Je pensais à la Conception Immaculée de ma Reine Maman Après la communion, mon toujours aimable Jésus se montra en mon intérieur comme dans une chambre remplie de lumière. Dans cette lumière apparaissait tout ce qu’Il fit au cours de sa Vie.

On pouvait voir, disposés en ordre,

  • tous ses mérites, ses travaux, ses souffrances,
  • ses blessures,
  • son Sang en somme tout ce que sa Vie d’homme et de Dieu comportait
  • comme dans l’acte de préserver du moindre mal une âme qui Lui était très chère. J’étais étonnée de voir autant d’attention de la part de Jésus.

Il me dit : « À ma petite nouvelle-née, Je veux faire connaître la Conception Immaculée de la Vierge conçue sans péché.

Tu dois d’abord savoir que ma Divinité consiste en un acte unique : tous les actes concentrés en un seul. C’est ce que signifie être Dieu.

Le plus grand prodige de notre Essence divine est

  • de ne pas être sujet à une succession d’actes. Et si, pour la créature, il semble que nous faisons quelque chose à un moment et autre chose à un autre, c’est qu’elle est incapable de tout connaître d’un seul coup et qu’elle doit apprendre petit à petit.

Tout ce que Moi, le Verbe Éternel, Je devais faire dans mon Humanité, Je le fis en un seul acte, conformément à l’Acte Unique qu’est ma Divinité.

En conséquence, lorsque ma Mère, la noble Vierge Marie, fut conçue, tout ce que le Verbe Éternel devait faire sur la terre existait déjà.

Ainsi, dans l’Acte par lequel elle fut conçue,

  • tous mes Mérites, mes Douleurs, mon Sang,
  • tout ce que comporte la Vie d’un Dieu fait homme entoura cette Conception :

Elle fut conçue dans l’abîme infini

  • de mes Mérites,
  • de mon divin Sang ainsi que
  • dans l’immense Mer de mes Souffrances.

En vertu de cela, Elle demeura Immaculée, Belle et Pure Et mes incalculables Mérites

  • bloquèrent le chemin à l’Ennemi qui ne put lui faire aucun tort.

Il était juste que celle qui devait concevoir le Fils de Dieu

  • fut la plus grande dans les œuvres de Dieu, afin de posséder la vertu
  • de concevoir le Verbe devant racheter l’humanité.

Ainsi, elle fut d’abord conçue en Moi et, ensuite, Je fus conçu en elle.

Il ne restait plus qu’à faire connaître cette merveille aux créatures en temps opportun. Cependant, dans la Divinité, c’était déjà fait.

Ainsi, la personne qui recueillit le plus de fruits de la Rédemption

  • en fait, elle reçut ses fruits au complet - fut cette sublime créature.

Ayant été conçue en Moi, elle aimait, appréciait et gardait comme lui étant propre

  • tout ce que le Fils de Dieu fit sur la terre. Oh ! la Beauté de cette tendre petite ! Elle fut une merveille de grâces, un prodige de notre Divinité. Elle grandit comme étant notre fille Elle était notre joie, notre honneur et notre gloire. »

Pendant que mon doux Jésus me parlait ainsi, je me disais :

« C’est vrai que la Reine Mère fut conçue par les Mérites infinis de mon Jésus. Mais son sang, son corps, furent conçus dans le sein de sainte Anne qui n’était pas exempte du péché originel. Alors, comment se peut-il que Marie n’ait rien hérité des nombreux maux dont nous avons tous hérité à la suite du péché de notre premier père Adam ?»

Jésus me dit : « Ma fille, tu n’as pas encore compris que tout mal se trouve dans la volonté. Ce fut la volonté de l’homme qui écrasa sa nature et non sa nature qui écrasa sa volonté. Sa nature, telle que créée par Moi, resta inchangée.

Ce fut sa volonté qui changea Elle se dressa contre rien de moins que la Volonté Divine . Sa volonté rebelle écrasa sa nature,

  • la débilita,
  • la contamina et
  • la rendit esclave des plus viles passions.

Ce fut comme pour un récipient rempli de parfum ou d’objets précieux. S’il est vidé de son contenu et ensuite rempli de pourriture ou d’objets vils, est-ce que le récipient change ? Ce qui est placé à l’intérieur change, mais le récipient est toujours le même. Tout au plus, il devient plus ou moins estimable, dépendamment de ce qu’il contient. Il en fut ainsi pour l’homme.

D’avoir été conçue dans une créature faisant partie de la race humaine ne fit aucun tort à ma Maman Car son âme était immunisée contre tout péché Il n’y avait aucune opposition entre sa volonté et celle de son Dieu.

Les courants divins ne rencontrèrent aucun obstacle en se déversant en elle. A chaque instant, elle recevait des torrents de nouvelles grâces. Alors, avec une telle volonté et une telle âme,

  • toutes saintes, toutes pures, toutes belles, le récipient qu’était le corps qu’elle reçut de sa mère resta
  • parfumé, en ordre, divinisé, de façon à être exempté de toute maladie naturelle dont la nature humaine peut être affligée.

Ah ! en elle se réalisa pleinement le Fiat Voluntas Tua sur la terre comme au Ciel, qui l’ennoblit et restaura en elle la nature humaine

  • telle qu’elle était à l’origine, avant la faute originelle.

Elle devint même encore plus belle

  • par le flux continu de ce Fiat qui reproduisait en elle des images
  • parfaitement semblables à Celui qui l’avait créée.

Par la vertu de la Volonté Divine qui agissait en elle, on peut dire que ce que Dieu est par nature, elle l’est devenue par grâce.

Notre Volonté peut tout faire et tout atteindre quand l’âme

  • nous donne la liberté d’agir et
  • n’interrompt pas notre travail par sa volonté personnelle. »