Je me sentais mourir parce que j’étais séparée de mon doux Jésus. S’il venait, c’était le temps d’un éclair. Comme je fus incapable d’endurer cela plus longtemps, Jésus s’avança à l’intérieur de moi plein de compassion.

Dès que je le vis, je lui ai dit : « Mon Amour, quelle souffrance ! Sans toi, je me sens mourir, mais d’une mort dont je ne meurs pas véritablement, ce qui est plus pénible que la mort elle-même. Je ne sais comment la bonté de ton Cœur peut supporter que je demeure ainsi seule et dans cet état de mort continuelle à cause de toi. »

Il me dit : « Ma fille, ne perds pas courage ! Tu n’es pas seule à souffrir cette peine,

  • parce que Je l’ai éprouvée avant toi,
  • ainsi que ma chère Mère. Oh ! ma peine était pire que la tienne !

Que de fois mon Humanité gémissante se sentit seule

  • comme si ma Divinité l’avait abandonnée, même si Elle Lui était inséparable !

La raison de cela était de créer en mon Humanité une place

  • pour l’expiation et
  • pour la souffrance, ce qui n’était pas possible pour ma Divinité.

Oh ! comme J’ai senti âprement cette désolation ! Néanmoins, cela était nécessaire.

Tu dois savoir que lorsque ma Divinité lança l’œuvre de la Création, Elle lança aussi

  • toute la gloire,
  • les bienfaits et
  • le bonheur que chaque créature devait posséder, non seulement en cette vie mais dans la patrie céleste.

La part prévue pour les âmes perdues resta en suspens puisqu’il n’y aurait personne à qui la donner.

Parce que J’avais à tout compléter et tout absorber en Moi, J’ai souffert la désolation que les damnés eux-mêmes éprouvent en enfer.

Oh ! comme cette souffrance m’a été pénible ! C’était une mort impitoyable. Cependant, tout cela était nécessaire.

Puisque Je devais absorber en Moi tout ce qui est sorti de nous lors de la Création (la gloire, les bienfaits, le bonheur, … ) pour ensuite en disposer à l’avantage de ceux qui en bénéficieraient,

il me fallait absorber

  • toutes les souffrances et
  • même la privation de ma Divinité.

Tous les avantages de la Création ont été absorbés en Moi. Et Je suis la Tête d’où proviennent tous les bienfaits qui descendent sur toutes les générations,

Maintenant Je cherche des âmes qui me ressemblent

  • par leurs souffrances et
  • par leurs œuvres pour les faire participer
  • à la grande gloire et
  • au bonheur que porte mon Humanité.

Puisque ce ne sont pas toutes les âmes

  • qui veulent profiter de cela et
  • qui sont vidées d’elles-mêmes et des choses de la terre, J’en cherche
  • avec lesquelles Je puisse devenir intimes et
  • chez lesquelles Je puisse créer la souffrance d’être privées de ma Présence.

L’âme qui souffrira cette désolation en viendra à acquérir la gloire

  • que comporte mon Humanité et
  • que rejettent les autres.

Si Je n’avais pas été presque toujours avec toi, tu ne m’aurais ni connu ni aimé Et, par la suite, tu n’aurais pas pu expérimenter la peine de cette désolation. Puisque cela t’aurait été impossible. Il t’aurait manqué les fondements pour cette souffrance.

Oh ! combien d’âmes sont séparées de Moi et même mortes ! Ces âmes sont tristes si elles sont privées d’un petit plaisir ou de quel qu’autre velléité.

Toutefois, pour ce qui est de la privation de Moi,

  • elles n’en ressentent pas un soupçon de regret et
  • elles n’y accordent pas même une pensée.

Par conséquent, ta souffrance devrait te consoler parce qu’elle est un signe certain

  • que Je suis venu à toi,
  • que tu me connais et
  • que ton Jésus veut t’accorder la gloire, les bienfaits et le bonheur que les autres rejettent. »