Je ressentais des craintes
- que ce n’était peut-être pas mon adorable Jésus qui me parlait en me manifestant tant de sublimes Vérités, spécialement sur la Volonté Divine ,
- mais que c’était plutôt le démon qui cherchait à me tromper en m’amenant très haut pour ensuite me précipiter dans l’abîme.
Je disais : « Mon Jésus, libère-moi des mains de l’Ennemi Je ne veux rien savoir d’autre que de sauver mon âme. »
Bougeant en moi, Jésus béni me dit : « Ma fille, pourquoi as-tu peur ? Ne sais-tu pas que la chose que l’infernal serpent connaît le moins à mon sujet, c’est ma Volonté ? En fait, il n’a pas voulu l’accomplir et, de ce fait, il ne l’a ni connue ni aimée.
Encore moins, pénétra-t-il ses secrets pour en connaître tous les effets et la valeur. Et comme il ne la connaît pas, comment peut-il en parler ? Ce qu’il abhorre le plus est que la créature fasse ma Volonté.
Peu lui importe que l’âme
- prie,
- aille à confesse,
- reçoive la communion,
- fasse pénitence ou fasse des miracles.
Par sa rébellion contre ma Volonté, l’enfer fut créé en lui, d’où son état malheureux et la rage qui le consume.
Ainsi, ma Volonté est pour lui l’enfer
Et, chaque fois qu’il voit une âme
- soumise à ma Volonté,
- en connaître les qualités, la valeur et la sainteté, il sent son enfer redoubler. Car il voit le paradis, le bonheur et la paix qu’il a perdus se créer dans cette âme.
Plus ma Volonté est connue, plus il devient tourmenté et furieux. Aussi, comment peut-il te parler de ma Volonté, Elle qui forme son enfer ? S’il te parle d’Elle, ses mots veulent former l’enfer en toi. Car il ne connaît ma Volonté que pour La détester et non pour l’aimer.
Ce qui est détesté ne peut apporter ni le Bonheur, ni la Paix. Sa parole étant dépourvue de grâces, comment pourrait-il communiquer la grâce de faire ma Volonté ?»