Je continuais à me sentir étourdie et somnolente. Mes facultés ne me permettaient pas de comprendre quoi que ce soit Et si, à un moment de répit, je comprenais quelque chose, alors je me sentais envahie d’une ombre qui, pénétrant dans le plus profond de mes fibres, me faisait languir ardemment après la Sainte Volonté de Dieu. Oh ! comme j’avais peur de sortir de sa Très Sainte Volonté !
Grandement troublée
- par les châtiments dont Jésus m’avait parlé et
- par la vue des bouleversements des choses créées, j’avais aussi entendu parler de grands malheurs s’étant abattus ces derniers jours dans différentes parties du monde, allant jusqu’à la destruction de régions entières.
Comme je prêtais attention à tout cela, bougeant en moi, mon Jésus me dit : « Ma fille, cela n’est encore rien ! Nous irons plus loin afin de purifier la face de la terre. Je suis tellement dégoûté par tout ce qui se passe que Je ne peux en supporter la vue. »
À ces mots, je devins encore plus oppressée et l’horrible tableau des perturbations de la nature que j’avais vu ces derniers jours revint à mon esprit.
Alors, revenant à la prière comme à l’accoutumée, je dis à mon aimable Jésus :
« Puisque Tu es déterminé à étendre ta main pour châtier le monde et que, désormais, je ne peux plus rien faire
- ni souffrir, ni obtenir que Tu renonces aux maux que les gens méritent - , ne pourrais-Tu pas me libérer de cet état de victime ou me suspendre pendant quelque temps ? Au moins, j’éviterais à certains de se trouver dans l’embarras. »
Jésus me dit : « Ma fille, Je ne veux pas te déplaire : si tu désires que Je te suspende, Je le ferai.
Craignant que cela soit l’accomplissement de ma propre volonté, j’ajoutai immédiatement : « Non. non, mon Amour, Tu ne dois pas me dire “si tu le désires”, mais plutôt “c’est Moi-même qui veux te suspendre de cet état”. Cela ne doit pas venir de ma volonté, mais de la Tienne. Alors seulement j’accepterai, non pas pour me satisfaire, mais pour que ta Volonté soit faite en moi. »
Jésus reprit : « Je ne veux pas te déplaire, Je veux te contenter. Si tu désires que Je te suspende, Je le ferai. Cependant, sache que ma Justice veut suivre son cours Toi et moi devons faire notre part de concessions.
Il y a certains droits de la Justice auxquels on ne peut contrevenir. Mais puisque, dans ton état de victime, Je t’ai placée au centre de ma Volonté, même si tu dois dormir à un moment, souffrir à un autre, prier à un autre,
c’est toujours un rempart contre ma Justice
- pour empêcher la destruction presque totale des choses.
En fait, il ne s’agit pas seulement de châtiments mais de destruction.
D’un autre côté, sache que Je ne veux pas te forcer. Je n’ai jamais aimé la force. A tel point que lorsque Je suis venu sur la terre et que J’ai voulu naître à Bethléem, Je m’y suis rendu, oui, mais en frappant de porte à porte
- afin de trouver une place où naître, mais Je n’ai forcé personne.
Avec mon Pouvoir, J’aurais pu utiliser la Force pour avoir un endroit moins inconfortable. mais Je ne l’ai pas voulu. Je me suis contenté de frapper aux portes et de demander refuge, sans insister.
Et puisque personne ne voulut Me recevoir, Je me suis contenté de naître dans une grotte où les animaux
- m’ont donné libre accès et
- ont été les premiers à adorer leur Créateur, plutôt que de forcer qui que ce soit à M’accueillir.
Cependant, ce refus coûta beaucoup aux gens de Bethléem. Car ils ont été privés des bienfaits que mes semelles posées sur leurs terres leur auraient donnés ou du privilège de Me revoir de nouveau parmi eux.
J’aime les choses spontanées. pas les choses forcées. J’aime faire pour l’âme ce qu’elle accepte comme étant sien,
- comme si ce que Je lui donnais provenait d’elle et non de Moi, afin de recevoir d’elle ce que Je désire et qu’elle Me le donne amoureusement.
La force est pour les esclaves, les serviteurs et ceux qui n’aiment pas. C’est pourquoi, tout comme pour les habitants de Bethléem, Je m’éloigne de ces âmes qui ne sont pas prêtes
- à Me laisser entrer en elles et
- à M’accorder toute liberté d’y accomplir tout ce que Je veux. »
En entendant cela, je dis : « Mon Amour, Jésus, non, je ne veux pas être forcée, mais, librement, je veux demeurer dans cet état, même au prix de souffrances mortelles. Et Toi, ne me laisse jamais et donne-moi la grâce de toujours faire ta Volonté. »