Je me sentais profondément angoissée à cause de l’absence de mon doux Jésus.

Ma souffrance était si grande que je commençai à tenir des propos ridicules,

  • jusqu’à dire que Jésus ne m’aimait pas et que je l’aimais plus qu’il ne m’aimait, quoiqu’il est certain que mon amour est infime, à peine une ombre, une petite goutte, une monnaie sans valeur.

Mais aussi insignifiant et limité que soit mon amour, il convient que je L’aime. Combien de telles pensées ridicules me sont venues !

C’était son absence qui causait ma fièvre, me rendait délirante et me portait à parler ainsi. Après que je l’eus attendu longtemps, Il vint et Il me dit :

« Ma fille, Je veux voir s’il est vrai que tu m’aimes plus que Je t’aime. » Pendant qu’Il disait cela, sa Personne se multiplia de telle façon que Je l’ai vu

  • à ma droite, à ma gauche et dans mon cœur. Il n’y avait aucune partie de moi ou aucun endroit où je ne le voyais pas. Et toutes ces répliques de Jésus répétaient ensemble : « Je t’aime, Je t’aime. »

Mais cela n’était rien : toute la création répétait à l’unisson : « Je t’aime !» Le Ciel et la terre, les passants et les âmes bienheureuses, tous formaient un choeur qui répétait : « Je t’aime avec l’amour que Jésus a pour toi. »

Je restai confuse devant la manifestation de tant d’Amour.

Puis Jésus ajouta : « Allons voir ! Dis-Moi, répète-Moi que tu m’aimes plus que Moi Je t’aime. Multiplie-toi toi-même pour m’offrir autant d’amour que Je te donne. »

Je répondis : « Mon Jésus, pardonne-moi, je ne sais pas comment me multiplier vu que je ne possède pas ton pouvoir créateur.Je n’ai rien en mon pouvoir. Comment puis-je te donner autant d’amour que toi tu m’en accordes ?

Je sais aussi que mon amour n’est rien du tout comparé au tien. Mais la peine de ton absence me fait délirer et dire des folies. Ne me laisse plus jamais seule si tu ne veux pas que je tienne des propos aussi absurdes. »

Jésus ajouta : « Ah ! ma fille, tu ne sais pas dans quel dilemme Je me trouve :

  • mon Amour me plonge dans l’angoisse pour que Je vienne à toi,
  • mais ma Justice m’interdit presque de venir parce que l’homme est sur le point de toucher le comble de la malice et ne mérite pas la Miséricorde qui coule sur lui quand Je viens. Et Je t’ai, toi, pour partager les souffrances qu’il m’inflige.

Sache que ceux qui gouvernent les nations

  • s’allient pour détruire les peuples et planifient la disgrâce de mon Église.

Pour réussir leurs projets, ils sollicitent l’aide de puissances étrangères. Le monde traverse une période terrible ! Prie, et sois patiente. »