J’étais très troublée à l’idée que mon état pouvait être une grande illusion. Cette pensée me dérangeait profondément et me donnait l’impression d’être pire que les personnes les plus perverses et même que les damnés.

Une âme plus perverse que la mienne n’avait jamais existé !

Ce qui me peinait le plus, c’était que j’étais incapable de me sortir de cette situation chimérique, même si je confessais mon péché et que j’aurais donné ma vie pour cela.

J’invoquais ardemment la bonté et la miséricorde infinies de Jésus à cet effet, moi étant l’âme la plus mauvaise de toutes. Après que la tempête se fut apaisée, mon cher Jésus m’apparut et je lui dis :

« Mon bien-aimé Jésus, quelles mauvaises pensées que celles-là ! Oh ! ne me permets pas d’être aussi perverse ! Laisse-moi plutôt mourir que de permettre que je t’offense par le plus vilain des vices, la tromperie.

Cela me terrorise, m’écrase, m’annihile,

  • m’arrache de tes bras très doux et
  • me place sous les pieds de tous, même des damnés.

Mon Jésus, Tu me dis que Tu m’aimes beaucoup. Et, pourtant, Tu permets que mon âme soit arrachée de Toi. Comment ton Coeur peut-il résister à ma peine ? »

Il me répondit : « Ma fille, courage, ne désespère pas. Celui qui doit monter plus haut que tous doit descendre plus bas que tous.

Il est dit de ma Mère, la Reine de tous, qu’elle était la plus humble de tous.

Avec la connaissance qu’elle avait de Dieu son Créateur et dont elle était une créature, elle était humble à tel point que,

  • dans la mesure de son humilité, nous l’avons élevée plus haut que toute autre créature.

Il doit en être ainsi pour toi :

  • pour élever la petite fille de ma Volonté au-dessus de tous
  • et pour lui donner la première place dans ma Volonté, Je dois l’humilier profondément, plus bas que tous.

Plus elle sera humble, plus elle pourra être élevée et prendre sa place dans la Divine Volonté.

Oh ! comme cela me réjouit quand Je vois une créature,

  • qui doit être exaltée au-dessus de toutes,
  • être plus basse que toutes !

Je cours, Je vole vers toi

  • pour te prendre dans mes bras et
  • pour élargir tes frontières dans ma Volonté.

Aussi, Je dispose tout à ton avantage pour l’accomplissement de mes espoirs les plus chers pour toi.

Toutefois, Je ne veux pas que nous perdions notre temps à penser à cela. Quand Je te prends dans mes bras, mets tout de côté et suis ma Volonté. »