tire quand elle se souvient

  • de Moi et
  • de toutes les choses que J’ai accomplies, souffertes et dites durant ma Vie !

En compatissant avec Moi,

  • en partageant mes intentions et
  • en se souvenant de mes souffrances, de mes travaux et de mes paroles, elle les convoque en elle et les place en ordre dans son âme,
  • de façon à profiter des fruits de tout ce que J’ai fait, souffert et dit.

Cela produit en cette âme une sorte de divine Humidité

  • que le soleil de ma grâce se délecte à transformer en une céleste rosée. Et cette rosée ne fait pas que merveilleusement embellir l’âme

Elle a la vertu d’adoucir les rayons du soleil ardent de ma Divine Justice

  • si l’âme est brûlée par le feu du péché et que ma Justice est sur le point de la frapper, la brûler et la dessécher davantage.

En adoucissant les rayons de ce soleil justicier, cette divine rosée met ces rayons à profit pour former une rosée bénéfique afin que la créature ne soit pas frappée Elle constitue Elle-même une humidité vitale pour que l’âme ne se dessèche pas.

Cela se passe comme dans la nature : lorsqu’après une journée de soleil brûlant, les plantes sont sur le point de se flétrir, une nuit humide suffit pour qu’elles se raffermissent. Ensuite, le soleil forme sa rosée et, au lieu de faire périr ces plantes, sa chaleur sert à les féconder et à mener leurs fruits à leur complète maturation.

D’une façon encore plus merveilleuse, la même chose se produit dans l’ordre surnaturel. Se remémorer ce que J’ai fait, souffert et dit est le commencement d’un Bien.

Ces rappels forment de petites gorgées pour l’âme afin de lui redonner Vie. Quand les choses sont oubliées,

  • elles perdent leur attrait et leur vertu vitale pour l’âme.

Ces rappels sont

  • non seulement à l’origine de biens dans la vie,
  • mais après la mort ils sont une cause de gloire.

N’as-tu pas vu combien ton confesseur décédé était dans la Joie

  • en parlant des grâces que Je t’ai données ?

C’est parce que, durant sa vie,

  • il s’y est intéressé,
  • il en a gardé mémoire et que
  • son intérieur en fut rempli au point de déborder à l’extérieur.

Et que de bien cela lui donne dans sa nouvelle vie ! C’est pour lui comme une fontaine qui déborde pour le bien des autres.

Par conséquent,

  • plus l’âme se remémore mes grâces et mes leçons,
  • plus la fontaine de mes Biens se déverse en elle, au point qu’il y a débordement pour le Bien des autres. »