Alors que j’étais dans mon état habituel, mon doux Jésus

  • me transporta en dehors de mon corps et
  • me montra une foule de gens qui pleuraient, sans domicile et dans une grande désolation.

Leurs villes, petites et grandes, étaient détruites et leurs rues désertes. On ne pouvait voir que des décombres. Pas un seul endroit n’avait été épargné par le fléau. Mon Dieu ! Quelle peine de voir de telles choses ! Je regardai mon doux Jésus, mais son regard était détourné de moi. Il pleurait amèrement. D’une voix sanglotante, Il me dit :

« Ma fille, l’homme est devenu si accaparé par la terre qu’il en a oublié le Ciel. C’est justice

  • que la terre lui soit enlevée et
  • qu’il erre incapable de trouver un refuge afin qu’il se souvienne que le Ciel existe.

Dans le souci excessif de son corps, l’homme a oublié son âme. Tout est pour le corps : les plaisirs, le confort, les extravagances, le luxe, etc. Son âme, dépourvue de tout, crie famine.

Chez plusieurs, elle est morte. Mais, oh ! Comme l’homme est endurci ! Sa dureté m’incite à le frapper davantage en espérant que les châtiments l’amadoueront. »

Mon coeur était torturé. Jésus poursuivit : « Tu souffres beaucoup de voir

  • la terre en train de se rebeller,
  • l’eau et le feu sortant de leurs limites, se tournant contre l’homme.

Retournons à ton lit et prions ensemble pour la destinée de l’homme.

Dans ma Volonté, ton coeur battra sur toute la surface de la terre. Il battra pour tout et me dira inlassablement : « Amour !»

Alors, quand les châtiments tomberont sur les créatures, tes battements de coeur s’interposeront pour qu’ils soient diminués. Et quand ils toucheront les créatures, ils apporteront avec eux le baume guérissant de mon Amour et du tien. »

Je restais très affligée. Tout particulièrement parce que, en se retirant, mon doux Jésus se cacha dans mon intérieur si profondément que je pouvais à peine sentir sa Présence. Quel tourment ! Aussi, la pensée des châtiments me terrorisait. La privation de sa Présence me donnait une peine mortelle.

Dans cet état, j’essayai de fusionner avec la sainte Volonté de mon Dieu et je lui dis :

« Mon Amour, dans ta Volonté, ce qui est à toi est à Mmoi. Le soleil est à moi, toutes les choses créées sont miennes. Je te les donne.

Que chaque parcelle de lumière et de chaleur du soleil te dise que « -je t’aime, -je t’adore, -je te bénis, -je te prie » pour tous.

Les étoiles m’appartiennent et, dans chacun de leurs scintillements, je scelle mon

« je t’aime » infini et immense pour tous.

Les plantes, les fleurs, l’eau, le feu, l’air sont à moi Je te les donne pour qu’ils puissent te dire au nom de tous : « je t’aime » du même amour éternel avec lequel tu nous as créés !»

Oh ! Si j’essayais d’exprimer tout mon amour pour toi, ce serait beaucoup trop long !»

Par la suite, s’avançant en moi, Jésus me dit :

Ma fille, comme ils sont beaux les actes et les prières réalisés dans ma Volonté ! Combien la créature

  • est alors transformée en son Créateur et
  • lui donne un retour pour tout ce qu’Il a fait pour les hommes !

J’ai tout créé pour l’homme et Je lui ai tout offert. La créature qui vit dans ma Volonté s’élève vers son Créateur. Elle le trouve dans l’acte de créer toutes les choses comme autant de cadeaux à l’humanité.

Elle est vaincue par la multiplicité de tant de cadeaux. Elle ne possède pas en elle-même le pouvoir de créer toutes ces choses qu’elle a reçues. Ainsi elle les offre à Dieu dans un acte de réciprocité d’Amour.

« Je t’ai donné le soleil, les étoiles, les fleurs, l’eau et le feu pour t’exprimer mon amour. » Reconnaissant cela, tu les acceptes.

Mettant mon Amour en action, tu Me les retournes en réciprocité.

Le soleil, qui t’appartient, tu me le redonnes en réciprocité. Les étoiles, les fleurs, l’eau, Je te les ai données et tu me les redonnes en réciprocité. Ainsi, la musique de mon amour résonne de nouveau dans toutes les choses créées.

D’une voix unanime, elles me redonnent l’Amour que J’ai versé dans la création. Dans ma Volonté, l’âme s’élève au niveau de son Créateur. Elle donne et reçoit à travers la Divine Volonté.

Oh ! Quelle compétition prend ainsi place entre le Créateur et la créature !

Si tous pouvaient voir cela, ils seraient stupéfaits de constater comment, en vertu du Pouvoir de ma Volonté, l’âme devient un petit dieu. »