J’étais pétrifiée de douleur à cause de la privation de mon doux Jésus.
Il me semblait même que ses apparitions, éclairs ou semblables à des ombres, allaient en diminuant, manifestations
- qui étaient mon seul support dans mon tourment et
- qui, comme de petites gouttes de rosée, soutenaient la pauvre petite plante de mon âme desséchée par son absence, Lui donnant un filon de vie qui l’empêchait de mourir.
J’étais cependant résignée à sa Volonté J’essayais de mon mieux de continuer mes actes intérieurs, comme au temps où je m’envolais en sa compagnie dans sa Très Sainte Volonté.
Mais, oh ! comme je le faisais difficilement, sans arriver à rejoindre tout le monde pour présenter des offrandes à mon Dieu au nom de tous.
Je lui disais : « Mon Jésus, dans ta Volonté, j’unis mes pensées aux Tiennes Comme tes Pensées circulent dans toutes les intelligences créées, je veux que chaque pensée des créatures tire de tes Pensées,
- l’Amour se trouvant dans ton intelligence, de manière à placer chaque pensée des créatures dans l’envol de l’Amour.
Que cet envol
- atteigne le Ciel jusqu’au trône de la Majesté Suprême .
- se mêlant à l’Amour éternel, fasse descendre l’Amour de la Très Sainte Trinité sur la terre, sur toutes les créatures. »
Pendant que je faisais cette prière et d’autres semblables, mon adorable Jésus bougea en moi et Il me dit en soupirant :
Ma fille, tu ne peux être sans Moi. Et, encore moins, puis-Je être sans toi.
Tout ce que tu ressens dans ton cœur, c’est Moi. Tes ardents désirs, tes soupirs,
- le martyre que tu vis à cause de la privation de Moi, tout cela c’est Moi.
Ce sont mes Battements de Cœur
- qui se réverbèrent en toi,
- qui te font partager ma Souffrance et
- qui me font disparaître à tes yeux. Cependant, lorsque mon Amour n’en peut plus, surpassant ma Justice, Il me force à me manifester de nouveau à toi. » En disant cela, Il se fit voir. Oh ! comme je me suis sentie renaître !
Il ajouta : « Ma fille, tu M’as donné une demeure sur terre en dedans de toi. En même temps, Je te garde dans le Ciel, dans mon Cœur. La Divinité fait ses délices avec la petite fille de la Volonté Suprême, l’ayant avec Elle au Ciel.
Comme Nous avons notre petite fille au Ciel et sur la terre, il ne nous est plus nécessaire de détruire la terre
- comme la Justice le voudrait et
- comme les créatures le méritent.
Tout au plus,
- des villes disparaîtront,
- la terre s’ouvrira en plusieurs endroits en faisant disparaître des places et des personnes,
- des guerres décimeront les créatures.
Mais, par égard pour notre petite fille,
- à qui nous avons donné la mission de faire vivre notre Volonté sur la terre, nous ne détruirons pas cette terre.
Arme-toi donc de courage et ne désespère pas trop pendant mon Absence. Sache que Je ne peux pas être très longtemps avant de te revenir.
Et toi, ne cesse jamais de M’aimer,
- d’abord pour toi-même et
- aussi pour tous nos chers frères.
En fait, veux-tu savoir pourquoi Adam a péché ? C’est parce qu’il a oublié que Je l’aimais et qu’il a oublié de M’aimer.
Ce fut là la cause première de sa chute. S’il avait pensé que je l’aimais beaucoup et qu’il avait le devoir de M’aimer, il n’aurait jamais décidé de Me désobéir.
L’amour a cessé en premier, puis le péché est venu. Comme Adam a cessé d’aimer son Dieu, l’amour vrai envers lui-même a aussi cessé.
Ses membres et ses puissances se rebellèrent contre lui. Il perdit sa domination, l’ordre disparut et il prit peur.
L’Amour vrai envers les autres créatures cessa aussi.
Alors que Je l’avais pourtant créé avec le même Amour
- que celui qui règne entre les Personnes divines,
- l’Amour par lequel l’un est l’image de l’autre, son Bonheur, sa Joie et sa Vie.
C’est pourquoi, quand Je suis venu sur la terre, la chose sur laquelle J’ai placé le plus d’importance était
- qu’ils s’aiment les uns les autres
- comme ils étaient aimés de Moi, de manière à laisser l’amour de la Très Sainte Trinité planer sur la terre.
Dans toutes tes souffrances et privations,
- n’oublie jamais que Je t’aime beaucoup,
- de manière à ne jamais oublier de M’aimer.
De plus, en tant que fille de notre Volonté, tu as la tâche de M’aimer pour tous. Ainsi, tu demeureras dans l’ordre et n’auras peur de rien. »