Mon pauvre esprit errait dans l’immensité de la Suprême Volonté. Je me sentais comme à l’intérieur d’une mer et mon être tout entier avalait à grandes gorgées l’eau salutaire de l’Éternelle Volonté.
Cette eau entrait en moi de toutes parts : par mes oreilles, ma bouche, mes yeux, mes narines, les pores de ma peau.
Mon doux Jésus bougea en moi et Il me dit : « Ma fille, ma Volonté est éternelle et les actions de celui qui vit en Elle,
- de la plus petite à la plus grande, étreignant l’éternité et animées par une Volonté éternelle,
prennent la valeur, le mérite et la forme des Actions divines et éternelles.
La Volonté Divine
- vide les actions de cette personne de tout ce qui est humain,
- les fait Siennes,
- place son sceau sur elles et
- les transforme en Actions divines et éternelles. »
Sur ces mots, surprise, je Lui dis : « Comment est-ce possible, ô mon céleste Bien, qu’à simplement vivre dans ta Volonté, la créature puisse recevoir ce grand bien : que ses actions deviennent divines et éternelles ?»
Jésus reprit : « Pourquoi es-tu surprise ?
C’est très simple : tout résulte du fait
- que ma Volonté est divine et éternelle et
- que tout ce qui provient d’Elle, étant né d’une Volonté Divine et éternelle,
- ne peut pas ne pas être divin et éternel, pour autant que la créature laisse sa volonté humaine de côté
- pour donner place à la Mienne.
Si elle fait ainsi, ses actions sont comme si elles étaient Nôtres,
- les petites comme les grandes.
La même chose s’est produite à la Création. Combien de choses grandes et petites n’ont-elles pas été créées,
- jusqu’à la petite semence, le petit insecte ?
On ne peut pas dire que mes grandes Œuvres
- ont été créées par la Suprême Volonté et sont ainsi des Œuvres divines, et que les petites n’ont pas été créées par une Main divine.
Et même si on peut observer que ce qui fut créé dans l’espace
- les cieux, le soleil, les étoiles, etc. est fixe et stable, alors que ce qui fut créé en bas sur la terre
- les fleurs, les plantes, les oiseaux, etc. - est sujet à mourir et à revivre, cela ne veut rien dire.
Au contraire, parce que ces dernières ont été créées par une Volonté Divine et éternelle,
la semence a la vertu de se multiplier. Parce qu’en toutes choses, il y a ma Vertu créatrice et préservatrice.
Toutes les choses créées, petites et grandes,
- peuvent être appelées Œuvres divines, ayant été créées par la Vertu de mon Fiat omnipotent, Beaucoup plus encore peut-on qualifier de divines et éternelles
les actions que ma Volonté accomplit dans l’âme qui,
- plaçant sa volonté humaine aux pieds de ma Volonté, donne à Celle-ci pleine liberté d’agir.
Ah ! si les créatures pouvaient voir l’âme qui laisse ma Volonté vivre en elle,
- elles verraient des choses étonnantes jamais vues auparavant : un Dieu opérant dans le petit cercle de la volonté humaine,
- ce qui est la plus grande chose qui puisse exister sur la terre et dans le Ciel.
La Création elle-même reste loin derrière
- comparé aux prodiges que J’opère dans cette créature. »
24 mai, 1924 - Avoir des doutes concernant la céleste Doctrine de la Volonté Divine est absurde. Le premier mot que Dieu prononça à la Création fut Fiat.
Je me sentais aigrie au plus haut point
- à cause de la privation de mon doux Jésus et aussi
- parce que j’étais hantée par le triste doute que tout ce que Jésus m’avait dit et avait fait en mon âme n’était qu’une de illusion, une ruse de l’infernal Ennemi.
Je me disais : « Si cela m’était permis et si tous les écrits étaient entre mes mains, oh ! comme je les brûlerais avec plaisir ! Mais, hélas, ils ne sont pas en ma possession. Et, même si je le voulais, cela ne me serait pas concédé.
Ah ! Jésus, sauve au moins ma pauvre âme, ne me laisse pas périr ! Et puisque tout est terminé-les relations entre Toi et moi -, ne permets pas que j’aie le plus grand malheur :
- celui de ne pas accomplir, même légèrement, ta très sainte et adorable Volonté. »
Pendant que j’entretenais ces pensées, mon aimable Jésus bougea en moi.
Et, par son adorable Présence,
-
l’obscurité s’envola,
-
les doutes disparurent et
-
la lumière et la paix me revinrent.
Il me dit : « Fille de ma Volonté, pourquoi doutes-tu de mon action en toi ? Avoir des doutes au sujet de ma Suprême Volonté et de ce que Je t’ai dit à son sujet est la chose la plus absurde qui puisse exister.
