Je m’abandonnais complètement à la très sainte Volonté de mon doux Jésus. Ressentant un grand brisement de cœur à cause de son absence, je pensai en moi-même : « Pour quelle raison m’a -t-Il tant parlé de son éternelle Volonté si, maintenant, Il m’abandonne ? En effet, ses paroles ont percé mon cœur et l’ont mis en lambeaux.
Quoique je suis résignée et que j’ai embrassé ces vives blessures ainsi que la main qui m’a transpercée, j’ai la sensation très nette que tout est terminé pour moi. » Pendant que j’entretenais ces pensées, mon doux Jésus bougea en moi.
Mettant ses bras autour de mon cou, Il me dit : « Ma fille, ma fille, ne crains pas. Rien n’est fini entre toi et Moi. Ton Jésus est toujours “ton Jésus”.
Ce qui attache l’âme le plus fortement à Moi, c’est la perte de sa volonté dans la mienne.
Comment pourrais-Je t’abandonner ? En te parlant tant de ma Volonté, J’ai établi beaucoup de liens indissolubles entre toi et moi.
Mon éternelle Volonté attache ta petite volonté à la mienne à chaque mot que Je t’adresse.
Tu devrais savoir que, en créant l’homme, c’était notre intention
- qu’il vive dans notre Volonté et
- qu’il prenne ainsi ce qui est à nous et vive de nos moyens, changeant en autant d’actes divins les actes humains qu’il accomplirait.
Mais l’homme a voulu vivre dans sa propre volonté, par ses propres moyens et, dès lors, il s’est exilé lui-même de sa véritable patrie et de tous les bienfaits qu’elle comporte.
Ainsi, mes immenses bienfaits sont restés sans héritiers, personne ne s’en étant prévalu.
En conséquence, mon Humanité a pris la place de l’homme et a assumé tous ces bienfaits en vivant chaque instant dans l’éternelle Volonté.
À sa naissance, pendant sa croissance, lors de ses travaux et à sa mort, mon Humanité est toujours demeurée rattachée aux éternels baisers de la Volonté suprême. Ainsi, Il a pris possession de tous les bienfaits que l’homme ingrat avait refusés.
Ma fille, mon infinie Sagesse t’a abondamment parlé de ma Volonté,
- pas seulement pour t’informer,
- mais aussi pour te faire vivre en elle et
- pour te faire prendre possession de ses bienfaits.
Mon Humanité a tout accompli et pris possession de tout, pas seulement pour elle mais aussi pour tous ses frères.
J’ai attendu bien des siècles, de nombreuses générations ont passé, et J’attendrai encore, mais l’homme doit revenir vers Moi sur les ailes de ma Volonté d’où il provient.
Sois la première arrivée !
Mes paroles t’incitent
- à prendre possession de ces choses et
- à former des chaînes qui te lient indissolublement à ma Volonté. »