Alors que je me trouvais dans mon état habituel, mon cher Jésus se fit voir presque nu et tremblant de froid. Il me dit : « Ma fille, couvre- Moi et réchauffe-Moi, car J’ai froid.

Regarde comment les créatures, à cause du péché, se sont départies de tous leurs biens. J’aurais voulu les vêtir splendidement,

  • tissant leurs vêtements avec l’étoffe de mes Souffrances,
  • les colorant avec mon Sang et
  • les décorant de mes Blessures.

Comme elle est grande ma douleur de voir qu’elles rejettent ce vêtement si beau ! Elles se contentent de vivre nues. Je me sens nu parmi elles. Devant leur indifférence, J’ai besoin que tu m’habilles. »

Je lui dis : « Comment puis-je t’habiller ? Je ne dispose pas de vêtements !»

Il répondit : « Oui, tu es capable. Tu as ma Volonté entière à ta disposition. Absorbe-La en toi et laisse-la sortir de toi. Et tu me feras le plus beau vêtement, totalement divin ct céleste.

Oh ! comme Je serai au chaud ! Et Je t’habillerai avec le vêtement de ma Volonté de telle sorte que nous serons habillés de la même manière. Si tu m’habilles, il est juste que Je t’habille pour te retourner ce que tu auras fait pour Moi. Tout le mal chez l’homme vient de ce qu’il a perdu la semence de ma Volonté.

En conséquence, il n’accomplit rien d’autre que de se couvrir des plus grands crimes, lesquels le dégradent et l’obligent à fonctionner comme un dément. Quelle autre folie lui reste-t-il à commettre ? Ses souffrances sont justes. Et cela vient de ce que les créatures prennent leur ego comme Dieu. »