La Doctrine de ma Volonté est une eau plus claire que le cristal
- sortie de la Source limpide de ma Divinité.
Elle est plus que le flamboyant soleil qui éclaire et réchauffe. Elle est le plus clair des miroirs. Et tous ceux qui jouiront du grand bienfait de se mirer dans cette céleste et divine Doctrine
- seront remués et
- ressentiront en eux le bienfait d’être purifiés de leurs souillures.
De telle sorte qu’ils pourront
- boire à pleines gorgées de cette céleste doctrine et
- être ainsi embellis d’ornements divins.
Tu dois savoir pourquoi, à la Création,
- la Sagesse Divine voulut prononcer le Fiat. Elle aurait pu créer toutes choses sans prononcer un seul mot.
Mais, comme Elle voulait
- que sa Volonté plane au-dessus de toutes choses,
- que toutes choses reçoivent sa Vertu et ses Biens, Elle prononça le « Fiat ».
En le prononçant, elle communiqua à la Création les prodiges de sa Volonté afin que toutes choses puissent avoir sa Volonté
- comme vie,
- comme régime,
- comme exemple et
- comme éducatrice.
Grande, ma fille, fut la première Parole de votre Dieu qui résonna dans la voûte des cieux. Ce fut le Fiat. Il n’a rien dit d’autre. Cela signifie que tout était dans ce Fiat.
Par Lui, J’ai créé toutes choses, J’ai tout constitué, J’ai tout ordonné, J’ai tout inclus, J’ai consigné tous mes biens pour le bénéfice de tous ceux
- qui n’iraient pas hors de mon éternel Fiat.
Quand, après avoir créé toutes choses, Je voulus créer l’homme, Je n’ai rien fait d’autre que de répéter mon Fiat.
Et comme si Je voulais le pétrir avec ma propre Volonté, J’ajoutai : “Faisons l’homme à notre Image et à notre Ressemblance.
Par la vertu de notre Volonté,
- il gardera notre Ressemblance entière en son intérieur et
- il préservera notre Image belle et intacte.”
Comme si elle était incapable de dire autre chose que le mot Fiat, la Sagesse Incréée répéta ce mot si nécessaire et sublime pour tous.
Et ce Fiat plane encore au-dessus de toute la Création
- comme le préservateur de mes œuvres et
- dans l’acte de descendre sur la terre pour
- investir l’homme,
- l’enclore de nouveau en Lui, afin qu’il puisse retourner là d’où il vient : issu de ma Volonté, qu’il puisse revenir dans ma Volonté.
C’est ma Volonté que toutes les choses créées Me reviennent
- par le même chemin que celui emprunté pour les créer, de telle sorte qu’elles Me reviennent
- toutes belles et
- comme portées en triomphe par ma Volonté.
Tout ce que je t’ai dit concernant ma Volonté avait pour but ceci :
- que ma Volonté soit connue et en vienne à régner sur la terre.
Je vais tout faire pour obtenir cela Mais tout doit me revenir par l’entremise de ce mot : Fiat.
Dieu a dit Fiat et l’homme doit dire fiat.
Dans toutes ses choses, il n’aura rien d’autre que
- l’écho de mon Fiat,
- la marque de mon Fiat,
- les effets de mon Fiat, ce qui Me permettra de lui donner les biens que contient ma Volonté. C’est ainsi que J’atteindrai totalement les objectifs de la Création.
Et c’est pourquoi J’ai entrepris de faire connaître
- les effets,
- la valeur,
- les biens et
- les choses sublimes de ma Volonté, et comment l’âme, empruntant le même chemin que mon Fiat,
- deviendra si sublime, divinisée, sanctifiée, enrichie, que le Ciel et la terre seront étonnés à la vue des prodiges
- accomplis en elle par mon Fiat.
En fait, par la vertu de ma Volonté,
- de nouvelles grâces jamais données auparavant,
- une lumière plus brillante,
- des prodiges inouïs jamais vus auparavant sortiront de Moi.
J’agis comme un professeur qui enseigne les sciences à son disciple : s’il enseigne à son disciple, c’est parce qu’il veut en faire un enseignant comme lui.
C’est ainsi que Je fais avec toi. Cette sublime leçon porta sur mon premier mot Fiat, La prière que J’ai enseignée était Fiat sur la terre comme au Ciel, et Je me suis efforcé de te donner des leçons
- plus étendues, plus claires et plus sublimes au sujet de ma Volonté.
C’est parce que Je veux que
- mon élève n’acquière pas seulement la science de ma Volonté,
- mais devienne elle-même une enseignante pour La faire connaître aux autres ;
Non seulement cela. Je veux aussi qu’elle acquière
- mes Biens, mes Joies et mon propre Bonheur.
