À cause de l’absence habituelle de mon aimable Bien,
- je me sentais submergée dans l’amertume, privée que j’étais de Celui qui, seul, peut être le soleil, la chaleur, le sourire et le bonheur de ma pauvre âme. Sans Lui, c’est la nuit, je reste paralysée par le froid, je suis malheureuse.
Bougeant en moi, mon doux Jésus me dit : « Ma fille, courage, ne te laisse pas envahir par l’accablement.
Si tu savais combien Je souffre en te voyant souffrir ! Je souffre tellement que, pour ne pas te voir souffrir, Je te plonge dans le sommeil. Cependant, Je demeure près de toi, Je ne te quitte pas.
Pendant que tu dors, Je fais pour toi ce que nous ferions ensemble si tu étais éveillée, vu que ce n’est pas toi qui veut dormir, mais Moi-même qui te plonge dans le sommeil.
Vois-tu combien Je t’aime ? Si tu savais combien Je souffre
- quand Je te vois te réveiller tout agitée parce que tu n’as pas perçu que J’étais tout près de toi,
- t’ayant Moi-même endormie pendant que tu étais tourmentée par mon absence !
C’est vrai que tu souffres mais, Moi aussi, Je souffre. Pendant ce temps, ma Volonté coule en toi et, te serrant davantage, elle rend notre union encore plus stable.
Courage, et souviens-toi
- que tu es mon petit bateau dans ma Volonté et
- que la Volonté Divine n’est pas une mer d’eau avec des ports et des rivages où les bateaux et les passagers font escale pour se reposer et s’amuser et d’où plusieurs ne reviennent même plus reprendre la mer.
La mer de ma Volonté est une mer de Lumière et de Feu, sans port ni rivage. Par conséquent, il n’y a pas d’escale pour mon petit bateau.
Tu dois naviguer sans cesse et à une telle vitesse que tu puisses embrasser l’Eternité en chacun de tes battements de cœur et de tes actes, afin qu’ils soient reliés aux battements de cœur et aux actes de chacun.
Tu feras la tournée de l’Eternité en chacun de tes battements de cœur. Tu prendras tout et nous rapporteras tout ce qui provient de la Divinité
- pour qu’Elle puisse recevoir en même temps qu’Elle donne. Mon petit bateau a la tâche de naviguer dans l’immense mer de ma Volonté afin de Nous payer de retour pour tout ce qui vient de Nous.
Cependant, si tu te laisses envahir par l’accablement, tu perds l’attention voulue pour tes tournées.
Ne se sentant pas rejointe par les tournées rapides de mon petit bateau,
- la mer de ma Volonté te consume davantage
- et tu t’agites plus à cause de mon absence.
Mais si tu continues à naviguer, tu es comme une douce brise qui,
- pendant qu’elle apporte un rafraîchissement à notre Feu, te sert à adoucir le tourment dont tu souffres à cause de mon absence. »