Me trouvant dans mon état habituel, je réfléchissais sur la souffrance qu’a éprouvée mon cher Jésus au Jardin de Gethsémani quand toutes nos fautes sont apparues devant lui. Grandement affligé, Jésus me dit dans mon intérieur :

« Ma fille, ma peine était immense et incompréhensible pour un esprit créé.

Elle était particulièrement intense quand j’ai vu l’intelligence humaine toute déformée.

Ma belle image, que J’avais reproduite dans l’esprit créé, était devenue horrible. Nous avions donné à l’homme une volonté, une intelligence et une mémoire. La gloire de mon Père céleste s’irradiait à partir de la volonté humaine. Il l’avait revêtue de son pouvoir, de sa sainteté et de sa noblesse.

Il avait laissé des avenues ouvertes entre lui-même et la volonté humaine afin que cette dernière puisse s’enrichir à même les trésors de la Divinité. Entre la volonté humaine et la Divine Volonté, il n’y avait aucun départage entre « mes choses » et « tes choses ». Tout était gardé en commun dans un accord mutuel.

La volonté humaine était à l’image de la nôtre,

  • semblable à notre Essence,
  • un reflet de Nous-mêmes. Ainsi, notre Vie était destinée à être la vie de l’homme.

Mon Père lui avait donné une volonté libre et indépendante, à l’instar de la Sienne. Comme cette volonté humaine a été défigurée,

  • ayant échangé sa liberté contre l’esclavage des passions les plus viles ! Ah ! C’est cette volonté dénaturée qui est la cause de toutes les misères humaines actuelles !

Elle n’est plus reconnaissable ! Comme elle est loin de sa noblesse initiale ! Elle donne la nausée !

Plus tard, Moi, le Fils de Dieu, J’ai contribué à doter l’homme d’une intelligence, à laquelle J’ai communiqué ma Sagesse et la Science de toutes les choses, de telle manière qu’en connaissant ces choses l’homme puisse les apprécier et en bénéficier pleinement.

Mais, malheureusement, l’intelligence de l’homme est devenue remplie de vices abominables ! Il a utilisé ses connaissances pour renier son Créateur !

Ensuite, le Saint-Esprit a participé en donnant à l’homme une mémoire, de telle sorte que,

  • en se souvenant des nombreux bénéfices reçus dans sa relation intime avec son Créateur, -il soit pénétré de courants continus dAmour.

L’Amour était destiné à couronner cette mémoire, à la pénétrer. Mais quelle tristesse pour l’éternel amour ! Cette mémoire sert à se souvenir des plaisirs, des richesses et même des péchés !

« Ainsi, la Très Sainte Trinité a été expulsée des bienfaits mêmes qu’elle a accordés aux créatures ! Ma peine en voyant ainsi déformées ces trois capacités données à l’homme est indescriptible. Nous avions établi notre trône en l’homme et lui, il nous a expulsés. »