J’étais dans mon état habituel et me sentais accablée parce que le bon Jésus permettait que je vive ses souffrances en présence de mon confesseur. Je me plaignis à Jésus et lui dis : « Mon amour, je te supplie de ne pas permettre que je souffre en présence de qui que ce soit. Fais en sorte que Tu sois le seul à connaître ce qui se passe entre toi et Moi, en particulier pour ce qui est de mes souffrances.

Ah ! Jésus, rends-moi heureuse ; donne-moi ta promesse que tu ne le feras plus. Tu peux même me faire souffrir doublement. Je serais contente si tout demeurait caché entre toi et moi. »

Jésus me dit : « Ma fille, ne sois pas triste. Quand c’est ma Volonté qui le veut, tu devrais concéder.

De plus, ce n’est là rien d’autre qu’une facette de ma propre Vie. Ma vie cachée, mes souffrances intérieures et tout ce que J’ai fait a toujours eu au moins un ou deux témoins. Cela était raisonnable et nécessaire pour que soit atteinte la finalité de ma souffrance.

Le premier spectateur était mon Père céleste, auquel rien n’échappe et qui était celui-là même qui m’infligeait mes souffrances. Il était à la fois acteur et spectateur.

Si mon Père n’avait rien vu ni connu, comment aurais-Je pu lui rendre satisfaction et gloire ? Et comment aurais-Je pu Je disposer à avoir pitié de l’humanité sans qu’Il me voit souffrir ? L’objectif de mes souffrances n’aurait pas été atteint.

Ma Mère aussi fut spectatrice de toutes mes Souffrances intérieures. Et cela aussi était nécessaire. En effet, vu que J’étais venu du Ciel sur la terre afin de souffrir,

  • pas pour Moi, mais pour l’humanité, il devait y avoir au moins une créature qui m’appuie dans mes souffrances.

Ces souffrances incitaient ma Mère à remercier, louanger, aimer et bénir.

Elles la remplissaient d’admiration devant l’excès de ma Bonté. Cela s’est produit à un degré tel que, émue et transportée à la vue de mes peines, elle a supplié de pouvoir partager mes souffrances pour ainsi m’imiter parfaitement.

Si ma Mère n’avait rien vu,

  • elle n’aurait pas été ma première imitatrice et
  • Je n’aurais pas reçu ses remerciements et ses louanges.

Si personne n’avait connu mes souffrances, Je n’aurais pas obtenu d’appui dès le début. En conséquence, le grand bien que la créature a reçu de cela aurait été perdu. Ne vois-tu pas maintenant comment il était nécessaire qu’au moins une créature soit complètement consciente de mes souffrances ?

S’il en fut ainsi pour Moi, Je veux que ce soit la même chose pour toi.

De plus, je veux ton confesseur auprès de Moi en tant que

  • spectateur et dépositaire des souffrances que Je te donne. En l’ayant tout près, Je peux stimuler davantage sa foi et lui infuser la Lumière et l’Amour pour qu’il comprenne les Vérités que Je te manifeste. »

En entendant cela, j’étais plus accablée que jamais : alors que j’espérais la Miséricorde, je recevais la Justice et un Jésus sans compromis. ô Dieu ! quelle souffrance !

Me voyant si affligée, Jésus ajouta : Ma fille, est-ce de cette façon que tu m’aimes ? Les temps sont si tristes. Le mal qui viendra fera trembler les gens. Et puisque tu ne peux pas empêcher le cours de ma Justice, toi et Moi nous pourrons agir ensemble, et toi tu me demanderas de te faire souffrir.

Par conséquent, sois résignée et patiente. Ton Jésus le veut ainsi, et cela suffit. »