Je méditais sur le mystère de la flagellation en compatissant avec mon doux Jésus qui, au milieu d’ennemis, fut brutalisé, dévêtu et roué de coups. Sortant de mon intérieur dans l’état où il se trouvait pendant la flagellation, mon aimable Jésus me dit :

« Ma fille, veux-tu savoir pourquoi J’étais dévêtu lorsqu’on me flagella ? Dans chaque mystère de ma Passion, Je m’occupais

  • d’abord de réparer la séparation entre la volonté humaine et la Volonté Divine et,
  • ensuite, de réparer les offenses découlant de cette séparation.

Lorsque, au jardin d’Éden, l’homme brisa les liens qui unissaient sa volonté à la Volonté Suprême,

  • il se dévêtit du vêtement royal de ma Volonté
  • pour se vêtir des misérables haillons de sa volonté : faible, inconstante et impropre à accomplir quelque chose de bon.

Ma Volonté était un doux enchantement pour lui. Elle le gardait absorbé dans une très douce lumière lui faisant connaître uniquement son Dieu de qui il provenait et qui lui donnait d’innombrables bienfaits.

Il était tellement absorbé par tant de générosité de la part de son Dieu qu’il n’avait aucune pensée pour lui-même.

Oh ! comme il était heureux et comme la Divinité se délectait en lui octroyant des particules de son Être autant qu’une créature pouvait recevoir-afin qu’il devienne semblable à Lui.

Aussi, dès que l’homme brisa l’union de notre Volonté avec la sienne, il perdit

  • son vêtement royal
  • de même que l’enchantement, la lumière et le bonheur.

Se regardant sans la lumière de ma Volonté, sans l’enchantement qui l’absorbait, il en arriva à se connaître lui-même Et il se sentit gêné et craintif devant son Dieu Sa nature ressentit le froid de sa nudité et le besoin vital de se couvrir.

Alors que notre Volonté le gardait dans le havre de l’immense bonheur, sa volonté le plaça dans celui des misères.

Avant sa chute, notre Volonté était tout pour lui : en Elle, il trouvait tout. Il était juste que, étant sorti de notre Volonté et vivant en Elle comme notre tendre enfant, notre Volonté satisfasse tous ses besoins. Par contre, en voulant vivre dans sa propre volonté, il eut besoin de tout. Car la volonté humaine n’avait pas la capacité de pourvoir à tous ses besoins. Elle ne contient pas en elle la Fontaine du Bien.

Ainsi, il fut forcé de se procurer les choses nécessaires à sa vie à travers des tribulations. Vois-tu ce que signifie ne pas être uni à notre Volonté ?

Oh ! si tous savaient cela, ils n’auraient qu’un désir : que notre Volonté vienne régner sur la terre.

Si Adam ne s’était pas retiré de la Volonté Divine ,

  • sa nature n’aurait aucunement eu besoin de se vêtir,
  • il ne se serait pas senti gêné de sa nudité,
  • il n’aurait pas non plus été sujet à souffrir du froid, de la chaleur, de la faim et de la faiblesse. Cependant, ces désagréments naturels ne sont presque rien en comparaison des grands biens que son âme avait perdus.

Donc, ma fille, avant d’être attaché au pilier pour être flagellé, Je voulus être dévêtu afin de souffrir et de réparer pour la nudité de l’homme privé du vêtement royal de ma Volonté.

Je ressentis une grande confusion et une grande douleur en Me voyant dévêtu devant des ennemis qui se moquaient de Moi. Je pleurai sur la nudité de l’homme et offris ma nudité au Père Céleste pour que l’homme puisse être vêtu de nouveau avec le vêtement royal de ma Volonté.

Et comme rançon, afin que cela ne me soit pas refusé,

  • J’offris mon Sang, ma Chair déchirée en lambeaux.
  • et Je me laissai déshabiller non seulement de mes vêtements, mais aussi de ma peau.

Je versai tellement de Sang dans ce mystère

  • dans aucun autre J’en ai versé autant assez pour couvrir l’homme d’un second vêtement, un vêtement de Sang,
  • pour le réchauffer
  • pour le nettoyer et
  • pour le disposer à recevoir le vêtement royal de ma Volonté. »

En entendant cela, surprise, j’ai dit à Jésus : « Mon aimable Jésus, comment se fait-il qu’après s’être retiré de ta Volonté, l’homme devint gêné et effrayé, et ressentit le besoin de se vêtir ?

Pourtant, Toi qui as toujours fait la Volonté du Père Céleste,

  • ne faisant qu’un avec Lui, et ta Maman qui n’a jamais connu sa propre volonté, vous avez tous les deux eu besoin de vêtements et de nourriture et avez ressenti le froid et la chaleur. »

Il me répondit : « C’était vraiment comme cela, ma fille. Si l’homme se sentit gêné de sa nudité et fut sujet à toutes sortes de misères naturelles, c’est parce qu’il avait perdu l’enchantement de ma Volonté.

Même si ce fut son âme qui fit le mal et non pas son corps, ce dernier fut indirectement complice de sa volonté malade et resta comme profané par elle. Les deux, son âme et son corps, subirent la douleur du mal commis.

Quant à Moi, bien sûr, J’ai toujours accompli la Volonté Suprême.

Mais comme Je ne suis pas venu

  • chez des hommes innocents comme avant la faute,
  • mais chez des hommes pécheurs avec toutes sortes de misères, J’ai voulu m’associer à eux
  • en prenant sur Moi toutes leurs misères et
  • en M’assujettissant à toutes les nécessités de leur vie, comme si J’étais l’un d’eux.

Si Je l’avais voulu, Je n’aurais eu besoin

  • de rien, ni de vêtements, ni de nourriture, de rien d’autre.

Mais Je n’ai pas voulu user de cela par amour pour les hommes. J’ai voulu me sacrifier en tout,

  • même dans les choses les plus innocentes créées par Moi afin de prouver aux hommes mon ardent Amour.

Cela me servit à implorer de mon Divin Père que,

  • par égard pour Moi et ma Volonté complètement sacrifiée pour Lui, Il veuille redonner à l’homme le noble vêtement royal de notre Volonté. »