Je pensais à Jésus au Jardin quand Il a dit : « Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de Moi. Toutefois, que non pas ma Volonté mais la Tienne soit faite. »

Bougeant en moi, mon doux Jésus me dit : « Ma fille, crois-tu que ce fut par rapport à la coupe de ma Passion que J’ai dit au Père : “Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de Moi” ?

Pas du tout. Il s’agissait de la coupe de la volonté humaine. Elle présentait à mes yeux une telle amertume et une telle abondance de vices que c’est par rapport à elle que ma Volonté humaine unie à ma Volonté Divine s’écria : “Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de Moi.”

Comme est laide la volonté humaine sans la Volonté Divine, laquelle, comme dans une coupe, se trouve dans chaque créature ! Il n’y a aucun mal parmi les générations dont la volonté humaine n’est pas le principe.

Voyant la sainteté de ma Volonté couverte de tous les maux produits par la volonté humaine, Je me sentis mourir. En fait, Je serais mort si la Divinité ne m’avait pas soutenu.

Et sais-tu pourquoi J’ai dit jusqu’à trois fois : “Que non pas ma Volonté mais la Tienne soit faite” ?

Je portais en Moi

  • les volontés de toutes les créatures,
  • tous leurs péchés.

Et, au nom de toutes, J’ai crié vers mon Père : “Que la volonté humaine ne se fasse plus sur la terre, mais la Volonté Divine. Que la volonté humaine soit bannie et que la Tienne règne.”

J’ai fait cette prière au tout début de ma Passion. Car le « que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel » était la chose la plus importante à mes yeux.

C’est au nom de tous que J’ai dit : “Que non pas ma Volonté, mais la Tienne soit faite.” À ce moment, J’ai constitué l’ère du Fiat Voluntas Tua sur la terre.

Cette prière, Je l’ai répétée trois fois : la première fois, J’ai obtenu la faveur demandée ; la seconde fois, Je l’ai fait descendre sur la terre et, la troisième fois, Je l’ai constituée Souveraine.

Par cette prière, Je voulais

  • vider les créatures de leur volonté humaine et
  • les remplir de la Volonté Divine .

Avant de mourir, puisque Je ne disposais plus que de quelques heures, Je voulais négocier avec mon Père Céleste le but principal pour lequel J’étais venu sur la terre : que la Volonté Divine ait la première place chez la créature.

La première offense de l’homme à l’endroit de la Volonté Suprême fut de se retirer d’Elle. Toutes ses autres fautes sont d’ordre secondaire par rapport à celle-là.

Par conséquent, Je devais d’abord

  • accomplir le « Fiat Voluntas Tua sur la terre comme au Ciel »,

  • pour ensuite accomplir la Rédemption par mes Souffrances.

En fait, la Rédemption elle-même est d’ordre secondaire. C’est toujours ma Volonté qui a la primauté sur tout.

Les fruits de la Rédemption sont apparus en premier, Mais c’est en vertu de ce contrat que J’ai fait avec mon Divin Père « que Sa Volonté règne sur la terre »,

  • but véritable de la Création et
  • but principal pour lequel Je suis venu sur la terre que l’homme a pu recevoir les fruits de la Rédemption.

Sinon, ma Sagesse aurait manqué d’ordre.

Le début du mal chez l’homme fut dans sa volonté. C’est cette volonté que Je devais ordonner et restaurer

  • en refaisant l’union entre la Volonté Divine et la volonté humaine.

Ma Volonté est comme un roi qui, même s’il a la primauté sur tout, arrive en dernier,

  • étant précédé, pour son honneur et le décorum, par ses gens, son armée, ses ministres, ses princes et toute la cour royale.

Ainsi, les Fruits de la Rédemption devaient se manifester en premier afin que la Majesté de ma Volonté puisse rejoindre sa cour royale, ses gens, ses armées, ses ministres.

Et sais-tu qui a été la première à s’écrier avec Moi : “Que non pas ma volonté mais la tienne soit faite” ?

Ce fut ma petite nouvelle-née de ma Volonté, ma petite fille, qui a ressenti tant de répugnance et de crainte envers sa volonté et qui, tremblante, s’est accrochée à Moi en criant avec Moi : “Père, s’il est possible, que cette coupe de ma volonté passe loin de Moi.” Et, pleurant, tu ajoutais avec Moi : “Que non pas ma Volonté mais la Tienne soit faite.”

Oh oui ! Tu étais avec Moi dans ce premier contrat avec mon Père Céleste. Parce qu’au moins une créature devait être participante afin de valider le contrat. Sinon, à qui aurions-nous pu confier cette tâche ?

Et, afin de rendre la garde de ce contrat plus sûre, Je te donnai tous les Fruits de ma Passion comme cadeau,

  • les alignant autour de toi comme une formidable armée qui, pendant que se formait le cortège royal de ma Volonté,
  • faisait une féroce guerre contre ta volonté.

Donc, courage dans l’état où tu te trouves. Écarte la pensée que Je puisse te laisser : ce serait préjudiciable à ma Volonté puisque Je dois veiller au contrat de ma Volonté déposé en toi.

Alors, demeure en paix. C’est ma Volonté qui te met à l’épreuve, voulant

  • non seulement te purifier,
  • mais aussi détruire même l’ombre de ta volonté.

En toute tranquillité,

  • continue ton envolée dans ma Volonté et
  • ne te tracasse de rien.

Ton Jésus fera en sorte que tout ce qui pourra arriver à l’intérieur et à l’extérieur de toi ait pour effet

  • que ma Volonté ressorte encore plus et
  • que s’agrandissent les frontières de ma Volonté dans ta volonté humaine.

Je veillerai à ce que la paix demeure en toi afin que Je puisse diriger tout en toi en accord avec ma Volonté.

Sur la terre, Je ne m’occupais que de faire la Volonté de mon Père. Puisque toutes choses s’y trouvent, Je ne me préoccupais de rien d’autre.

Si Je me mettais en prière, c’était pour une seule chose : « que la Volonté Divine soit faite sur la terre comme elle l’est au Ciel », cela incluant toute chose.

Je ne faisais rien si ce n’était suivant la Volonté Suprême :

  • mes Paroles,
  • mes Douleurs,
  • mes Œuvres et
  • mes battements de Cœur étaient remplis de la Volonté Céleste.

Et c’est ce que Je veux pour toi. Tu dois tout axer sur ma Volonté en te laissant brûler par son Souffle jusqu’à perdre toute autre connaissance que celle de ma Volonté pour toujours. »