Sois donc attentive et fidèle à mes Enseignements et ne t’éloigne jamais de ma Volonté. »
29 mai, 1924 - La souffrance des apôtres après l’Ascension de Jésus et le Bien résultant de cette souffrance. Leçon à Luisa au sujet de la souffrance d’être privée de Jésus.
Je réfléchissais à la montée au Ciel de mon doux Jésus au jour de sa glorieuse Ascension ainsi qu’à la peine des apôtres qui furent ainsi privés d’un si grand bien. Bougeant en moi, mon doux Jésus me dit :
Ma fille, la plus grande peine de toute la vie de mes apôtres fut
- de demeurer sans leur Maître. Quand ils me virent monter au Ciel, leur cœur fut consumé par la douleur
- de la privation de ma Présence. Cette douleur fut d’autant plus aiguë et pénétrante
- qu’elle n’était pas une douleur humaine comme s’ils perdaient quelque chose de matériel,
- mais une douleur divine : c’était un Dieu qu’ils perdaient.
Et même si Je possédais toujours mon Humanité, par le fait qu’Elle était ressuscitée, Elle était spiritualisée et glorifiée. Et, par conséquent, leur principale douleur était dans leur âme. Cette douleur pénétrait tout leur être : ils étaient consumés par le chagrin au point de vivre le plus douloureux martyre.
Mais tout cela était nécessaire pour eux : jusque-là ils n’étaient que de tendres bébés en ce qui concerne
- les vertus,
- la connaissance des choses divines et
- la connaissance de ma propre Personne. En somme, J’étais parmi eux. Mais ils ne Me connaissaient et ne M’aimaient pas vraiment.
Mais quand ils M’ont vu monter au Ciel, la douleur de me perdre déchira le voile . Et ils Me reconnurent comme le vrai Fils de Dieu,
- avec une telle certitude que l’intense douleur de ne plus Me voir parmi eux leur insuffla
- la Fermeté dans le bien et
- la Force de tout souffrir par Amour de Celui qu’ils avaient perdu.
Cela fit naître en eux la Lumière de la Science divine,
- leur enleva les langes de l’enfance et
- les transforma en hommes intrépides et courageux.
Leur douleur les transforma et forma en eux le vrai caractère d’apôtres. Ce qu’ils ne purent obtenir en ma Présence,
- ils l’obtinrent par la souffrance de la privation de ma Présence.
Maintenant, ma fille, une petite leçon pour toi. Ta vie peut être appelée
- une Souffrance continuelle de Me perdre et
- une Joie continuelle de Me retrouver.
Mais, entre la Souffrance de Me perdre et la Joie de Me retrouver,
- combien de surprises ne t’ai-je pas données ?
- combien de choses ne t’ai-je pas dites ?
Ce fut le douloureux martyre de Me perdre qui t’a disposée à entendre mes leçons sublimes sur ma Volonté.
En fait, combien de fois il te sembla que tu M’avais perdu Et, pendant que tu étais plongée dans ta cruelle douleur, Je t’arrivais avec une de mes plus belles leçons sur ma Volonté et Je te faisais revivre la Joie de Me retrouver
- pour te disposer de nouveau à la douleur aiguë de mon absence ?
Je peux te dire que la souffrance d’être sans Moi a donné naissance en toi
- à la connaissance de ma Volonté
- ainsi qu’à la connaissance de ses effets, de sa valeur et de ses fondements.
C’était nécessaire que Je procède de cette façon avec toi, c’est à-dire que
- Je vienne très souvent et
- Je te laisse ensuite en proie à la douleur d’être sans Moi.
Puisque J’ai choisi de te faire connaître d’une manière toute spéciale plusieurs choses au sujet de ma Volonté, Je devais te laisser en proie à une Souffrance divine continuelle.,
Parce que ma Volonté est divine et parce que c’est seulement sur des Souffrances divines
- qu’Elle peut établir son trône et étendre son domaine.
En assumant l’attitude d’un Enseignant, Je te communiquais la Connaissance de ma Volonté autant que cela était possible pour une créature.
Beaucoup seront émerveillés en entendant parler des visites continuelles que Je t’ai faites
- et que Je n’ai pas faites aux autres et de tes souffrances continuelles à cause de mon absence.
Si tu ne M’avais pas vu de si nombreuses fois, tu ne M’aurais pas connu et aimé autant.
Parce que chacune de mes visites amène
- une nouvelle Connaissance de Moi et
- un nouvel Amour. Et plus une âme Me connaît et M’aime, plus sa souffrance augmente.
En venant, Je provoquais ta souffrance plus intensément
- parce que Je voulais que ma Volonté ne manque pas en toi du noble cortège de la souffrance qui affermit l’âme,
- et aussi afin d’établir en toi ma Demeure permanente et de te donner des leçons nouvelles et continuelles sur ma Volonté.
Donc, Je te le répète, laisse-Moi faire et aie confiance en Moi. »